Objectif COP24 : 10 moyens d’agir à son échelle

par | Déc 12, 2018 | Lifestyle

A l’origine, la Conférence sur le climat de Paris, dite « COP21 » a permis d’aboutir à un accord historique engageant l’ensemble des 195 pays signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. L’objectif final était de stabiliser le réchauffement climatique dû aux activités humaines « nettement en dessous » de 2°C d’ici à 2100 par rapport à la température de l’ère préindustrielle (période de référence 1861-1880) et de poursuivre les efforts pour limiter ce réchauffement à 1,5°C.

C’était en 2015 ! Désormais, ce sont près de 200 pays qui sont parvenus à surmonter leurs divisions pour se mettre d’accord sur des règles de mise en œuvre de cet acccord lors de la COP24 en 2018. 

À notre niveau, nous pouvons, nous aussi, soutenir cet effort commun. Petit tour d’horizon des actions que vous pouvez réaliser immédiatement !

10 bonnes habitudes à prendre dès maintenant !

1 – Se déplacer « proprement »

Problème :

Cela ne vous aura sûrement pas échappé mais ces dernières années la pollution atmosphérique a atteint des pics très élevés en France, plus de 40 départements en état d’alerte l’hiver dernier ! Cette pollution provient de la combustion(notamment de bois dans les foyers ouverts) et des gaz d’échappement des véhicules (dioxyde de soufre, oxydes d’azote NOx), mais également du freinage des véhicules, des carrières, incinérateurs et décharges. Mais ces pics ne sont que la face émergée de l’iceberg car la pollution quotidienne atteint déjà notre santé et est responsable de beaucoup de morts chaque année.

Solution :

Optez pour une voiture électrique n’est pas forcément le choix le plus accessible pour vous ? Dans ce cas, tâchez de vous limiter à une voiture par foyer.  Pour les courts trajets (moins de 3 km), privilégiez les réseaux de voitures à partager tel que le réseau d’autopartage Citiz, les vélos en libre-service… Pour les trajets plus longs, pensez évidemment au co-voiturage ( en tant que chauffeur ou voyageur) : vos trajets n’en seront que plus économiques et conviviales !

2 –  Réparer plutôt que de remplacer

réparer

Problème :

L’obsolescence programmée n’est pas un fait nouveau : un Français sur cinq avoue encore jeter de manière trop systématique ses appareils en panne selon une étude de 2016. Electroménagers, téléphones portables, ordinateurs, chaînes hifi… Autant d’objets du quotidien que nous avons pris l’habitude de changer tous trois à quatre, voir tous les ans, quand bien même notre grand-mère pouvait garder sa cafetière trente ans sans problème. Les conséquences sont évidemment la production de déchet en quantité mais également les conditions de travail sordides des populations d’Asie qui produisent en masse ces produits.

Solution :

En juillet 2017, les députés européens font une demande à la Commission pour lutter contre l’obsolescence programmée. Selon eux, trop d’objets tombent en panne de façon suspecte et sont rendus difficilement réparables par les entreprises qui les produisent voir irréparables pour encourager le rachat. À l’heure actuelle, la commission n’a pas publié de nouvelle directive

Les citoyens n’ont pas attendu pour trouver des solutions et de nombreux ateliers de réparations (repair café et ateliers DIY) ont émergé et proposent de vous apprendre à réparer vous-même tout en mettant à disposition les outils nécessaires sur place. Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un bricoleur, vous pouvez faire don de vos objets inutiles plutôt que de les jeter. Quelqu’un d’autre saura peut-être le réparer ! 

3 – S’alimenter en énergies renouvelables

énergies renouvelables

Problème :

42% des émissions de gaz à effet de serre mondiales sont dues à la combustion du charbon, de fioul et de gaz pour la production d’électricité. De plus, ces ressources ne sont pas inépuisables ! C’est pourquoi l’Europe a décidé de prendre le tournant des énergies renouvelables : les 28 pays de l’Union européenne ont abouti le 23 octobre 2014 à un accord sur le « Paquet Énergie-Climat pour 2030 » préparé par la Commission européenne qui porte la part des énergies renouvelables à 27 % de la consommation finale d’énergie européenne. Toutefois, la France reste le dernier pays consommateur d’électricité verte en Europe…

