Position sur l’évolution souhaitable des Garanties d’origine

Position sur l’évolution souhaitable des Garanties d’origine

Position sur l’évolution souhaitable des Garanties d’origine

Nous nous trouvons actuellement dans la phase de consultation publique concernant la norme du GHG protocol relative à la traçabilité de l’électricité, plus précisément la norme dite « Scope 2 ». Celle-ci sera harmonisée avec les normes de l’ISO, qui a déjà retenu le GHG Protocol comme référence. Il est donc prévu qu’une norme commune au GHG Protocol et à l’ISO soit élaborée.

Cette consultation est l’occasion de dresser un état des lieux du marché des Garanties d’Origine(GO), de leur vocation et de ce qui serait souhaitable à court terme. Les thèmes abordés sont pertinents pour le débat sur une norme internationale, mais ils concernent également les réglementations européennes. C’est dans ce cadre que nous avons rédigé une position de QuiEstVert sur l’évolution souhaitable des mécanismes des Certificats d’Attributs Énergétiques(EAC).

Au sommaire du rapport :

👇 Découvrir l’article complet : Position de QuiEstVert sur l’évolution souhaitable des mécanismes des Certificats d’Attributs Énergétiques (EAC)👇

 

Remarque contextuelle : Dans cet article, deux termes proches sont utilisés de manière interchangeable. Les Energy Attribute Certificates (EACs) sont des instruments contractuels fournissant des informations sur une unité d’énergie, notamment son origine et les émissions liées à sa production et à son utilisation. Ce terme générique englobe les Garanties d’Origine (GOs), les Renewable Energy Certificates (RECs), les International RECs (I‑RECs), entre autres. Étant donné que l’article s’appuie largement sur le marché européen, la référence porte le plus souvent sur les Garanties d’Origine (GOs), équivalentes aux EACs mais spécifiques à l’Union européenne.

Remarques préliminaires sur la réalité physique, les marchés de l’électricité et la comptabilité carbone 

Nous commençons par quelques remarques préliminaires, essentielles pour éclairer les fondements de notre raisonnement :

  • Il n’existe pas de marché physique de l’électricité, mais des conventions fondées sur le principe de mass balance
  • Les calculs d’émission de carbone actuels (location based et market based) sont des abstractions de la réalité physique, chacun présentant ses limites et ses utilités.

 

Dans un deuxième temps, nous montrons comment la Garantie d’Origine (GO) constitue un mécanisme clé, permettant aux acteurs économiques de s’engager volontairement dans la transition énergétique.

  •  Les EACs permettent un financement volontaire de la production d’électricité renouvelable, en complément des subventions publiques.

  • Ils favorisent les investissements via des contrats d’achat d’électricité (PPAs) et améliorent l’acceptabilité sociale de la transition énergétique.

Critiques et propositions pour l’évolution du mécanisme

Dans un troisième temps, nous développons des propositions de modifications visant à renforcer l’efficacité des Garanties d’origine ; L’objectif de cette partie est d’explorer des pistes d’amélioration :

1.  Matching annuel strict: Imposer une correspondance stricte entre la consommation et la production annuelle pour équilibrer le marché et générer des signaux de prix incitatifs.

2. Lien physique obligatoire : Exiger un lien physique entre le lieu d’utilisation des EAC et le lieu de production de l’électricité ayant permis leur émission. Ces mesures augmenteraient l’impact économique du mécanisme, mais aussi sa crédibilité, en renforçant la prise en compte de la réalité physique.

3. Objectifs clairs et suivi rigoureux : Définir des objectifs précis pour les EACs (réduction des émissions, stimulation des investissements) et évaluer leur impact par des organismes indépendants. Améliorer les règles ne suffit pas : elles doivent être appliquées systématiquement. Et surtout, il est compréhensible de dire que le mécanisme a eu un impact insuffisant. Néanmoins, cette critique a ses limites, car aucun objectif n’est clairement défini et personne n’en suit les progrès. 

  1. Une communication plus transparente dans les rapports carbone: Plutôt que d’opposer les méthodes location-based et market-based, nous proposons une approche en deux volets :
    • l’attribution de l’origine de l’électricité et de son facteur d’émission de CO₂ ;
    • L’évaluation des actions concrètes (approche conséquentielle) menées par chaque organisation pour décarboner le système énergétique qu’elle utilise.Cette communication équilibrée permet de remettre la réalité physique au cœur du débat, tout en évitant les pièges d’une opposition stérile.

Les EAC horaires : une fausse bonne idée

Enfin, nous expliquons la proposition de passage à des Garanties d’Origine horaires, — c’est-à-dire faire correspondre la consommation électrique moyenne sur une heure à la production électrique moyenne sur cette même heure —, une orientation actuellement privilégiée par un groupe de travail formé par le GHG Protocol. Notre objectif est de démontrer, à travers des éléments argumentatifs, que cette proposition constitue une fausse bonne idée.

