Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Ça y est, le Brexit a eu lieu ! Le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union Européenne. Une prise de distance qui pose bien des questions sur le plan économique et sur les relations commerciales entre nos pays. Et bien évidemment, chez QuiEstVert nous avons cherché à savoir ce qu’il en sera du marché de l’électricité.

 

Le Royaume-Uni va-t-il se retrouver dans le noir à cause du Brexit ?

Attaquons directement dans le vif du sujet : non, la Grande Bretagne ne va pas être privée d’électricité sous prétexte qu’elle a quitté l’UE. Comme nous l’avons souvent expliqué dans d’autres contenus, notre réseau électrique est européen. Qu’est-ce que cela signifie ? Et bien qu’en raison des interconnexions existantes (+ de 400), les frontières entre les pays – y compris avec nos amis anglais – ne sont pas visibles.
Il existe à ce jour une interconnexion électrique entre la France et le Royaume-Uni. Il s’agit d’IFA 2000, installée en 1986, reliant Calais et le Kent. C’est une ligne de transport d’électricité en CCHT (Courant Continu en Haute Tension) d’une capacité de 2 GW, qui transporte le courant dans les deux sens. Pas de panique donc, les électrons ne s’arrêteront pas de traverser la Manche du jour au lendemain pour des questions politiques.

Les réseaux électriques européens sont interconnectés

Carte du réseau électrique européen – Source : ENTSO-E, Grid Map
On voit ici IFA 2000 entre la France et la Grande Bretagne (ligne violette)

 

En parallèle, deux projets d’interconnexions entre nos pays verront le jour en cette année 2020. Il y a tout d’abord IFA 2, une ligne d’une capacité d’1 GW. Avec 200 km de longueur sous-marine et 30 km de longueur souterraine, elle reliera la Basse-Normandie à l’île de Wight. Nous avons également l’interconnexion ElecLink d’une même capacité, qui passera dans le tunnel sous la Manche.

Passage des câbles électriques sous le tunnel

Projet ElecLink – Position des câbles HVDC dans le tunnel Nord

 

En cette période post Brexit, nous sommes à l’heure actuelle en période de transition. Cela signifie concrètement que pendant ce laps de temps, tous les règlements et accords en cours (notamment la Capacity Allocation and Congestion Management (CACM), la Forward Capacity Allocation (FCA) et l’Electricity Balancing (EB)) continuent de s’appliquer. Là encore, il y a peu de chance que le Brexit ait un impact sur ces projet en fin de construction.

 

Et l’après Brexit ?

Passée la période de transition en cours – jusqu’au 31 décembre 2020 – l’enjeu sera de maintenir au mieux les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et les pays européens, dont la France. Et c’est là que les incertitudes surviennent. En effet, plusieurs projets de liaisons électriques déjà en discussion pourraient être remis en question ou retardés. Parmi eux, deux nouvelles interconnexions avec la France, Aquind et GridLink.

Projet Aquind

Mise en service : 2022
Liaison : Lovedean (UK) – Bertrimont (FR)
Capacité : 2 GW

Le projet d’interconnexion Aquind est une ligne de transport d’électricité en CCHT (Courant Continu à Haute Tension). Elle reliera la France (Normandie) à la Grande Bretagne en passant sous terre et sous la Manche. Grâce à ses 2 GW de capacité, l’interconnexion sera en mesure de transporter 16 millions de TWh par an. Une quantité qui représente 3% de notre consommation nationale d’électricité, ou encore 5% de la consommation britannique !

C’est un peu flou pour vous ? Voici un schéma qui vous aidera à y voir plus clair.

 

L'interconnexion sous marine aquind entre la Grande Bretagne et la France

Source : site du projet de l’interconnexion Aquind

Projet GridLink

Mise en service : 2024
Liaison : Kingsnorth (UK) – Dunkerque (FR)
Capacité : 1,4 GW

L’interconnexion GridLink sera elle aussi une ligne électrique à haute tension qui reliera nos deux pays. Un projet d’une capacité de 1,4 GW qui s’étendra sur 140 km sous mer et 13 km sous terre ! Cette nouvelle installation sera en capacité d’alimenter plus de 2,2 millions de foyers en électricité.

 

On résume…

Les projets d’interconnexion tels qu’Aquind et GridLink ont pour but d’améliorer l’efficacité énergétique des marchés, de sécuriser l’offre et d’offrir davantage de souplesse aux réseaux électriques. La sortie du Royaume Uni de l’UE pourrait effectivement avoir un impact sur les discussions liées à ces projets… Donc sur l’amélioration future du marché électrique européen.

Les interconnexions électriques entre la france et le royaume uni

Sources : sites internet des différents projets d’interconnexions entre la France et la Grande Bretagne

 

En clair, le Brexit n’aura pas d’incidence sur les échanges d’électricité déjà existants entre la France et le Royaume-Uni. En revanche, il pourrait avoir une incidence sur les négociations liées aux projets d’interconnexions futures. Cela dit, nous ne sommes pas sûrs que ce soit dans l’intérêt ni des uns, ni des autres de ne pas faire aboutir ces projets. Affaire à suivre…

 

Photo by Eva Dang

Sources :
Rte, « Brexit quel impact sur le marché européen de l’électricité ? »
Rte, « Interconnexion sous-marine et souterraine France – Angleterre »
Site du projet d’interconnexion Aquind
Site du projet d’interconnexion ElecLink

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Pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) va impacter votre quotidien

Pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) va impacter votre quotidien

Pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) va impacter votre quotidien

La version définitive de la PPE (ou Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) a officiellement été publiée lundi dernier par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. Elle fait état des objectifs de la France en matière de production énergétique. Si l’accent est mis sur l’importance des énergies renouvelables, la PPE ce n’est pas juste développer le parc éolien en France, bien au contraire ! La PPE devrait impacter directement la vie des Français. Concrètement, comment cela va-t-il se manifester ? On fait le point avec vous sur les objectifs et les enjeux de la PPE.

