Les énergies renouvelables : moteur de relance pour l’économie

Les énergies renouvelables : moteur de relance pour l’économie

Les énergies renouvelables : moteur de relance pour l’économie

Crise économique, croissance, relance de l’activité… Des thèmes qui – en cette période post-crise sanitaire, vont encore rester d’actualité pendant de nombreux mois…
Le problème dans nos économies actuelles, c’est que croissance rime rarement avec transition énergétique et développement durable. A cause de la crise du COVID, le prix du baril de pétrole a connu des prix historiquement bas, et cette énergie primaire polluante est rapidement redevenue attractive économiquement pour le secteur de l’énergie. Ceci alors que dans le même temps, les énergies renouvelables ont été capables d’assurer une part inédite de la production électrique durant la crise
Sur quoi la France peut-elle (et doit-elle) miser pour relancer l’économie, sans perdre de vue ses objectifs de transition énergétique ? Les énergies renouvelables sont-elles une solution ?

 

Le coût de production des énergies renouvelables ne cesse de baisser

Attaquons dans le vif du sujet et parlons coûts. Dans son dernier rapport « Renewable power generation costs in 2019 », l’IRENA dresse un constat clair : le coût de production des énergies renouvelable (EnR) ne cesse de diminuer depuis 2010. Et les chiffres sont parlants : diminution de 82% des coûts de production des panneaux photovoltaïques, de 47% pour le solaire thermique, de 39% pour l’éolien terrestre et de 29% pour l’éolien offshore [1].

Coût de production en USD/kWh par technologie

Une baisse rapide et phénoménale qui s’explique par le fait que les énergies renouvelables ne connaissent pas l’effet de rareté (contrairement aux énergies fossiles) et que leur développement dépend uniquement de nos avancées technologiques. En effet, là où il faut creuser toujours plus loin et effectuer toujours plus de manœuvres politiques pour accéder à des ressources fossiles, les technologies utilisées pour exploiter les EnR se font toujours plus efficaces et perfectionnées, générant au fil du temps des économies d’échelle.

Autres chiffres parlants proposés par l’IRENA : la capacité de production (en kW) qu’il est possible d’atteindre pour un même investissement (entre 2010 et 2019).
👉 Pour 1 million de dollars US investis dans les panneaux photovoltaïques en 2010, il était possible de produire 213 kW d’électricité. En 2019, il était possible de produire 1 005 kW pour le même montant investi !
👉 De même pour l’éolien terrestre : pour 1 million de dollars US investis il était possible de produire 514 kW en 2010, contre 679 kW en 2019.

Capacité de production des énergies renouvelables pour un même investissement

Source : IRENA ; « How Falling Costs Make Renewables a Cost-effective Investment »

L’option charbon n’est plus la moins coûteuse

Dans son rapport, l’IRENA met également en avant le fait que le charbon – actuellement source d’énergie la plus utilisée pour produire de l’électricité dans le monde (40% de la production) et en Europe, n’est plus la solution la plus économique.

En effet, dans 56% des projets mis en service en 2019 et étudiés par l’IRENA, il est apparu que les EnR constituaient une solution plus avantageuse en termes de coûts de production que ne l’aurait été la moins chère des solutions exploitant du fossile. Et si l’on se penche sur l’éolien, cette part grimpe à 75%.

Beaucoup seront tentés de dire que la France n’est pas concernée puisqu’elle produit majoritairement son électricité grâce au nucléaire (70,6% en 2019). Néanmoins, rappelons que notre réseau électrique est européen, et que de nombreux pays font encore tourner des centrales à gaz et à charbon. En tant que consommateurs français, nous jouons un rôle dans le maintien de ces centrales. On vous explique pourquoi ici.

 

Les énergies renouvelables créent de l’emploi

Au-delà des coûts de production en baisse, le secteur des énergies renouvelables participe aussi à la création d’emplois. En 2018, cela concernait plus de 11 millions de personnes à travers le monde (+6,80% par rapport à l’année précédente). Côté européen, les EnR embauchaient en 2017 plus d’1,2 million de personnes. Et parmi les pays qui participent le plus à la création de ces emplois, on retrouve l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la France.

Qu’en est-il de la France justement ? Notre pays représente aujourd’hui un potentiel encore trop peu exploité. Prenons l’exemple de la filière éolienne : cette dernière représentait en 2018 plus de 17 100 emplois sur le territoire, soit +37% par rapport à 2014. Certes, c’est un bon début. Mais en étant le 2ème gisement éolien offshore du continent, nous avons bon espoir que ce chiffre continue de croître ces prochaines années… Notamment grâce aux nombreux projets offshores lancés dernièrement.