Pour étayer cette conclusion, nous développons deux axes principaux :

D’une part, nous expliquons pourquoi les GO horaires sont inefficaces et inadaptées. Leur mise en œuvre soulève des problèmes structurels majeurs :

  • Incompatibilité avec les objectifs des EAC: L’objectif actuel des EAC n’est pas de contribuer à l’équilibrage du réseau : cette fonction est déjà assurée par le marché de l’électricité, structuré autour du concept de responsabilité d’équilibrage.

  • Incapacité à générer des signaux de prix horaires significatifs : Les GO horaires ne peuvent pas, par nature, générer des prix horaires significatifs. Cette proposition repose sur une erreur fondamentale d’architecture de marché, pour deux raisons :
    1. Diminution de la demande : Le passage à des GO horaires avec des cibles flexibles (X % au lieu de 100 %) entraîne une baisse de la demande globale pour ces certificats.
    2. Risque de cherry-picking : Les EAC horaires ouvrent la possibilité pour le consommateur d’éviter tout effort financier en arbitrant, c’est-à-dire en pratiquant le cherry-picking : renoncer à l’achat des EAC nécessaires pour couvrir le volume d’électricité consommé dès que la tâche devient coûteuse ou complexe.

  •  Conséquences négatives pour la transition énergétique :– Fragmentation du marché des EAC ; – Détournement des budgets initialement destinés aux investissements dans les énergies renouvelables – Ralentissement de la transition énergétique.

D’autre part, nous approfondissons cette critique en analysant les fondements académiques des EAC horaires.  Cette analyse révèle un corpus scientifique restreint et biaisé, marqué par :

  • un manque de diversité et d’indépendance dans les contributions ;
  • une influence prépondérante d’intérêts privés. Ces lacunes soulignent les risques majeurs d’une adoption prématurée de cette norme au niveau international, fondée sur des bases théoriques fragiles et partiales.

Transition énergétique : stop aux illusions, place aux solutions

Nous tenons à rappeler que la transition énergétique a besoin de solutions concrètes. Pour décarboner le réseau, il est essentiel de se concentrer sur ce qui fonctionne déjà : la responsabilité d’équilibrage, les quotas de CO₂ et les engagements long terme (PPA, EAC annuels).

La révision des normes ISO et du GHG Protocol constitue une opportunité majeure pour soutenir les engagements volontaires des entreprises et des consommateurs. Et en Europe, il est impératif que la règle du matching annuel strict soit imposée par la législation.

 La transition énergétique est une urgence : nous n’avons pas de temps à perdre en fausses innovations.

 

Contexte de cette position : Cette prise de position est le fruit des réflexions menées lors de notre événement sur la granularité des Garanties d’Origine, qui s’est tenu le 15 octobre 2025 à Paris. Vous pouvez retrouver l’intégralité des interventions ici.

Nous invitons également à consulter notre réponse à la consultation du GHG Protocol (Scope 2) ici, ouverte jusqu’au 31 janvier 2026. 

 

 

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Quelle est la consommation volontaire d’électricité verte en Europe en 2024 ?

Quelle est la consommation volontaire d’électricité verte en Europe en 2024 ?

Quelle est la consommation volontaire d’électricité verte en Europe en 2024 ?

Les chiffres de l’AIB de la consommation volontaire d’électricité verte de 2024 sont déjà publiés. Comme chaque année, c’est l’occasion pour nous de faire le point sur la consommation de l’électricité verte en France. En 2023, 17,43% de consommation d’électricité était d’origine renouvelable en France : alors où en sommes-nous pour l’année 2024 ? On vous dit tout dans cet article !

Quelle évolution de la consommation volontaire d’électricité verte en France ?

Petit rappel : la “consommation volontaire d’électricité verte” correspond à l’électricité d’origine renouvelable que les consommateurs choisissent volontairement de soutenir grâce aux garanties d’origine (GO). Ces certificats attestent qu’une quantité équivalente d’électricité verte a bien été produite et injectée dans le réseau.

Selon l’AIB, en 2024, la consommation d’électricité verte en France a connu un léger recul, passant de 17,43 % en 2023 à 17,23 % [1]. Bien que cette baisse soit minime, elle contraste avec la tendance générale à la hausse observée ces dernières années.

Cependant, ces chiffres appellent une nuance importante concernant la méthode de calcul utilisée en France. Contrairement à d’autres pays, la France n’impose pas de date limite stricte pour l’utilisation des GO. Tant qu’ils restent valides — c’est-à-dire dans les 12 mois suivant la production — ils peuvent être utilisés à tout moment. Cette flexibilité a une conséquence directe : avant la fin du mois de mai, EEX (la plateforme européenne d’échange d’énergie en charge de registre français des GO) transmet à l’AIB des informations encore incomplètes. Ces données servent ensuite à calculer le mix résiduel et le mix de consommation.

Cette particularité donne parfois l’impression que la consommation d’électricité verte stagne en France, alors qu’en réalité, le volume de GO utilisé en 2024 dépasse déjà celui de 2023, avec une augmentation de 4 TWh.

