Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

par | Mai 16, 2019 | Actualités, Lifestyle

SAVE THE DATE !  En France, les élections européennes de 2019 auront lieu les 25 et 26 mai 2019 afin d’élire les députés représentant la France au Parlement européen.

Avez-vous prévu d’aller voter ? Si oui, savez-vous pour qui et ce que cela implique au niveau environnement ? Si vous avez répondu au moins un « Non » à ces précédentes questions, décryptons ensemble ce que votre vote signifie concrètement ! 

🇪🇺  Pourquoi voter aux élections européennes est important ?

Malheureusement, peu d’entre-nous sont au fait de ce qu’il se passe au niveau européen. Sur les cinq dernières années, plus de 80 hommes et femmes nous ont représentés. Pourtant, nous connaissons rarement leur identité quand il ne s’agit pas de Jean-Luc Mélenchon, Nadine Morano ou Marine Le Pen.

La faute est toutefois partagée. Le manque d’intérêt des français mélangé à une faible médiatisation rend l’affaire complexe. À cela, on peut ajouter le fait que les termes employés et la difficulté d’accès aux listes de votes détaillées n’arrangent rien.

Et pourtant, l’Union européenne joue un rôle déterminant dans bon nombre de décisions impactant l’environnement.

1 – ⚖️ Le rôle du parlement européen

Pour rappel, notre droit de l’environnement est essentiellement d’origine communautaire. Or, le parlement détient un pouvoir de codécision avec le Conseil sur la politique environnementale de l’Union et possède un droit d’initiative législative.

Il peut aussi créer des commissions d’enquête et former des recours devant la Cour de justice.

C’est l’UE, et notamment le parlement européen qui fixe les objectifs à atteindre d’ici 2030 en matière d’énergie renouvelable. Également, c’est l’institution qui s’est engagée d’ici 2030 à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sa consommation d’électricité.

L’UE finance également des projets et initiatives liés à l’environnement et luttant contre le réchauffement climatique. 

Créé en 1992, le programme LIFE a ainsi financé 4500 actions et subventionné des ONG telles que WWF et Climate Action Network Europe. avec un budget de 3,4 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Pour la période 2021-2027, ce budget passera  à 5,4 milliards.

En gros,  l’UE consacre 20% de son budget total à la défense de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique.

 

2 – 🌳 Les décisions qui ont déjà été prises en matière d’environnement

Pour vous donner des exemples concrets, voici les dernières décisions prises par le parlement européen au niveau environnemental :

  • La suppression du plastique a été approuvée par le Parlement. Ainsi  d’ici 2021, plus d’une dizaine d’objet en plastique à usage unique (cotons-tiges, pailles, vaisselle jetable… qui représentent 70% de la pollution de nos océans) disparaîtront. Les fabricants  de certains produits  tels que gobelets en plastique ou cigarettes devront quant à eux payer une partie des coûts de nettoyage et de collecte de déchets .
  • L’UE est chargée de réguler l’utilisation de produits chimiques sur son territoire afin de protéger à la fois l’environnement et la santé humaine. En 2017, c’est le glyphosate qui a beaucoup fait parler de lui. Cet herbicide très controversé est défendu bec et ongles par les lobbys industriels et par la Commission européenne qui est convaincue qu’il ne représente pas de danger. Ils demandent à renouveler son autorisation d’utilisation pour 10 à 15 ans. Grâce à la pression du Parlement européen (dont la  France en tête), la licence du glyphosate a finalement été renouvelée pour 5 ans !
  • À partir de 2021, très utilisée dans les pays du Nord, la pêche électrique sera désormais interdite sans exception.
  • Quatre textes ont été rédigés par le Parlement afin de faire des progrès dans le domaine de l’économie circulaire, à savoir la réduction, le recyclage et la réutilisation des déchets.
  • Concernant les nouvelles normes antipollution dans le secteur automobile, un compromis a été négocié par le Parlement. L’objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures pour 2020 était initialement proposé à 30%.  Les ONG écolos se sont battues pour un montant entre 50 à 70% quand, de son côté, le Parlement proposait le chiffre de 40% pour tenter de mettre tout le monde d’accord. L’objectif voté a finalement été de 37,5%.

votez aux elections europeennes 2019

💪 À votre tour d’agir !