Les emplois créés par les énergies renouvelables, par technologie

Penchons-nous également sur les emplois créés par technologie (graphique ci-dessus). On note que le photovoltaïque, les biocarburants et l’hydraulique constituent les filières porteuses. En 2018, elles embauchaient respectivement 3,60 millions ; 2,06 millions et 2,05 millions d’emplois. Soit à eux seuls, 70% des postes sur secteur…

Pour aller plus loin sur ce sujet, nous vous conseillons vivement notre article « Les énergies renouvelables créent de l’emploi ! ».

Les énergies renouvelables un tremplin pour l’emploi en France.

Autre information intéressante que nous mettons en avant dans un dossier complet dédié aux enjeux de la transition énergétique du mix électrique, celle du ratio entre production d’électricité et création d’emplois selon les différentes énergies (cf. tableau ci-dessous).

Rapport production d’électricité et création d’emplois en France en 2018

  Production d’électricité (en GWh) Chiffre d’affaire Emplois directs en France (emploi / GWh)
Total Renouvelable (inclus énergies marines et géothermie) 111 140 15 776 48 610 2,29
Hydraulique 64 220 3 100 11 590 5,54
Eolien 27 869 5 183 18 200 1,53
Solaire 10 708 4 688 7 050 1,52
Bioénergie 7 865 2 231 9 681 0,81
Nucléaire 393 200 46 000 220 000 1,79

Source: ENEDIS, RTE et Observ’ER, baromètre des énergies renouvelables 2018

Comment lire ces informations ? Et bien c’est très simple : pour produire 1 TWh d’électricité, les énergies renouvelables (toutes confondues) emploient directement en France 2229 personnes. La filière renouvelable est ainsi la filière énergétique avec le meilleur ratio emploi crée / GWh produit. Cependant ce chiffre est à modérer en prenant en compte que la filière hydraulique a un potentiel de développement plutôt limité sur notre territoire. En réalité, ce sont les filières photovoltaïque et éolienne qui possèdent le plus grand potentiel de développement, surtout au regard de l’énorme gisement éolien en mer inexploité que les côtes françaises représentent. 

Au vu du rapport de l’IRENA et des objectifs fixés par la PPE, la transition énergétique de notre pays et de l’Europe plus globalement va permettre un essor massif des énergies renouvelables. Il est évident qu’en plus de devenir complémentaires à la filière nucléaire, les filières photovoltaïque et éolienne françaises vont devenir un véritable tremplin pour l’emploi dans les années à venir.

 

… Et elles pourraient en créer encore plus !

Tous les chiffres énoncés plus haut sont certes encourageants, mais ne représentent encore qu’une petite partie du potentiel économique que constituent les énergies renouvelables. Et comme évoqué en introduction, nous en avons eu un aperçu pendant la crise du COVD-19.

Le cas du COVID-19

Les EnR ont respectivement représenté 26,93% et 23,61% de la production totale d’électricité en mars et avril derniers, contre une moyenne de 19,84% sur l’année 2019. Dans notre dernier article actualité « COVID-19 et énergie : 5 points à retenir », nous vous expliquons en détails les raisons de cette tendance, qui sont les suivantes :

  • En cas de forte baisse de la consommation électrique – ce qui a été le cas dernièrement, la priorité est donnée aux centrales renouvelables dont la production est dite « fatale » (= que l’on ne peut pas contrôler). Ce qui est logique : on ne peut pas empêcher l’eau de couler, ni le vent de souffler, ni le soleil de briller, etc. : autant en profiter quand les conditions météorologiques sont réunies.
  • Pendant le confinement la consommation électrique journalière moyenne a connu une baisse de 15 à 20%. Cela a mécaniquement demandé à la production de s’équilibrer, donc de baisser, laissant une plus grande part aux énergies renouvelables dans le mix de production.
  • Notons par ailleurs que les mois de mars et d’avril ont été particulièrement venteux et ensoleillés. Des conditions météorologiques qui ont largement favorisé la production éolienne et solaire sur le territoire.

 

Ces deux facteurs couplés ont engendré une diminution de la production des centrales nucléaires, centrales à gaz, fuel et à charbon un peu partout en Europe. La part des énergies renouvelables dans le mix de production électrique européen a donc nettement augmenté. Et tous les foyers n’en n’ont pas moins été alimentés en électricité !

Finalement, la crise sanitaire aura montré que même intermittentes, les énergies renouvelables sont capables d’assurer une partie plus importante de notre production électrique : la définition même de la transition énergétique.