Pour remédier à cette distorsion et améliorer la transparence des données, une solution consisterait à fixer une date limite d’utilisation des GO, par exemple à la fin mars pour l’année précédente. Cela permettrait d’obtenir des chiffres plus précis et comparables avec ceux des autres pays européens.

Évolution du taux de consommation volontaire d’électricité verte en France

Source : AIB

Depuis 2015, la consommation volontaire d’électricité d’origine renouvelable en France affiche toutefois une progression continue. C’est la preuve que les énergies vertes séduisent de plus en plus de consommateurs. La crise énergétique récente a accéléré cette prise de conscience, tout comme la nécessité de réduire l’impact de la production d’électricité sur le climat. De plus en plus d’entreprises françaises choisissent désormais les énergies renouvelables afin de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.

Il est intéressant de faire un zoom sur la consommation d’électricité verte par type de technologie.

Répartition de la consommation volontaire d’électricité verte en France par technologie

Source : EEX

Si l’on observe la consommation volontaire d’électricité verte par type de technologie [2], on constate une domination nette de l’hydroélectricité, qui représente 54,4 % du mix. L’éolien arrive en deuxième position avec 31,7 %, suivi du solaire (11,1 %) et enfin du thermique renouvelable (2,8 %).

Cette répartition met en évidence la place centrale de l’hydroélectricité en France, reflet du potentiel historique du pays dans ce domaine. Toutefois, la montée en puissance du solaire et de l’éolien est encourageante et montre que le mix renouvelable tend progressivement à se diversifier.

  

Et le reste de l’Europe, ça donne quoi niveau consommation d’électricité verte ?

La France demeure en retard par rapport à ses voisins européens : la moyenne européenne a progressé de 31 % en 2023 à 32,6 % en 2024, accentuant l’écart.

La consommation volontaire d’électricité verte en Europe affiche une progression constante. La moyenne européenne atteint 32,6% en 2024, tandis que la moyenne des pays membres de l’AIB s’élève à 37 % (contre 35 % en 2023). Une hausse qui témoigne d’un engagement renforcé, même si les disparités entre pays restent marquées.

Source : AIB

 

Comme vu précédemment, la France se situe bien en dessous de la moyenne européenne et loin derrière des pays voisins comme l’Allemagne (DE), l’Espagne (ES), ou encore l’Italie (IT).

Le top 5 des meilleurs élèves reste inchangé par rapport à 2022 et 2023. On y retrouve l’Irlande (IE), la Suède (SE), l’Autriche (AT), le Luxembourg (LU), et la Suisse (CH). À noter que cette année, l’Irlande et la Suède sont en tête, avec respectivement, 94,6 % et 82.1 % de consommation volontaire d’électricité verte.

Attention : Il est important de noter que le taux de consommation volontaire d’électricité verte en Allemagne peut être considéré comme bien plus élevé. En effet, l’Etat allemand attribue automatiquement à tous les consommateurs, la part d’électricité verte subventionnée par l’EEG (Erneuerbare-Energien-Gesetz, la loi allemande sur les énergies renouvelables). En incluant cette part, le taux de consommation d’électricité verte allemand atteint 94,1%.

 

La consommation volontaire d’électricité verte : un enjeu fondamental pour la transition énergétique

Pourquoi suivre les évolutions de la consommation d’électricité verte ?

Tout simplement, car la demande croissante d’électricité issue de sources renouvelables permet d’accélérer les investissements dans de nouveaux moyens de production. Afin de répondre à la demande croissante d’électricité et se débarrasser petit à petit des énergies fossiles, il faut accroitre la part des énergies renouvelables dans notre mix énergétique.

Suivre la consommation volontaire d’électricité verte permet donc de mesurer l’engagement concret des consommateurs dans la transition énergétique. Aujourd’hui, on peut constater que la tendance est organiquement croissante, et ce, en suivant une courbe régulière. De bon augure pour un développement pérenne des énergies renouvelables en Europe. 

Et nous, quel rôle pouvons-nous jouer ?

La consommation volontaire d’électricité verte n’est pas qu’une statistique européenne : c’est aussi un levier d’action individuel et collectif. En choisissant une offre d’électricité verte adossée à des garanties d’origine, chaque consommateur – particulier comme entreprise – contribue directement à soutenir le développement des énergies renouvelables.

 

Photo de Nicholas Doherty sur Unsplash

 

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Baromètre 2024 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2024 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2024 de la consommation d’électricité verte en France

Cette année, Le baromètre fait peau neuve. Durant plusieurs années, nous avons recensé les entreprises françaises ayant entrepris de consommer de l’électricité de source renouvelable. À partir de cette année, nous nous focaliserons davantage sur les données macro-économiques afin de permettre une vue d’ensemble du marché des Garanties d’Origine, en Frnce et ean Europe, et d’en cerner les enjeux.