 

La PPE, qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) [1] est une programmation des objectifs à atteindre en matière de production et de consommation énergétique.  Il s’agit ici d’un engagement du gouvernement à débloquer des moyens logistiques et financiers pour atteindre ces objectifs à différents horizons. Parmi les plus relayés, celui de la France qui s’est engagée à devenir neutre en carbone d’ici 2050. Concrètement, cela implique que la France va être amenée à supprimer les émissions de gaz à effet de serre liées à sa consommation énergétique, tout en développant des moyens de production des énergies renouvelables. 

Installation de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes, fermeture de centrales nucléaires, réponses à la demande croissante en électricité… Voici les grandes lignes de la PPE qui permettront d’appliquer la loi transition énergétique [2]

🛡️ La sécurité d’approvisionnement

Tout d’abord, la sécurité d’approvisionnement. Ce premier point assure que tout le monde soit bien fourni en électricité à tout moment du jour et de la nuit, et ce quelle que soit la période de l’année, y compris pendant les épisodes de grands froids.

🏭 La baisse de la consommation d’énergie fossile

Cela passe essentiellement par de la sensibilisation et de la pédagogie, en informant le public de l’impact de leur consommation de gaz ou d’essence au quotidien. En matière de sensibilisation, il y a également  les nombreuses actions mises en place pour inciter le public à mieux isoler leur logement. En effet, à la clé : une diminution de la consommation d’énergie et une facture de chauffage moins élevée… C’est gagnant-gagnant !

🌱 Le développement de l’exploitation des énergies renouvelables et de récupération

L’enjeu principal des énergies renouvelables en France, c’est de garantir à la population un approvisionnement permanent et sans coupure. Le développement et l’installation de parcs éoliens et de panneaux photovoltaïques prend alors tout son sens.

⚡ Le développement équilibré de la gestion de l’énergie

Nous avons ensuite le développement équilibré des réseaux, du stockage, de la transformation et du pilotage de la demande d’énergie. Cet axe s’adresse particulièrement aux entrepreneurs et innovateurs en tout genre, prêts à répondre aux besoins des décennies futures. Par exemple, il n’est aujourd’hui par encore possible de stocker de l’électricité à grande échelle : saurez-vous inventer la super batterie du futur ?

🚗 La stratégie de développement de la mobilité propre

Puisque tout le monde ne peut pas aller travailler en trottinette, il est donc important d’innover pour que nos déplacements du quotidien ne polluent plus.

💰 La préservation du pouvoir d’achat des consommateurs

Il faut garantir la compétitivité des prix de l’énergie, car l’électricité est un besoin primaire dont chacun doit bénéficier.

🤹 L’évaluation des besoins de compétences professionnelles

Enfin, qui dit valorisation d’un secteur dit nouveaux métiers ! Il faut s’assurer que les formations professionnelles parviennent à s’adapter à ces nouveaux métiers de l’énergie qui émergent.

 

Objectifs de la PPE : les chiffres

Nous avons parlé des grandes lignes, parlons maintenant chiffres ! La PPE a en effet déterminé des objectifs à tenir d’ici 2023 et 2028. Voici les plus significatifs :

  • Baisse de la consommation d’énergie : baisse 7,6% en 2023 et de 16,5% en 2028 par rapport à 2012
  • Consommation primaire des énergies fossiles : baisse de 20% pour 2023 et 35% en 2028 par rapport à 2012
  • Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie : 277 MtCO2 en 2023 et 227 MtCO2 en 2028. Soit une réduction de 27 % en 2023 et 40 % en 2028 par rapport à 1990 !
  • Consommation de chaleur renouvelable : 196 TWh en 2023 et entre 218 et 247 TWh en 2028. Soit une augmentation de 25 % en 2023 et entre 40 et 60 % en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2017 (154 TWh)
  • Production de gaz renouvelables : 24 à 32 TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une baisse des coûts (soit 4 à 6 fois la production de 2017)
  • Capacités de production d’électricité renouvelables installées :  73,5 GW en 2023, soit + 50 % par rapport à 2017 et 101 à 113 GW d’ici 2028, soit le double comparé à 2017
  • Énergies renouvelables électriques : un objectif de 40 % d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale pour 2030
  • Capacités de production d’électricité nucléaire : fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035. A court terme, ce sont 4 à 6 réacteurs nucléaires qui devraient être fermés d’ici 2028, dont ceux de Fessenheim
  • Croissance économique : hausse de 1,3 point de PIB en 2023 et de 2,1 points pour 2028.
  • Une dizaine d’appels d’offres devraient être publiés chaque année, en vue de doubler les capacités de création et de stockage des énergies renouvelables d’ici 2028. Ce qui inclut :
    • un parc éolien terrestre multiplié par 3
    • un parc photovoltaïque multiplié par 5
    • un parc hydroélectrique renforcé
    • le lancement de parcs éoliens offshores.

Les objectif de la PPE

 

La PPE et moi : qu’est-ce qui va changer ?

Si la PPE s’adresse en premier lieu aux acteurs de l’énergie, nous devrions rapidement constater ses effets sur notre quotidien [3] ! Pour finir, voici donc une petite liste, non exhaustive, des choses qui devraient changer (pour vous ?) dans les années à venir.