 

Conclusion

Finalement, ce sont autant de signaux positifs qui amènent à penser que les EnR constituent un véritable levier de relance économique après la période que nous avons vécue. Pour aller plus loin et exploiter leur potentiel, il suffit de se donner les moyens de le faire en :

  • Développant les moyens de production actuels et en en construisant de nouveaux ;
  • Exploitant les zones géographiques du territoire français à fort potentiel ;
  • Faisant le choix à notre échelle (en tant que consommateurs finaux) de consommer de l’électricité verte. Un accroissement de la demande obligera justement les producteurs à investir pour mettre en œuvre le point ci-dessus.

 

[1] Baisse entre 2010 et 2019.

Sources :
IRENA ; « How Falling Costs Make Renewables a Cost-effective Investment »
IRENA ; « Renewable Energy and Jobs : Annual Review 2019 »
Reporterre ; « Remplacer charbon et nucléaire par le solaire et le vent est désormais rentable »

Photo by Martijn Baudoin

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COVID-19 et énergie : 5 points à retenir

COVID-19 et énergie : 5 points à retenir

COVID-19 et énergie : 5 points à retenir

La crise sanitaire liée au COVID-19 a fortement impacté l’économie et de nombreux marchés… Y compris ceux de l’énergie et de l’électricité ! Mais du coup, le coronavirus : bon ou pas bon pour notre planète ? Opportunité ou désastre financier pour les acteurs de ces marchés ? Bonne ou mauvaise surprise pour le consommateur final ? Autant de questions que l’on s’est posé et auxquelles on va répondre ensemble.

Pour vous éviter de vous noyer dans un océan de contenus ‘spécial pandémie’ (si ce n’est pas déjà le cas), nous avons listé pour vous les 5 points à retenir sur le COVID-19 et son impact sur les secteurs énergétique et électrique.

 

1 – Baisse de l’empreinte carbone

Nous avons tous vu les images satellites impressionnantes (et assez satisfaisantes, il faut bien le dire) qui montrent l’avant/après de la pollution atmosphérique pendant le confinement. Et pour cause, la réduction des émissions de CO2 a été l’une des premières conséquences bien visibles de cette crise sanitaire qui a fait fermer un grand nombre d’usines, d’entreprises, et de centres industriels sources de fortes émissions polluantes.

Suite au COVID19

Pollution atmosphérique en France, comparaison entre mars 2019 et fin mars (du 14 au 25) 2020.
Images satellites de l’Agence Spatiale Européenne, AFP

A l’échelle mondiale, on a enregistré dès début avril une réduction de 17% des émissions de CO2 dans l’atmosphère. En regardant de plus près, le secteur du transport est celui qui a eu le plus d’impact, représentant 40% de cette baisse. Viennent ensuite l’industrie (25% de la baisse des émissions), la production d’électricité (19%) et le transport aérien (10%).

Une bonne nouvelle donc, mais à relativiser tout de même. Car non, cette baisse mondiale de l’empreinte carbone ne suffira pas à enrayer l’urgence climatique. Rappelons que l’objectif initial des accords de Paris était de viser la limitation du réchauffement à +1,5°C par an. Pour ce faire, il faudrait que l’on renouvelle l’expérience du confinement tous les ans jusqu’en 2050 ! Inutile de préciser que nous en sommes encore loin…

 

2 – Confinement = baisse de la consommation électrique

Contrairement à ce que certains ont pu penser, non la consommation électrique n’a pas explosé durant le confinement parce que tout le monde était à la maison. Au contraire, elle a même fortement diminué. Comment l’expliquer ? En raison de toutes les industries dont l’activité a été grandement ralentie ou totalement arrêtée. De même pour les petites et moyennes entreprises, sans oublier les cinémas, centres commerciaux, bars, restaurants et autres commerces.

En France, cette baisse de l’activité économique n’a pas fait exception sur la consommation d’électricité. En effet, la consommation électrique journalière moyenne a connu une baisse de 15 à 20%. Comme le montre le graphique ci-dessous, la consommation électrique d’un jour normal de semaine s’apparentait plutôt à celle d’un jour férié.

Consommation journalière d’électricité, avant et pendant le confinement

la consommation journalière d'électricité pendant la crise du COVID19

« La consommation du jeudi 26 mars 2020 présente un profil très proche de celle du lundi de Pâques 2018, et nettement plus faible que celle du jeudi 28 mars 2019. » Source : France Stratégie ; « Impacts de la crise du Covid-19 sur le système électrique ».

 

3 – Une forte production électrique issue des énergies renouvelables

Si la consommation électrique a baissé, la part de production d’électricité grâce aux énergies renouvelables a, elle, augmenté. Les EnR ont respectivement représenté 26,93% et 23,61% de la production totale d’électricité en mars et avril 2020, contre une moyenne de 19,84% en 2019.