 

Au sommaire du baromètre 2024 :

👇 Découvrir le baromètre 2024 de la consommation d’électricité verte en France complet 👇

Couverture de l'édition 2024 du baromètre de l'association QuiEstVert

 

L’Europe : des réalisations majeures et un avenir incertain

Le marché volontaire des GO peut atteindre durablement 10€/MWh, validant ainsi le mécanisme de ce marché qui valorise les énergies renouvelables et stimule l’investissement à grande échelle. Cette tendance démontre que les acteurs assument leur engagement environnemental en traçant leur utilisation d’électricité vers des sources renouvelables.

La demande en GO a connu une forte augmentation au cours des 10 dernières années, particulièrement stimulée par l’Allemagne et le Benelux. Cette croissance soutenue témoigne de l’intérêt croissant des consommateurs et des entreprises pour l’électricité verte.

Évolution consommation d'électricité verte en france

Source : AIB market statistics

La France maintient sa position d’exportatrice nette de Garanties d’Origine. En 2023, 115 TWh de GO ont été émises, tandis que 75 TWh ont été utilisés, laissant une position exportatrice d’environ 30 TWh.

La consommation volontaire d’électricité verte en France a connu une progression notable, passant de 7,4 % en 2018 à 17,4 % en 2023. Cette évolution peut être attribuée à un engagement croissant des entreprises et des citoyens, ainsi qu’à une augmentation du nombre de fournisseurs d’électricité verte sur le marché français.

Graphique: Évolution du taux de consommation volontaire d'électricité en France

Source : Mix résiduels 2023 – AIB

 

Dans le baromètre, nous soulignons trois raisons démontrant l’effet positif des GO sur la transition énergétique du réseau électrique :

  • Soutien à l’investissement : Les GO permettent aux consommateurs de soutenir directement l’investissement dans les énergies renouvelables, améliorant la rentabilité des projets et limitant le besoin de soutiens publics
  • Financement de la transition : Les enchères de GO organisées par l’État français ont permis de récupérer 460 millions d’euros depuis leur introduction, augmentant ainsi la capacité d’investissement dans les énergies renouvelables
  • Transparence et responsabilisation : Les GO favorisent la transparence et la responsabilisation des consommateurs en permettant de tracer légalement l’électricité utilisée

La transition énergétique a besoin d’une règlementation plus élégante.

Le baromètre souligne également plusieurs pistes d’amélioration réglementaire pour renforcer l’impact des GO :

  • Aligner la méthode française de calcul du bilan carbone sur les standards internationaux (GHG protocol)
  • Faciliter la vente de GO par les producteurs bénéficiant de subventions pour encourager les PPA en France
  • Mettre en place la traçabilité intégrale à la consommation (full consumption disclosure)
  • Éviter le double comptage entre autoconsommation et utilisation de GO
  • Intégrer pleinement la GO biogaz dans le mécanisme de traçabilité

Ces évolutions permettraient à la France de mieux valoriser son énergie et de contribuer plus efficacement à la transition énergétique du réseau électrique européen. Le baromètre de QuiEstVert met ainsi en évidence le potentiel considérable des Garanties d’Origine comme outil stratégique dans la course à la transition énergétique, appelant à une réglementation plus adaptée pour en maximiser les bénéfices.

 

 

Photo de Kévin JINER

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Baromètre 2023 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2023 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2023 de la consommation d’électricité verte en France

Cette année, comme les précédentes, nous avons fait le point sur la consommation volontaire d’électricité d’origine renouvelable en France et en Europe. Dans ce baromètre sur la consommation d’électricité verte, nous avons méticuleusement recensé et analysé plus de 1000 rapports d’entreprises et de collectivités publiques afin d’avoir une vue d’ensemble sur la consommation d’électricité en France, et des engagements de ces entités dans la transition énergétique.

Au sommaire du baromètre 2023: 

 

👇 Découvrir le baromètre 2023 de la consommation d’électricité verte en France complet 👇

Couverture du baromètre 2023 de quiestvert

 

 

 

La garantie d’origine, un outil au service de la transition énergétique

 

En France, une question récurrente se pose lorsqu’on parle d’électricité verte : Pourquoi consommer des énergies renouvelables dans un pays à grande majorité alimenté par des énergies bas-carbone ? Ce qu’il faut se rappeler, c’est que l’électricité à elle-même représente 29 % des émissions de CO2 en Europe, et que cette dernière est encore produite à 39 % par des énergies fossiles. De plus, la France, comme tous les pays européens, est fortement interconnectée à ses voisins et dépend donc d’eux pour équilibrer son réseau. Cette année, la France a d’ailleurs été nette importatrice avec 26,84 TWh en 2022. Alors bien que la France produit quasi uniquement des énergies bas-carbone, notre consommation quant à elle se distingue au niveau européen.

 
Schéma mix européen électrique 2022
Source : EMBER
 

L’électricité est impossible à tracer physiquement, ainsi pour créer un marché, deux conventions ont été mises en place :

  • La responsabilité d’équilibre, (plus communément appelée « l’électricité »),
  • La garantie d’origine (GO), qui permet d’identifier chaque MWh produit et consommé.