🏠 Le logement

  • 2,5 millions de logements seront rénovés : cela signifie une consommation d’électricité moins gourmande, des émissions moins polluantes, et pour les concernés une facture moins élevée à la fin du mois !
  • 3,4 millions d’équivalents logements raccordés à un réseau de chaleur
  • 9,5 millions de logements chauffés au bois avec un appareil efficace
  • 10 000 chauffages à charbon (la moitié de ceux restants) et 1 million de chaudières au fioul (sur un parc restant de 3 millions) vont être remplacées par du chauffage plus performant. Objectif : payer moins cher et avoir moins froid (les pulls et les plaids, ça va bien deux minutes !)
  • Enfin, entre 65 000 et 100 000 sites photovoltaïques en autoconsommation devraient voir le jour. En clair, les démarches pour installer des panneaux solaires sur vos toits vont être facilitées !

🚗 Le transport

  • 1,2 million de voitures particulières électriques devraient être mises en circulation (électriques et hybrides rechargeables) et 100 000 points de recharge publics installés dans toute la France pour démocratiser les véhicules électriques.
  • 20 000 camions au gaz en circulation
  • Une autorité organisatrice de la mobilité présente sur l’ensemble du territoire,pour construire des solutions adaptées aux besoins des citoyens.

💰 Le compte en banque

  • Création d’environ 238 000 emplois d’ici 2023 et 440 000 emplois en 2028
  • Revenu disponible brut des ménages : hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1 point en 2023 et de 2,2 points en 2028.

PPE et ses impacts sur notre quotidien

 

En conclusion, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie présente des objectifs ambitieux qui visent à diminuer l’impact carbone des Français, tout en augmentant leur confort ! En optimisant les logements et les modes de transport, mais aussi en favorisant l’innovation sur la création et le stockage de l’énergie, la PPE devrait permettre à la France de répondre à ses objectifs en matière d’émissions et de devenir un fleuron de l’électricité verte. Et vous ? Qu’avez-vous prévu de faire pour mieux maîtriser votre consommation énergétique ?

 

Article publié le 7 mars 2019 et mis à jour le 24 janvier 2020.

[1] Définis aux articles L. 100-1, L. 100-2 et L. 100-4 du code de l’énergie.
[2] Site du Ministère de la Transition écologique et solidaire – PPE
[3] Synthèse de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie

Photo by Jason Blackeye and ZACHARY STAINES

 

 

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Les événements green de 2020 à ne surtout pas manquer !

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2019 est terminée, cap sur 2020 ! Et ça tombe bien, parce qu’il va s’en passer des choses ! Pour bien démarrer l’année, nous avons répertorié les événements green de 2020 à ne louper sous aucun prétexte. Salons ou festivals écologiques, professionnels ou familiaux, développement durable ou énergies renouvelables… Il y en a pour tout le monde. Alors pas d’excuses, on note dans l’agenda et on y va !

 

 

Les événements green de 2020 : écologie et développement durable

Primevère

Lyon Eurexpo, du 6 au 8 mars – tout public – payant

Commençons par Primevère, un salon organisé chaque année par une association de bénévoles. Son ambition est de réunir acteurs de l’écologie et grand public pour présenter des alternatives militantes cohérentes et éthiques. A chaque édition, Primevère s’organise autour de trois idées fortes : interpeller, promouvoir des démarches alternatives et développer une meilleure communication entre partenaires de l’écologie. Avec plus de 30 000 visiteurs, 500 exposants et 200 intervenants, le salon incite aussi à l’échange entre générations actuelles et futures.

Cette 34ème édition aura pour thème : Le Pouvoir d’Agir, en vue de sensibiliser sur une situation devenue plus qu’urgente. « Actions individuelles, convergence des luttes, actions, boycott, désobéissance, non-violence, rébellion, résilience… Réapproprions-nous le pouvoir d’agir pour redonner du sens aux espoirs de demain … ». Un event familial qui devrait intéresser petits et grands !

Evénements green 2020 à ne pas manquer

Vivre Autrement

Parc Floral de Paris, du 20 au 23 mars – tout public – payant

Vivre Autrement est LE salon écolo, éthique et bio référence en France. Chaque année, depuis plus de 30 ans, ses acteurs agissent autour d’un seul mot d’ordre : promouvoir l’écocitoyenneté. Le salon regroupe en effet près de 430 exposants qui présentent leurs méthodes de travail. En face, ce sont plus de 30 000 visiteurs qui affluent, en quête de conseils et de produits éco responsables. Au programme, 4 journées de conférences et des rencontres sur différentes thématiques : se nourrir autrement, se faire du bien autrement, s’habiller autrement, s’évader autrement, penser autrement et habiter autrement.

Produrable

Palais des Congrès de Paris, du 28 au 29 avril – professionnels – payant

Produrable est un événement professionnel européen autour du Développement Durable et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Organisé chaque année en partenariat avec le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Produrable collabore avec les principaux réseaux professionnels et médias spécialisés du secteur. Au programme, 2 jours de conférences et de networking autour de 12 thématiques en lien avec le Développement Durable, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et des Marques (RSM). Rappelons aussi que le salon accueillait l’année dernière 6500 visiteurs, 430 intervenants, 130 conférences et 250 partenaires et exposants.

Event green de 2020 Produrable Event green de 2020 Produrable

 

Sirha Green

Lyon Eurexpo, du 14 au 16 juin – professionnels – payant

Sirha Green est le tout premier événement dédié au food-service responsable. Lancé en 2018, il s’adresse aux professionnels du food service et de la CHD (Consommation Hors Domicile).