Solution :

S’il est impossible de distinguer l’électricité que l’on consomme selon son origine (nucléaire, hydraulique, éolienne, etc), il est possible de participer au financement des producteurs d’énergies renouvelables afin de soutenir leur développement. Pour ce faire, Powernext a mis en place un système de garanties d’origine qui permet de certifier qu’une quantité déterminée d’électricité proposée sur le marché par un fournisseur a été produite de manière renouvelable. Vous pouvez opter pour cette solution en souscrivant à une offre d’électricité verte ou en vous fournissant directement en garanties d’origine. La prochaine étape peut aussi être de produire vous-même votre électricité à l’aide panneaux solaires ?

4 – Éviter le plastique

Problème :

La mauvaise réputation du plastique n’est plus à faire. Sa production est simple et pratique, ce qui explique qu’on en retrouve un peu partout et notamment encore beaucoup dans les supermarchés (plus de 5 milliards de sacs plastiques sont distribués en caisse chaque année en France). Problème : contrairement à sa durée de vie qui n’est que de quelques minutes, il faut compter entre 100 à 400 ans pour qu’il se désagrège totalement ! Ce qui entraîne une pollution massive de l’environnement, et plus particulièrement des littoraux, qui elle-même a pour conséquence la disparition d’espèces animales qui les ingèrent. Bref « plastic is not fantastic ! »

Solution :

L’État a déjà réagi en interdisant les sacs plastiques à usage unique en caisse en 2016. Depuis le 1er janvier 2017, les rayons frais ainsi que les commerces de proximité doivent proposer des sacs biodégradables. En 2020, ce sera au tour de la vaisselle jetable d’être interdite.

Vous l’aurez donc compris, d’une manière générale, fuyez tout ce qui est à usage unique et privilégiez des matières durables et réutilisables comme le bois et le verre. Le plastique est dans tout vos objets du quotidien : remplacez les sacs plastiques par des sacs en toile, votre brosse à dent par sa version en bambou, vos Tupperware par des bocaux en verre, etc.

5 – Compenser sa consommation en CO2

Compenser sa consommation en CO2

Problème :

Un Français émet en moyenne 7,5 tonnes d’équivalent C02 par an soit environ 20,5 kilos de CO2 émis chaque jour. A l’origine de ces émissions : nos déplacements, le chauffage, l’eau chaude et l’électricité. Comme vu précédemment, il est possible de poser des choix et d’adopter des comportements qui diminuent ces émissions de CO2. Toutefois, il est impossible de complètement les éliminer alors comment faire pour compenser ses émissions et réparer les préjudices faits à la planète ?

Solution :

Pour les émissions que l’on n’a pas pu éviter, la compensation des émissions de CO2 ou l’achat de « crédit-carbone » peut-être la solution. Cela consiste à payer un montant donné pour financer des projets « propres » permettant d’économiser une quantité de CO2 équivalente au CO2 émis. Plusieurs organismes français existent avec des projets différents : l’association CO2 Solidaire financent des projets solidaires dans des pays en voie de développement, l’association Action Carbone s’oriente vers les énergies renouvelables et des projets de végétation, etc. 

6 – Investir dans des banques et fond d’investissement durables

Problème :

Selon une étude de 2017 du Cercle des Épargnants, près d’un français sur deux (47%) épargne. Les deux principales motivations de l’épargne des Français sont la précaution et la solidarité inter-générationnelle. Pour 41 % des particuliers interrogés, l’épargne vise à préparer l’avenir et à faire face aux éventuels imprévus. Il n’y a pas vraiment de problème à cela, par contre, il y a des solutions beaucoup plus efficaces !

Solution :

Vous pouvez désormais épargner en sachant que votre argent servira à financer des entreprises ou organismes aux comportements respectueux et responsables vis-à-vis de leurs salariés, de la société ou de l’environnement. Il s’agit de l’investissement socialement responsable (ISR) : des fonds d’investissement particuliers qui prennent en compte les critères éthiques, de politique sociale, de respect de l’environnement, de bonne gouvernance d’entreprise voire d’engagement sociétal ou de qualité des relations avec les fournisseurs.