La garantie d’origine, comme son nom l’indique, trace comment l’électricité a été produite et permet aux consommateurs d’avoir le pouvoir d’agir directement sur la transition énergétique en achetant cette GO.

 

De plus en plus d’entreprises s’engagent dans la transition énergétique en passant à l’électricité verte.

 

Selon EEX, en 2022 en France, le volume d’électricité d’origine renouvelable consommé a connu une hausse de 5 TWh par rapport à l’année dernière. Pendant 4 mois, nous avons recensé et analysé 562 grandes entreprises et collectivité publiques françaises. Ce qui nous a permis de répondre à la question suivante  : quelles sont les entreprises qui consomment vert en France ?

Ces entités ont été regroupées en 4 secteurs d’activité :

  • L’industrie : pour la production de biens et de services associés ;
  • La grande distribution : pour la vente de gros et de détail pour tous types de marchandises ;
  • Les services : pour le secteur tertiaire ;
  • Les collectivités territoriales : soit les grandes villes, les départements et les régions de France.

Parmi les entités analysées, 200 consomment de l’électricité d’origine renouvelable. C’est 50 de plus par rapport à l’année dernière. Sur ces 200 organisations, 73 consomment 100 % d’électricité d’origine renouvelable. Cette consommation cumulée représente 20 % de la consommation d’électricité verte en France en 2022.

Consommation de garanties d'origines des entreprises françaises

Source : Baromètre 2023 de QuiEstVert
 

Retrouvez la liste complète des entreprises qui se sont engagées
dans la consommation d’électricité verte dans notre annuaire.
 📄

 

La France progresse dans sa transition énergétique

 

Lors de cette édition, nous avons observé que les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés à l’importance de la consommation d’énergies renouvelables. Ce sont ainsi 74 TWh de Garanties d’Origine qui ont été utilisées en France en 2022, soit +5 TWh par rapport à 2021. Bien que la tendance soit à la croissance, la France reste malgré tout en queue de pelotons lorsque qu’on effectue une comparaison avec nos voisins européens. Cela s’explique notamment par un manque d’équilibre global offre/ demande du marché de la Garantie d’Origine.

Schéma consommation de garanties d'origine en France

Source : EEX – Utilisation des GO au cours d’une année en Europe exprimée en TWh ; estimation pour 2023

Pour répondre à cette problématique, c’est-à-dire stabiliser les prix des Garanties d’origine et permettre l’accélération de la transition énergique en France, la demande de garanties d’origine doit être accrue.  Les grandes entreprises et collectivités ont leur rôle à jouer dans cette transition, et grâce aux GO, favorisent le financement des producteurs et leurs moyens de productions décarbonés.

 

Les garanties d’origine ont vu leur prix augmenter drastiquement.

 

La crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine a facilité l’augmentation des prix de l’électricité qui ont atteint plus de 250€/MWh en moyenne en Europe. Le prix des GO, bien qu’il ne soit pas directement lié à la crise énergétique, est passé en 6 mois de moins de 1€/MWh à plus de 10€/ MWh. Cette augmentation est due à la maturité de ce marché et à la confiance que lui portent consommateurs et fournisseurs, mais également due à l’évolution du cadre législatif qui devient de plus en plus incitatif.

Schéma de l'évolution des prix de la garantie d'origige

Source : Commerg

 

La transition énergétique a besoin d’une demande de garantie d’origine soutenue

 

La crise énergétique en Europe a mis en lumière la dépendance aux énergies fossiles, et de facto l’urgence de la transition énergétique. Pour que cette transition aboutisse, l’État doit jouer un rôle exemplaire. Bien que la France progresse dans sa consommation d’électricité d’origine renouvelable, elle demeure en retard en Europe, exportant une quantité importante de Garanties d’origine. Il est crucial que les consommateurs français privilégient les Garanties d’origine nationales pour ne pas les laisser disponibles à bas prix aux autres consommateurs européens.

Notre étude révèle une augmentation de l’adoption des énergies renouvelables par les entreprises en France, mais cette tendance doit être renforcée pour avoir un impact significatif. Les évolutions réglementaires au niveau européen, notamment la 3ᵉ mouture de la Directive sur les énergies renouvelables ou encore la nouvelle Directive encadrant les rapports RSE, vont mieux encadrer les actions des entreprises en faveur de la transition énergétique et favoriser la contractualisation entre consommateurs et producteurs.

Toutefois, un obstacle important subsiste en France avec la méthodologie du Bilan Carbone de l’Ademe qui ne tient pas compte des Garanties d’origine, annulant ainsi les efforts des entreprises en matière de décarbonation. Il est impératif que l’Ademe et le gouvernement français prennent conscience de cette lacune pour inciter les différents acteurs à s’engager dans la consommation d’électricité d’origine renouvelable. Il est essentiel que les États, entreprises et citoyens agissent collectivement : afin d’accélérer la décarbonation du secteur de l’électricité.