Alors que la restauration hors domicile ne cesse de croître, certains segments porteurs tirent leur épingle du jeu : bio, « free-from », véganisme, végétarisme, circuits courts, FoodTech… C’est dans ce contexte que le salon accueillera les acteurs Food Service, afin de les sensibiliser aux problématiques de demain.

Dans le même esprit que le traditionnel Sirha, le Sirha Green s’articulera autour de 5 pôles : sourcing produits et boissons ; équipements et matériels ; transport et logistique ; aménagement – arts de la table ; services et nouvelles technologies. Quelques chiffres sur l’édition 2018 : 219 exposants, 5694 visiteurs, 270 kg d’aliments offerts à la banque alimentaire et 1130 Kg de déchets récupérés.

The Greener Festival

Château de Montchat Lyon, du 3 au 4 octobre – tout public – gratuit

Convivial et pédagogique, The Greener Festival proposera cette année sa 5ème édition. Organisé par les bénévoles de The Greener Good, c’est un événement parfait pour une sortie en famille ludique, centré sur l’écologie au quotidien. L’objectif du festival est de sensibiliser pour faire adopter des modes de vie/consommation plus verts et durables. Parmi les thématiques évoquées : réduire ses déchets, s’habiller plus éthique, consommer plus responsable. Au programme de l’année dernière : des ateliers DIY, un défilé de mode éthique, des tables rondes, des green talks… En espérant donc que celui de cette année sera tout aussi chouette !

Quelques chiffres sur l’édition 2019 : 45 ateliers, 40 stands et 30 bénévoles mobilisés. Jean Damien Dumas, COO de QuiEstVert, était également intervenu à l’une des tables rondes organisées !

The Greener festival Lyon - les events green 2020

Pollutec

Lyon Eurexpo, du 1er au 4 décembre – professionnels – gratuit si réservation en ligne

Pour finir sur les events écologie et développement durable, Pollutec, un RDV incontournable pour les professionnels de l’environnement. C’est salon qui traite des solutions environnementales pour l’industrie, les villes et les territoires, mais aussi un tremplin pour les innovations du marché et le développement à l’international.

Avec 400 conférences et animations, le salon propose à chaque édition un programme de rencontres, d’ateliers et de démonstrations. Parmi les thèmes évoqués, on retrouve notamment : la gestion des déchets, la gestion de l’eau, l’énergie et l’efficacité énergétique, ou encore la ville durable . Depuis de nombreuses années (1978 quand même !), les équipes de Pollutec mettent aussi un point d’honneur à réduire l’impact environnemental du salon, notamment sur la gestion des déchets.

 

Les événements green de 2020 : énergies renouvelables

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique

Palais des Congrès de Bordeaux, du 28 au 30 janvier – professionnels – payant

Coorganisées en partenariat avec l’ADEME, les AETE constituent un rendez-vous phare pour les acteurs locaux engagés dans la transition énergétique. Pour cette 21ème édition, les Assises se dérouleront sur la thématique suivante : Ensemble, cultivons le pouvoir d’agir. A l’heure où la question écologique est une priorité, l’objectif sera de promouvoir l’urgence d’une transition énergétique, sur fond d’actions et d’innovations. Conférences, visites et atelier rythmeront ces trois journées. Plusieurs sujets tels que l’impact environnemental du numérique, la chaleur locale, ou la résilience des territoires, y seront également évoqués.

L’édition 2020 attend d’ores et déjà près de 3500 participants !

 

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique - les events green

 

FOWT

Palais du Pharo à Marseille, du 22 au 24 avril – professionnels – payant

Pour finir, cet article ne serait pas vraiment un article de QuiEstVert si on ne mentionnait pas un événement phare du secteur éolien : FOWT 2020. Centré sur l’éolien offshore, FOWT est un événement professionnel de dimension internationale. L’objectif de l’événement est de faire progresser la filière éolienne et d’accélérer son intégration dans le mix des énergies renouvelables. Trois jours donc, de conférences plénières, d’interventions et de visites techniques alliant science et technologie. « Cet événement doit permettre de générer des discussions constructives entre les différents acteurs et parties prenantes de cette industrie émergente. »

L’édition 2020 attend déjà plus de 800 participants.

Forum EnerGaïa

Parc des expositions de Montpellier, du 9 au 10 décembre – professionnels

EnerGaïa est un forum annuel dédié aux professionnels de la filière des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il répond aux problématiques rencontrées par les professionnels du secteur, notamment à travers un contenu en phase avec les réalités et perspectives du marché. En effet, le salon organise sur les deux jours des conférences et tables rondes afin d’aborder les enjeux du secteur. Notons aussi qu’EnerGaïa a été labellisé COP21, COP22, COP23 et COP24 lors des précédentes éditions.

En 2018, EnerGaïa accueillait notamment plus de 6000 visiteurs professionnels, experts, élus et décideurs, mais aussi quelques 162 exposants.

On résume ?

Les événements green de 2020 à ne pas manquer

 

N’hésitez pas vous aussi, où que vous soyez, à nous partager vos bons plans et événements greens !

Photo by Sagar Rana

 

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Eolien offshore : pour ou contre ? Parlons-en ! [2/2]

Eolien offshore : pour ou contre ? Parlons-en ! [2/2]

Eolien offshore : pour ou contre ? Parlons-en ! [2/2]

Dans notre dernier article Actualités, nous évoquions le vaste sujet de l’éolien offshore en France. Nous présentions notamment le potentiel de notre pays en la matière, les projets déjà amorcés et leurs avancements. Nous mettions également en lumière le retard de la France dans le domaine, et pour cause : les nombreuses batailles juridiques entre pro et anti éoliens. Dans cette seconde partie, nous avons donc voulu éclairer nos lanternes et exposer les arguments de chaque partie dans ce dossier complexe. Éolien offshore : pour ou contre ? Parlons-en !  