Le 25 et 26 mai, vous aurez à choisir parmi les 34 listes comportant chacune 79 noms (principalement de candidats et candidates français).

Le 26 mai au soir, une fois les résultats obtenus, toutes les listes ayant récolté moins de 5 % des votes seront éliminées. Les listes restantes se partageront alors les 74 sièges français au Parlement européen proportionnellement au nombre de votes recueillis.

Sur ces 34 listes, environ une quinzaine sont régulièrement citées dans les sondages.

Voici un (très) rapide résumé de leurs promesses en matière d’écologie

  • la République en marche : la transition écologie figure en haut de la liste du programme avec un investissement d’au moins 1 000 milliards d’euros d’ici 2024 pour développer les énergies et les transports propres, rénover les logements et accompagner la reconversion des travailleurs des secteurs en transition.
  • les Républicains : Le parti parle d’instaurer une « barrière écologique' » avec la mise en œuvre de droits de douane antipollution sur les produits importés de pays qui ne respectent pas les normes environnementales ou sociales.
  • la France Insoumise : proposée lors de la dernière campagne présidentielle, la  » règle verte au niveau européen » servirait à interdire de « prélever davantage à l’écosystème que ce qu’il est capable de supporter » est reprise. D’autres idées sont listées telles que la hausse des objectifs de réduction des émissions de CO2, l’interdiction des perturbateurs endocriniens,  l’adoption d’une charte européenne des droits des animaux et d’un plan de sauvegarde pour la biodiversité en Europe, l’élaboration d’un plan européen de sortie concertée du charbon et du nucléaire, la sortie des OGM, des pesticides et la mise en place d’une taxe carbone aux frontières.
  • Europe Écologie-Les Verts : leur ambition est d’adopter un traité environnemental et de promouvoir le protectionnisme vert pour faire de l’écologie « la priorité de l’Europe ». Pour cela, plusieurs mesures sont prévues telles que l’instauration d’une justice environnementale, la création d’un « vaste patrimoine écologique terrestre et marin » et la fin de tous les produits toxiques (pesticides ou perturbateurs endocriniens).
  • PS et Place publique : la mise en place d’un pacte « finance-climat-biodiversité » permettant de financer « un plan de rénovation des logements et des bâtiments publics et privés », d’accélérer « le déploiement d’énergies renouvelables » ou de développer « l’agro-écologie ». Leur proposition comprend également une taxe sur le kérosène sur tous les vols internes en Europe et une demande de  réexamination du sujet du glyphosate afin « de défendre son interdiction à l’échelle européenne ».
  • Génération S. : la création d’une Cour européenne de l’environnement. L’objectif sera d’interdire les polluants et autres perturbateurs endocriniens ainsi que d’interdire l’utilisation du gaz de schiste et du pétrole de schiste en Europe.
  • Debout la France : faire des progrès dans le domaine des énergies renouvelables en investissant dans la recherche et création de panneaux solaires à haut rendement énergétique par exemple. Le glyphosate devra également être remplacé par un substitut moins polluant.
  • le Parti Communiste : parle d’instaurer un service public de la rénovation énergétique ou encore d’élaborer une « stratégie industrielle écologiquement soutenable ».
  • l’UDI : créer un Livret E « pour financer des grands projets environnementaux et d’avenir en Europe », en finir avec le plastique, devenir le leader mondial des transports à hydrogène et financer la recherche de produits de substitution au glyphosate et au cuivre…
  • les Patriotes : prône le « Frexit » afin de ne plus subir l’influence des lobbies.
  • la Lutte ouvrière : ne propose pas de mesures concrètes mais s’exprime sur l’urgence d’enlever aux groupes privés la direction de l’industrie et des transports affin d’organiser l’économie de façon « rationnelle, planifiée ».
  • l’UPR : parle d’une « politique ambitieuse de souveraineté alimentaire au niveau national fondée sur les méthodes modernes d’agriculture biologique et familiale » et propose également de développer la permaculture à grande échelle.
  •  L’Alliance jaune : propose de reconnaître les ressources naturelles comme des entités morales.
  • le Rassemblement national : peu de mesures mises en avant si ce n’est la promotion du « localisme » qui consisterait à détaxer les circuits courts et à surtaxer les « importations mondialisées anti-écologiques ».

Maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire… 🙌 Rendez-vous le 26 mai pour les résultats !

Photo by Heather Mount & Waldemar Brandt

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