Photo de Jan Kopřiva sur Unsplash

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Baromètre 2022 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2022 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2022 de la consommation d’électricité verte en France

L’édition de notre baromètre 2022 de la consommation d’électricité verte est en ligne ! À l’heure où la situation climatique est plus que critique et où le contexte géopolitique instable, les énergies renouvelables sont une solution viable pour répondre à nos besoins en électricité.

Cette année encore, nous faisons le point faire sur la consommation volontaire d’électricité d’origine renouvelable en France et en Europe. Nous avons recensé, compilé et analysé de nombreux rapports afin de porter un regard sur la consommation des grandes entreprises et collectivités françaises. Ces grands consommateurs peuvent avoir un poids dans la transition énergétique s’ils décidaient de s’engager à consommer une électricité 100% d’origine renouvelable. Nous vous en résumons les grandes lignes dans cet article.

[L’édition du Baromètre 2023 est publiée !]

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Un contexte économique et géopolitique qui impacte le marché de l’électricité

Le marché tel qu’il se présente a récemment été marqué par deux temps forts qui ont impacté de manière exceptionnelle le prix de l’électricité.

  • Fin 2021, la reprise économique post COVID-19 et un hiver plus long et froid que la normale, ont créé une forte demande en énergie. Le prix du gaz augmente.
  • Début 2022, la guerre en Ukraine et les sanctions mises en place par l’OTAN à l’encontre de la Russie (qui représente 1/3 des importations de gaz en Europe) ont débouché sur une limitation de l’approvisionnement en gaz au sein des pays de l’UE.

Face à l’envolée du prix du gaz et aux problématiques d’approvisionnement, les pays européens se tournent vers une solution rapide et facilement actionnable pour répondre à la demande en électricité : le charbon. Problème, parmi les énergies fossiles – fortement émettrices de CO2 pour produire de l’électricité – le charbon est celle qui affiche les émissions les plus élevées avec 1060 gCO2/kWh produit. C’est 75 fois plus que l’éolien (14,1 gCO2/kWh).

Les conséquences ne se sont pas faites attendre. En Europe, l’utilisation du charbon a augmenté de 11,5% sur la seule année 2021. Cela a porté la baisse générale observée depuis 2019 à seulement 3%, alors qu’elle se maintenait à 29% sur les deux années précédentes. Rappelons qu’en 2019, la production d’électricité représentait à elle seule 31% des émissions de CO2 en Europe… Un pourcentage élevé, majoritairement dû à l’utilisation de gaz et de charbon.

Les énergies renouvelables comme rempart face au fossile

Certes, le contexte économique et géopolitique soit venu obscurcir le tableau. Rappelons toutefois qu’en 2021 en Europe, les EnR représentaient 37% du mix de production électrique, à égal pourcentage avec les énergies fossiles. Le nucléaire fermait quant à lui la marche avec 26%. L’éolien et le solaire ont participé pour beaucoup à cette montée en puissance, en atteignant un nouveau record de production de 547 TWh produits et battant pour la première fois la production du gaz (524 TWh).

Production d’électricité par source d’énergie en Europe

production d'électricité par source d'énergie en Europe

Sources : EMBER

Malgré la situation économique, les énergies renouvelables ont largement gagné en compétitivité ces dernières années. En effet, alors qu’elles étaient déjà moins coûteuses que les énergies fossiles avant la crise du gaz, les EnR sont devenues largement plus rentables et ce, malgré l’augmentation du prix des matières premières qui fait grimper leur coût de production. En plus de constituer une réelle réponse aux problématiques d’indépendance et de transition énergétique, elles s’imposent ainsi comme les technologies les moins coûteuses produire de l’électricité.

La consommation volontaire d’électricité verte en Europe progresse

Dans ce Baromètre 2022, nous portons également un œil sur la situation de l’Europe en matière de consommation volontaire d’électricité d’origine renouvelable.

En 2021, la moyenne de consommation volontaire d’électricité verte en Europe s’élevait à 30,2% (contre 26% en 2020). Ventilé par pays, ce atteint des sommets, à l’image de la Lituanie, première du classement (93,3%). On notera également que la France, avec 12,6% de consommation volontaire, se situe encore loin derrière les premiers du classement et la moyenne européenne.

Part de la consommation volontaire d’électricité verte par pays, 2021

Consommation électricité verte pays européens

Sources : AIB

Depuis la création de la Garantie d’Origine (voici un article détaillé), la demande d’électricité renouvelable augmente année après année (cf. graphique ci-dessous).