 

L’éolien offshore en France : rappel du contexte

Le saviez-vous (si vous avez lu le premier article de ce dossier, ce n’est pas du jeu) : la France est le 2ème gisement éolien offshore d’Europe avec un potentiel de production de 30 000 MW ! Et pourtant : notre pays est à la traîne avec seulement une éolienne offshore existante (2 MW de puissance) … Face à ce constat, le gouvernement français lançait, entre 2011 et 2013, deux appels d’offre pour la création de six parcs au large de la Normandie et la Bretagne. Plus récemment, en 2017, un 3ème appel d’offre était également lancé pour un projet d’envergure à Dunkerque.
Carte des différents projets éoliens offshore initiés en France
 

Parmi les projets les plus avancés, celui de Saint-Nazaire (mené par EDF Renouvelables), officiellement lancé le 14 juin dernier. Sept ans après son annonce, le projet verra donc le jour d’ici 2022, pour la fabrication de 80 éoliennes.

Parmi les projets initiés, celui des Iles d’Yeu et Noirmoutier, qui a obtenu tous les feux verts en mars dernier. Un chantier de 62 éoliennes qui devraient entrer en service d’ici 2021, mais qui divise sur de nombreux points.

  Nombre d’éoliennes Puissance par éolienne Puissance du parc Décrocheur
de l’appel d’offre
Saint – Nazaire 80 6 MW 480 MW EDF Renouvelables
Iles d’Yeu et de Noirmoutier 62 8 MW 496 MW Société Éoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN)

*Nb : pour illustrer les points qui seront développés ci-dessous, nous nous appuierons sur les cas de ces deux projets.

 

Éolien offshore : la question énergétique

« Les éoliennes ne produisent pas assez d’énergie »

On reproche souvent aux éoliennes d’être intermittentes (= ne tournent pas à plein régime, ni en continu), donc leur manque de rentabilité. Ces projets éoliens offshores d’envergure seraient trop coûteux pour l’énergie qu’ils permettent de produire.
 
👉 Tout d’abord, il faut savoir que les côtes bretonnes et normandes font partie des côtes les plus ventées de notre pays, avec un vent moyen de 8,2 mètres par seconde (contre 5 en moyenne dans les terres). Il est aussi important de souligner que les vents marins ne rencontrent pas autant d’obstacles que sur terre : ils sont plus soutenus et réguliers, ce qui rend les éoliennes offshores 1,6 fois plus productives que leurs cousines terrestres. Ainsi, le facteur de charge des éoliennes en mer s’élève à 40% contre 25 à 30% sur terre [1]. A titre d’exemple il a été estimé que les éoliennes du parc de Noirmoutier, tourneront à 90% du temps et fonctionneront à pleine puissance 40% de l’année.
👉 Notons enfin que, contrairement aux sources d’énergies non renouvelables (charbon, gaz, pétrole), l’éolien bénéficie d’un potentiel quasi illimité.

 

 « A quoi ça sert d’installer des éoliennes, si elles n’en font pas profiter les habitants locaux ? »

Le système d’injection et de redistribution de l’électricité via le réseau peut sembler flou pour certains. Comment se fait-il que les futures éoliennes maritimes ne couvrent pas directement les besoins en électricité de la zone ?
 
👉 De manière générale quand on parle de réseau d’électricité, il faut raisonner à échelle nationale et non locale. D’un point de vue purement physique, l’électricité produite à un instant T est directement injectée dans le réseau pour répondre à la demande et ce, partout sur le territoire. Exemple simple : si l’éolienne installée en face de chez vous ne tourne pas, faute de vent, ce n’est pas pour autant que n’aurez pas de lumière à la maison, non ? Voilà pourquoi il n’est pas pertinent de voir les choses à échelle locale.
Néanmoins, grâce au système de Garantie d’Origine il est aujourd’hui possible de consommer tout au long de l’année, de l’électricité d’une centrale en particulier, donc de financer le développement de ce type de parcs et de s’assurer que l’électricité que l’on consomme est bien d’origine renouvelable et issue de telle provenance géographique.
👉 Si l’on veut voir plus large, on constate depuis plusieurs années une augmentation de notre consommation électrique. Le tout est de savoir si pour répondre à cet accroissement de la demande, nous choisissons de construire des centrales qui exploitent des énergies renouvelables ou des énergies fossiles…

 

Quel impact des éoliennes sur l'activité économique

Le parc éolien de Sheringham Shoal, en mer du Nord, au large de Norfolk, en Angleterre (puissance de 316,8 MW).

 

Éolien offshore : les arguments économiques

« L’éolien offshore va nuire aux activités de pêche des zones concernées »

Crainte numéro 1 pour les personnes résidant dans les zones concernées : la nuisance sur les activités de pêche. Les éoliennes offshores vont-elles empêcher les marins d’exercer leur activité ? L’installation, la présence et le démantèlement de ces dernières vont-ils avoir des effets néfastes sur les zones de pêche ?
 