7 – Arrêter le gaspillage alimentaire

Problème :

Selon l’ADEME, le tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé. En France, ce sont près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable qui sont jetées chaque année. Cela pose évidemment un souci environnemental (à l’échelle mondiale, le gaspillage émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme la Chine), économique (le gaspillage coûte entre 12 et 20 milliards d’euros par an en France) mais également éthique et social (rien qu’en France, on estime qu’une personne sur dix a du mal à se nourrir.)

Solution :

Plusieurs petites habitudes faciles à mettre en place pour remédier à ça : acheter à la coupe ou en vrac, préparer sa liste de course pour n’acheter que le nécessaire, être vigilant sur les dates de péremption, veiller à la bonne conservation de ses aliments, apprendre à cuisiner les restes, demander un doggy bag au restaurant… Des initiatives comme La Fourmi à Lyon, une épicerie proposant des produits dont la date limite de consommation est proche, à bas prix, ou l’application Too good to go, permettant aux commerçants de vendre moins cher leurs invendus du jour, se multiplient. 

8- Manger bio, local et éthique

Manger bio local et éthique

Problème :

Au delà des nombreuses incertitudes sur notre santé concernant les pesticides, notre mode d’alimentation bouleverse complètement l’équilibre de l’environnement. La production des fruits et légumes cultivés hors-saison entraîne une forte pollution liée au transport, le gaspillage d’eau et de ressources naturelles ainsi que de nombreux déchets liés au sur-emballage. Les conditions de travail des producteurs sont également peu connues et posent des problèmes éthiques.

Solution :

Privilégiez les circuits courts ! De nombreuses initiatives fleurissent aux quatre coins de nos régions : magasins à la ferme, sites internet de vente directe de produits bio, paniers de fruits et légumes, AMAP… Le site de La Ruche qui Oui propose ainsi à ses membres de se réunir pour acheter directement aux producteurs de leur région. De son côté, Potager City vous livre des paniers de fruits et légumes extra-bio toutes les semaines, bref l’offre ne cesse de grandir, vous savez ce qu’il vous reste à faire. 

9 – Privilégier le vert dans l’assiette

Problème :

En 2006, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO) a décrit l’élevage comme «… un des contributeurs les plus importants à la plupart des graves problèmes environnementaux actuels. ». En effet, l’élevage intensif est responsable d’émissions de CO2 issues des animaux (méthane des ruminants), de la gestion des déjections animales, de la consommation énergétique de l’élevage mais également indirectement de la déforestation nécessaire à certains types d’élevage, la production des aliments consommés par l’élevage et du transport de toute la supply chain de l’élevage.

Solution :

La solution la plus évidente ne va pas plaire aux carnivores mais diminuer sa consommation de viande serait le bon réflexe à adopter. Actuellement, un français consomme en moyenne 1,5kg de viande par semaine, aux grands regrets des nutritionnistes qui préconisent une consommation de 500g par semaine. Profitez en pour découvrir d’autres types de cuisine ou de régime alimentaire. Vos besoins en protéines peuvent être couverts en consommant des céréales (quinoa, soja), des légumineuses (haricots rouges, pois chiches) et des oléagineux (beurre d’arachides, amandes). Cela ne vous empêche pas de vous faire plaisir de temps en temps avec de la viande de qualité chez votre boucher ou portant le label Rouge, Bleu Blanc Cœur !

10 – S’engager

S’engager

Problème :

Face aux crises économiques et écologiques, nous avons tendance à nous sentir désarmés et très souvent mal représentés dans les débats politiques. Plutôt que s’isoler, nous pouvons exercer notre pouvoir en nous regroupant et en nous investissant dans des actions citoyennes. Selon Faire équitable, « L’initiative citoyenne est un droit politique et le collectif citoyen s’inscrit comme un levier d’actions à la disposition de chacun d’entre nous pour participer à la construction d’une société correspondant mieux à nos choix de vie et nos valeurs. »

Solution :

Il n’existe pas de liste référençant l’ensemble des associations mais plusieurs acteurs peuvent vous renseigner sur celles actives dans votre ville tels que votre mairie ou la maison des associations de votre quartier.

Et vous, quelles sont les actions que vous mettez en œuvre pour agir à votre échelle ? N’hésitez pas à partager cet article et à nous envoyer vos bonnes pratiques !

Auteur : Charlotte Fayat

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