Évolution de l’utilisation de Garanties d’Origine en Europe, de 2009 à 2022

évolution consommation verte Europe

Sources : Grexel, AIB – Utilisation de GO au cours d’une année en Europe en TWh ; estimation pour 2022

Dans le Baromètre, nous revenons également sur le rôle clé que joue la Garantie d’Origine dans la transition énergétique :

  • Financer le développement de moyens de production propres : en utilisant des GO, le consommateur finance la maintenance et le déploiement de moyens de production exploitant les énergies renouvelables. Plus la part d’utilisation volontaire d’électricité verte est importante, plus la GO prend de la valeur. Cela crée un signal d’investissement fort pour les producteurs d’électricité.
  • Exercer une pression économique en faveur de la transition énergétique à l’échelle européenne en faisant le choix d’utiliser de l’électricité de sources renouvelables.
  • Contribuer à l’engouement d’autres acteurs pour la démarche de consommation d’électricité renouvelable affichant sa préférence pour les énergies propres.

Le cercle vertueux créé par la consommation volontaire d’électricité verte est déjà une réalité dans certains pays d’Europe, à l’image des Pays-Bas. Nous en parlons plus en détail dans notre article « Financer les énergies renouvelables sans subvention ».

Quelle situation de la consommation volontaire d’électricité verte en France ?

Et côté français, que se passe-t-il ?

Nous l’avons vu, il existe un écart considérable entre la consommation d’électricité verte en France et celle d’autres pays membres de l’UE. En effet, notre taux de consommation volontaire en 2021 était de 12,6%, quand la moyenne européenne s’élevait à 30,2%. Toutefois, la France augmente de façon régulière, année après année, son volume de GO utilisées. Cela témoigne d’une réelle démarche en faveur de la consommation d’électricité d’origine renouvelable.

Évolution de l’utilisation de Garanties d’Origine en France, de 2012 à 2022

évolution consommation verte france

Sources : EEX – Utilisation des GO au cours d’une année en Europe exprimée en TWh ; estimation pour 2022

Dans le rapport, nous avons souligné que l’un des points noirs de notre pays à l’heure actuelle, c’est le fait que nous produisons plus d’électricité verte que nous en consommons. La demande intérieure d’électricité verte telle qu’elle est aujourd’hui n’est pas suffisamment importante pour couvrir l’ensemble des GO produites sur notre sol. Cela crée un phénomène d’exportation de GO (36,96 TWh nets exportés en 2021), qui satisfait la demande de consommateurs d’autres pays européens, qui n’ont donc pas besoin d’investir dans de nouveaux moyens de production. De ce fait, une consommation volontaire et massive d’électricité verte en France aurait un impact significatif sur la transition énergétique européenne.

Qui sont les grands consommateurs d’électricité verte en France ?

Après trois mois de recherches et d’analyse, notre équipe de recherche a recensé 537 grandes entreprises et collectivités publiques qui consomment de l’électricité sur le sol français. Celles-ci affichent une consommation annuelle totale de 116,81 TWh, soit environ 25% de la consommation d’électricité totale en France. Ces entités ont été regroupées en 4 secteurs d’activité :

  • L’industrie : pour la production de biens et de services associés ;
  • La grande distribution : pour la vente de gros et de détail pour tous types de marchandises ;
  • Les services : pour le secteur tertiaire ;
  • Les collectivités territoriales : soit les grandes villes, les départements et les régions de France.

Parmi les entités étudiées, 150 utilisent de l’électricité d’origine renouvelable (soit 12 de plus que la dernière édition de ce baromètre) pour une consommation de 21,43 TWh, soit 36,08% de la consommation volontaire d’électricité verte en France en 2021 (qui était de 68,51 TWh). Parmi ces consommateurs verts, 75 d’entre eux affichent un taux de 100% de consommation d’électricité verte.

Part des entités consommatrices d’électricité verte, par secteur d’activité étudié

Consommation verte des entreprises en france par domaine d'activité

Source : Baromètre 2022 de QuiEstVert

Retrouvez la liste complète des entreprises qui se sont engagées
dans la consommation d’électricité verte dans notre annuaire.
📄

 

Ce que l’on retient de ce baromètre 2022

En conclusion de ce rapport, nous tenons – comme dans chaque édition – à adresser un appel général, destiné à éveiller les consciences. En cette période de crise énergétique et de crise environnementale, il ne fait aucun doute que le renouvelable est un rempart indispensable contre la dépendance énergétique et le dérèglement climatique. Afin de rendre ces énergies acceptables par les populations et économiquement compétitives, il faut de réels efforts d’incitation et de pédagogie.

Bien que la plupart des entreprises communiquent sur leurs engagements en faveur d’une transition environnementale globale, elles restent encore très discrètes sur les actions propres à leur consommation électrique (volumes consommés, mix de consommation, etc.). Pour encourager une telle démarche, il faut que l’État envoie des signaux forts à son économie et non pas qu’il la ralentisse. Plus globalement, une vraie évolution du cadre règlementaire doit être menée afin que ce dernier devienne plus incitatif. Enfin, nous considérons que l’État français a également un devoir d’exemplarité et pourrait tout à fait devenir le premier consommateur d’électricité d’origine renouvelable en couvrant l’ensemble de ses bâtiments publics. Certains gouvernements européens l’ont déjà fait.