👉 Le projet éolien de Noirmoutier (de même que celui de Saint-Nazaire) n’empêchera pas les pêcheurs de naviguer et de continuer leur activité de pêche au sein du parc. Les éoliennes seront implantées dans les fonds côtiers, à moins de 30 mètres de profondeur : le parc n’impactera donc pas la pêche au large. En réalité, l’activité de pêche côtière sera surtout perturbée pendant les travaux de construction. Pendant cette phase, la société EMYN a assuré qu’elle laissera au moins 30% du parc disponible pour les activités de pêche. Une compensation financière sera tout de même prévue pour les professionnels qui seront directement impactés.
👉 Notons par ailleurs que la mise en place de tels projets aura aussi pour retombées directes des créations d’emplois. Estimées entre 750 (Noirmoutier) et 1000 (Saint-Nazaire) emplois directs, ces créations seront aussi accompagnées de plans de formation. A titre d’exemple, pour le projet des Iles d’Yeu et de Noirmoutier, ce sont 315000 heures de formation qui seront dispensées pour les besoins des usines et sur les sites de maintenance.

 

« L’éolien offshore va nuire aux activités touristiques »

Nombreuses sont les personnes qui s’inquiètent de l’impact qu’auront les éoliennes offshores sur l’activité touristique. L’implantation d’un parc dans les paysages qui font le charme de ces régions, peut-elle avoir des conséquences sur l’affluence de touristes ?
 
👉 Globalement, les retours sur expérience de parcs éoliens maritimes à l’étranger ne démontrent pas d’impact significatif sur l’activité touristique.
👉 A Saint-Nazaire les initiateurs du projet ont mené une enquête en 2014 auprès des touristes et acteurs locaux*. En voici les résultats (1200 sondés) :
  • 97 % des sondés déclarent que ce projet n’aura pas d’influence sur leurs habitudes ou qu’ils le considèrent comme une extension de l’offre touristique actuelle.
  • 62 % des interrogés sont intéressés par l’organisation de visites découverte de l’éolien maritime (animations pédagogiques, visite du site d’assemblage…).
  • 80 % des personnes qui s’intéressent à ces découvertes aimeraient visiter le parc en bateau.

 

Les éoliennes sont elles un frein à l'attractivité touristique d'une région ?

 

Éolien offshore : les problématiques écologiques

« L’éolien offshore va nuire à la faune et la flore maritime locale »

Qu’en est-il de la question environnementale ? Les arguments écologiques reviennent souvent (et heureusement !) dans les recours qui visent à stopper les projets éoliens offshores. La seiche, le hareng ou encore les goélands sont autant d’espèces directement menacées par la création de ces parcs…
 
👉 Du côté de Saint-Nazaire, des experts ont mené des études sur la zone concernée, en collaboration avec les associations environnementales et des bureaux d’études spécialisés. Ces études, couplées à des retours d’expérience d’autres parcs d’Europe, ont permis de tenir compte des enjeux liés à la faune et la flore locales.
👉 Sur le projet de Noirmoutier, les associations ont là aussi pris part aux discussions. Elles ont permis de pousser les initiateurs du projet dans leurs retranchements et de trouver des alternatives à des propositions qu’elles considéraient néfastes pour l’environnement. Une démarche ERC (évitement, réduction, compensation) a également été mise en œuvre dès la conception du projet. Quelques mesures concrètes* :
  • Évitement : pas d’utilisation de peinture anti salissure pour la partie immergée des fondations afin de protéger la qualité de l’eau et des sédiments
  • Réduction : réalisation de forages des pieux de deux fondations jacket en simultanée pour réduire le temps de construction et les perturbations
  • Compensation : démarches de protection des colonies d’oiseaux dans l’aire d’étude ; création d’un budget de 2300000€ sur 20 ans pour des opérations de gestion, de restauration et de préservation de l’écosystème.

👉 Enfin, il a été observé – dans les parcs éoliens d’Europe du Nord – que les fondations des éoliennes devenaient de nouveaux habitats colonisés par de nombreuses espèces. Ce phénomène qui augmente localement la biodiversité a été appelé l’effet récif.

 

« L’éolien offshore va nuire au paysage »

La dénaturation du paysage constitue l’une des plus grosses préoccupations des personnes défavorables à l’éolien maritime. Pollution visuelle, dégradation de notre patrimoine paysager… Autant de points qui inquiètent les habitants historiques des communes concernées, mais aussi les nouveaux arrivants, tombés avant tout amoureux de la vue qu’offrent nos côtes.
 
👉 Du côté de Noirmoutier, de nombreuses simulations ont été faites (à partir de 63 points de vue différents). Des montages ont été réalisés à plusieurs moments du jour (matin, couché de soleil) et de la nuit. Un chercheur du CNRS a ensuite étudié de près ces simulations avant d’en confirmer le réalisme (cf. visuels ci-dessous). Mêmes démarches pour le projet de Saint-Nazaire (31 simulations).
👉 Notons également que ces éoliennes seront implantées à une distance entre 11 et 20 km de nos côtes*. Les experts soulignent que la perception sera ainsi amenée à varier selon les conditions météorologiques et les points de vue. Cela revient donc à dire que le parc ne sera visible qu’une partie du temps (selon la luminosité, la présence de brume, la marée…).
*Entre 11 et 20 km pour le projet de Noirmoutier, entre 12 et 20 km pour celui de Saint-Nazaire.

 

Simulations du parc éolien réalisées dans le cadre du projet de Noimoutier

 

Vous l’aurez compris, la question de l’éolien est plus complexe qu’il n’y paraît. Pourtant, les projets initiés pourraient grandement contribuer à l’augmentation de la production d’énergies renouvelables dans notre pays. C’est sur ce tour d’horizon que nous clôturons ce dossier de deux articles sur l’éolien offshore en France. Pour (re)lire notre première partie « Éolien offshore : la création des premiers parcs français », c’est par ici.

 

[1] Source : IFP Energies Nouvelles, Panorama 2016 sur l’éolien offshore
Données relatives au projet du parc éolien offshore des Iles d’Yeu et de Noirmoutier : site officiel du projet
Données relatives au projet du parc éolien offshore de Saint-Nazaire : site officiel du projet

 

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Éolien offshore : la création des premiers parcs français [1/2]

Éolien offshore : la création des premiers parcs français [1/2]

Éolien offshore : la création des premiers parcs français [1/2]

Avec une façade maritime de plus de 3 500 km, la France constitue aujourd’hui le 2ème gisement d’éolien offshore en Europe ! Bonne nouvelle en apparence, et pourtant : nous ne comptons toujours pas à ce jour de parc éolien marin actif. Depuis 2011, des appels d’offres ont pourtant été lancés pour la création de 7 parcs éoliens en mer. Après bientôt 10 ans de procédures et d’études approfondies, la construction du premier site a enfin été lancée le 19 septembre 2019 et plusieurs autres devraient voir le jour d’ici 2022. L’occasion pour nous de refaire un tour d’horizon de la question de l’éolien offshore en France.

 

Pourquoi l’éolien offshore c’est cool et pourquoi les côtes françaises sont-elles des zones à fort potentiel ?

Par rapport au terrestre, l’éolien offshore possède deux atouts de taille. Tout d’abord, la mer étant plane (et oui, grosse exclu !) les vents ne rencontrent pas autant d’obstacles que sur le continent. Ce qui les rend par conséquent plus réguliers et moins turbulents. Par ailleurs, les vents marins étant plus soutenus, les éoliennes offshores peuvent produire jusqu’à 2 fois plus d’électricité qu’une éolienne terrestre.

 

Comme évoqué plus haut, la France constitue aujourd’hui le 2ème gisement éolien le plus important de l’Europe, avec un potentiel de 30 000 MW [1]. Par ailleurs, les côtes bretonnes et normandes font partie des côtes les plus ventées de l’hexagone, avec un vent moyen de 8,2 mètres par seconde (contre 5 en moyenne dans le centre du pays).

 

Les côtes françaises un fort potentiel pour l'éolien offshore

 

Les projets initiés en France

Construire des éoliennes au large de l’Atlantique, une idée futuriste ? Loin de là. Entre 2011 et 2013, le gouvernement français lançait deux appels d’offre pour la création de six parcs éoliens offshore, au large de la Normandie et de la Bretagne : le Tréport et Fécamp en Seine Maritime, Courseulles-sur-Mer dans le Calvados, Saint-Brieuc dans les Côtes-d’Armor, Saint Nazaire en Loire-Atlantique et Noirmoutier en Vendée. Plus récemment, en 2017, un 3ème appel d’offre a été lancé pour un projet d’envergure à Dunkerque.

 

Les projets éoliens maritimes français lancés depuis 2011

Localisation Nombre d’éoliennes Puissance unitaire Puissance totale Décrocheur de l’appel d’offre
Le Tréport 62 8 MW 496 MW Société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT)
Fécamp 83 6 MW 498 MW EDF Renouvelables
Courseulles-sur-Mer 75 6 MW 450 MW EDF Renouvelables
Saint-Brieuc 62 8 MW 496 MW Ailes Marines
Saint Nazaire 80 6 MW 480 MW EDF Renouvelables
Noirmoutier 62 8 MW 496 MW Société Éoliennes en Mer Îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN)
Dunkerque 45 12 MW 600 MW EDF Renouvelables

Sources : sites internet des différents projets éoliens marins initiés en France [2].

 

Certains de ces projets, qui devraient voir le jour entre 2021 et 2026, seront en mesure de couvrir la consommation électrique annuelle d’un grand nombre de foyers.
A titre d’exemple, le site de Dunkerque devrait assurer la consommation de près de 500 000 ménages, soit 45% des ménages du département du Nord (selon les chiffres de 2016).

 

Carte des différents projets éoliens offshore initiés en France

Sources : sites internet des différents projets éoliens marins initiés en France et articles en ligne [3].

 

Le 14 juin 2019, une date importante pour les projets éoliens offshore en cours…

Le 14 juin dernier a été un jour important dans l’historique des projets éoliens en cours. L’ancien ministre de la transition écologique, François de Rugy, officialisait dans un premier temps le lancement du parc éolien de Saint Nazaire. Sept ans après avoir été annoncé, le projet mené par EDF Renouvelables verra donc le jour, avec la contribution de General Electric pour la fabrication des 80 éoliennes.

 

Dans la foulée, il annonçait également le gagnant de l’appel d’offre pour le projet de Dunkerque : (là encore) EDF Renouvelables. Le projet éolien de Dunkerque (45 éoliennes pour une production totale de 600 MW), était convoité par un grand nombre d’acteurs, notamment Total, Engie ou Vattenfall (acteur suédois). Finalement, le tarif proposé par EDF s’est avéré trois fois inférieur aux prix négociés avec le gouvernement en 2012 sur les autres projets : moins de 50€ le mégawattheure.

 

Cette visite à Saint Nazaire a été enfin l’occasion de confirmer les ambitions du Premier Ministre Edouard Philippe. Les objectifs éoliens offshore fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, ont été revus à la hausse, passant de 700 MW à 1 GW de puissance installée par an d’ici à 2028. Ce nouveau cap devrait donc se traduire par une augmentation significative du nombre d’appels d’offres pour de l’éolien offshore.