La France constitue un potentiel de consommation encore insuffisamment exploité à ce jour !

 

👇 Découvrir aussi l’infographie du baromètre 2022👇

Baromètre 2022 infographie

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Baromètre 2023 – La méthodologie

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Mise à jour pour l’édition 2023

Ce document a pour objectif de décrire la méthodologie que nous avons utilisée pour définir les données présentes dans le Baromètre 2023 de la consommation d’électricité verte en France. Cette méthodologie reprend les données utilisées pour le référencement des organisations mentionnées, celles utilisées pour calculer leur empreinte carbone, ainsi que les calculs réalisés pour déterminer les émissions de CO2 générées par notre consommation électrique.

[L’édition du Baromètre 2023 est publiée !]

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Couverture du baromètre 2023 de quiestvert

 

Comment est définie l’origine de l’électricité consommée ?

Ce baromètre se base sur les déclarations publiques réalisées par les organismes concernés. Sont considérées comme consommatrices d’électricité de source renouvelable :

  • toutes les entreprises et collectivités l’ayant déclaré publiquement dans un rapport officiel (2023 ou 2022) ;
  • toutes les entreprises et collectivités ayant déclaré publiquement que leur consommation d’électricité pour l’année n-1 est d’origine renouvelable.

Les entreprises présentes dans ce rapport exercent toutes leur activité sur le territoire français, que le siège social se situe ou non en France.

La Garantie d’Origine

Rappelons que la Garantie d’Origine (GO) est le seul instrument légal de traçabilité de l’électricité en France et en Europe, et que le fait de consommer de l’électricité de sources renouvelables implique d’utiliser des GO mentionnant la source d’énergie utilisée pour produire d’électricité consommée.

L’unité de la GO est le MWh. Une GO ne peut être utilisée qu’une seule fois et est transférable d’un pays à un autre. La consommation d’électricité verte dans un pays correspond donc à la quantité de GO utilisées dans ce pays. En référence à la méthode du GHG Protocol, une Garantie d’Origine est égale 0 émission sur le scope 2, c’est-à-dire les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergie due à la production de l’électricité.

Le mix résiduel

En cas d’absence d’utilisation de Garantie d’Origine, le consommateur doit considérer le mix résiduel calculé par le teneur de registre mandaté par l’État à savoir EEX, comme l’origine de son électricité.

Comment sont calculées les émissions de gaz à effet de serre (GES) ?

Selon le GHG Protocol, organisme international responsable de l’élaboration de normes sur le calcul de l’empreinte carbone, les émissions de GES liées à la consommation d’électricité sont réparties entre le scope 2 (utilisation directe d’énergie secondaire) et le scope 3 (utilisation indirecte d’énergie). Le calcul prend en compte l’analyse cycle de vie (ACV). C’est-à-dire les émissions de carbone :

  • générées lors de la construction des moyens de production ;
  • générées lors de l’extraction, transport des combustibles utilisées lors de la production d’électricité ;
  • générées lors du démantèlement des moyens de production ;
  • générées par les pertes en ligne liées au transport et à la distribution d’électricité.

méthodologie baromètre émissions de GES

Source : ADEME

Cette étude utilise comme source l’ADEME pour la détermination du facteur d’émissions de GES en ACV. En cas de traçage actif de l’électricité consommée par l’utilisation d’une GO, le facteur d’émission de la source d’énergie mentionné est retenu. En cas de traçage passif de l’électricité consommée par l’attribution de mix résiduel, le facteur d’émission des sources d’énergie composant ce mix est retenu au prorata de chacune des sources.

Facteur d’émission du mix résiduel français en 2022 en analyse du cycle de vie (ACV)

tableau mix résiduel ACV 2023

Sources : ADEME et AIB

Selon ce calcul, la consommation d’électricité non renouvelable en France engendre une émission de 130,05 grammes de CO2 équivalent par kWh produit.

Comment les entités sont-elles sélectionnées ?

Pour constituer la liste des entités étudiées dans le baromètre, nous avons sélectionné :

  • Les 500 plus grandes entreprises exerçant en France (selon le chiffre d’affaires)
  • Les 100 plus grandes villes de France (selon la population)
  • L’ensemble des régions et départements de France.

D’où viennent nos données ?

Les données sur la consommation d’électricité verte des entreprises et collectivités répertoriées ont été constituées à partir d’informations publiques. Ces dernières sont disponibles alternativement sur :

  • les rapports annuels 2023 ou 2022 ;
  • les rapports de développement durable 2023 ou 2022 ;
  • les documents d’enregistrement universel 2023 ou 2022 ;
  • les sites internet des entreprises et collectivités concernées.

Les sources d’information officielles consultées

EEX
AIB ; “European Residual Mixes, 2022”
ADEME ; “Bilan gaz à effet de serre”
Rte ; « Bilan électrique 2022 »
Classement des plus grosses entreprises de France
Classement des 100 plus grandes villes de France
Population française par région
Population française par département

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