 

L’éolien offshore chez nos voisins européens

Carte éolien offshore europe

En 2016, 88% de la puissance éolienne offshore mondiale était installée en Europe. Fin 2017, on recensait un total de 92 parcs éoliens au large de 11 pays différents. Soit un total de 4 149 éoliennes offshore [4].

A noter également que 99% de la puissance éolienne offshore implantée sur le Vieux Continent, soit 15 780 MW, est produite par seulement six pays. Parmi eux :
– Le Royaume Uni, qui compte 1753 éoliennes pour une puissance de 6 835 MW
– L’Allemagne : 1 169 éoliennes pour 5355 MW
– Le Danemark : 506 éoliennes pour 1 266 MW
– Les Pays-Bas : 365 éoliennes pour 1118 MW
– La Belgique : 232 éoliennes pour 877 MW
– La Suède : 86 éoliennes pour 202 MW.

 

Finalement pourquoi l’éolien offshore met-il autant de temps à se faire une place dans le paysage français des énergies renouvelables ? La cause principale : les nombreuses batailles juridiques entre pro et anti-éoliens, qui retardent considérablement les avancées des différents projets. Un vaste débat que nous aborderons lors du deuxième article de notre dossier consacré à l’éolien offshore.

 

Photo by Nicholas Doherty and Kiwihug

 

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1 milliard de pertes prévu pour les entreprises dû au changement climatique

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C’est officiel, selon un rapport publié le 4 juin dernier, la perte d’argent liée au réchauffement climatique pourrait atteindre le milliard de dollars pour les 200 plus grandes entreprises de ce monde. A l’origine de cette étude, le CDP (anciennement le Carbon Disclosure Project), un organisme qui a pour mission de mettre en lumière les impacts du dérèglement climatique auprès des autorités, des décideurs politiques et des investisseurs du monde entier. Zoom sur des données alarmantes mais pas que …   

Des impacts financiers bien réels

Parmi les grands groupes interrogés pour la réalisation de cette étude, on compte notamment Vale (entreprise minière), UBS (service bancaire) ou encore BASF (groupe chimique). Des sociétés directement concernées par le réchauffement climatique, que ce soit via des impacts dits physiques (conditions météorologiques extrêmes) ou des impacts dits de transition (associés à une mutation du marché et de l’environnement économique, technologique…). Encouragées à identifier et chiffrer les pertes financières directement liées à ces impacts, les entreprises intéressées ont communiqué leurs chiffres : soit près d’1 milliard de dollars US pour quelques 200 entités sondées.

Le rapport met également en lumière le fait que de nombreuses sociétés ne sont tout simplement pas encore passées par cette phase d’évaluation, tandis que beaucoup d’autres doivent mener des études approfondies pour étayer leurs chiffres : il est quasi certain qu’à terme, les coûts s’élèveront bien au-delà du montant annoncé.

Le changement climatique entraîne des pertes financières

Des coûts liés à l’impact climatique direct et à la consommation

Les pertes financières mises en lumière par l’étude résultent tout d’abord de l’augmentation des coûts d’opération causés par le dérèglement climatique. Concrètement, il s’agit de systèmes de refroidissements mis en place pour contrer la hausse des températures, de la réparation d’infrastructures endommagées par des intempéries, etc.

S’en suivent ensuite les coûts liés à la réduction de la demande des consommateurs. En effet, nombre d’entre eux se tournent désormais vers des produits et/ou services ayant un impact moindre sur l’environnement : une perte directe de chiffre d’affaires pour les groupes qui ne prennent pas suffisamment en considération la problématique environnementale.

« Non seulement une entreprise doit parler des efforts qu’elle déploie, mais elle doit également montrer par ses actions qu’elle apporte des améliorations ou prend des mesures d’atténuation. Ne pas aborder les risques liés au changement climatique et les impacts directs, pourrait entraîner une réduction de la demande de nos biens et services en raison d’une réputation négative. » Alphabet, entreprise qui a participé à l’étude.

A noter enfin qu’il existe des pertes sur le plan boursier. Certaines grandes entreprises, manquent encore de transparence vis-à-vis de leurs actionnaires et investisseurs autour de la thématique de développement durable : cela engendrerait à termes un manque de confiance, donc des pertes financières considérables.

Des opportunités à saisir

Parce qu’identifier les risques liés au réchauffement climatique, c’est bien, mais pouvoir en tirer des constats pour ne pas les subir de plein fouet, c’est mieux ! C’est ce que le rapport du CDP met en avant, en s’intéressant aux opportunités qui se dégagent de l’urgence de la situation.

Là encore, comment cela se concrétise ? L’innovation demeure la première grande opportunité identifiée. En effet, le développement de nouveaux produits et services en phase avec la demande finale, permettrait aux entreprises qui s’en donnent les moyens une meilleure compétitivité et, à terme, un accroissement du chiffre d’affaires.

Accorder de l’importance à la problématique du développement durable, en montrant une volonté de limiter l’impact de son activité sur l’environnement, c’est aussi un moyen pour les entreprises de gagner la confiance des investisseurs. Une opportunité à saisir donc, pour favoriser les rentrées d’argent.

Bilan des courses : pour 225 sociétés sondées, les opportunités liées au climat constitueraient des retombées financières s’élevant à plus de 2 milliards de dollars US. Et selon les économistes, une grande partie de ces opportunités pourrait se concrétiser à court ou moyen terme. En somme, que de bonnes raisons de passer à l’action sans tarder !

Pour avoir accès à l’intégralité de l’étude, c’est par ici : Global Climate Change Analysis 2018.

Photos by Josh Appel, Johannes Plenio &  Meg Nielson on Unsplash

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