Voici pourquoi : la priorité est toujours aux centrales renouvelables qui ont une production dite « fatale », autrement dit, les moyens dont on ne peut pas contrôler la production. Quand l’eau coule, les barrages tournent, quand le soleil brille les panneaux solaires produisent, quand le vent souffle les éoliennes tournent : rien de plus logique ! En plus, les mois de mars et d’avril nous ont offert des conditions météorologiques particulièrement venteuses et ensoleillées (4,29 TWh d’électricité éolienne et 1,05 TWh d’électricité photovoltaïque produits). Couplées à une demande plus faible, cela a engendré une diminution de la production des centrales nucléaires, centrales à gaz, fuel et à charbon un peu partout en Europe.

La preuve concrète que, même intermittentes, les énergies renouvelables peuvent (et doivent !) assurer une partie plus importante de notre production électrique. Le nucléaire et les énergies fossiles pouvant prendre le relais pour équilibrer le réseau lorsque la demande devient trop importante et/ou les conditions météorologiques trop peu favorables…

 

4 – Les conséquences du COVID-19 sur le tarif de l’électricité

La crise sanitaire liée au COVID-19 a eu un autre impact sur le marché électrique : l’effondrement des prix. Pourquoi ? Dès lors qu’il y a une baisse de la demande, les producteurs d’électricité produisent moins, et sont donc moins payés. Jusqu’ici, rien de bien compliqué. Sauf que cette tendance se répercute ensuite sur les autres acteurs de la chaîne (fournisseurs et gestionnaires). Eux aussi voient leurs revenus diminuer.

quels seront les impacts du COVD19 sur les tarifs de l'électricité

« La crise sanitaire liée au COVID-19 a eu un autre impact sur le marché électrique : l’effondrement des prix. »

Et c’est là que nous allons être concernés en tant que consommateurs finaux. Les dépenses des gestionnaires de réseau (RTE et ENEDIS en France), concernent en grande partie des investissements dans l’évolution du parc électrique et de la maintenance… Qu’il faudra bien financer d’une manière ou d’une autre. Selon une étude menée par France Stratégie, il se pourrait que ces dépenses soient finalement couvertes par une augmentation du TURPE (le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité). Il est donc possible que cette taxe augmente pour couvrir le manque à gagner durant cette crise.

Néanmoins, le TURPE étant réévalué chaque année, il n’est pas encore possible de vérifier cette hypothèse.

 

5 – Un focus sur les mauvaises énergies ?

Finalement, la crise du COVID-19 nous a montré que les énergies renouvelables ont une place plus importante à occuper dans notre mix énergétique. Mais jusque-là, il semblerait que ce ne soit pas encore la priorité des politiques… Avec des prix historiquement bas, le prix du baril de pétrole est même devenu négatif, les énergies fossiles sont rapidement devenues le centre de l’attention des gouvernements.

Une attention qui pourrait avoir deux conséquences :

  • Le ralentissement ou le report de nouveaux projets de centrales renouvelables,
  • Un approvisionnement en énergie primaire encore dépendant de pays étrangers.

 

Dans ce contexte de déconfinement et de reprise progressive de l’activité, il faudra surveiller de près l’évolution du marché de la consommation pour confirmer ou infirmer les observations déjà établies.

Et contrairement aux idées reçues, vous pouvez vous aussi agir pour la transition énergétique et notre indépendance énergétique. Comment ? Vous pouvez faire le choix de consommer de l’électricité verte et continuer à votre échelle de contribuer à la sobriété énergétique en participant à la réduction de votre bilan carbone lié à l’énergie déjà amorcé pendant le confinement.

 

Sources :
L’info Durable ; « Des émissions carbone en baisse, mais un faible impact sur le réchauffement climatique »
L’Ener GEEK ; « Quelles conséquences à la crise du COVID-19 sur le secteur de l’électricité ? »
Novethic ; « Le Coronavirus va freiner la transition énergétique »
France Stratégie ; « Impacts de la crise du Covid-19 sur le système électrique »

Photo by Rodion Kutsaev ; Art Wall – Kittenprint

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Les énergies renouvelables créent de l’emploi !

Les énergies renouvelables créent de l’emploi !

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Aujourd’hui nous allons parler emploi. Mais pas n’importe quels emplois : ceux directement générés par le développement et l’exploitation des énergies renouvelables. Et il y a de quoi dire : en 2018, près de 11 millions de personnes dans le monde occupaient un poste lié de près ou de loin à la filière du renouvelable ! Un chiffre qui ne cesse de croître d’année en année… Alors chez QuiEstVert nous avons pris le rapport annuel de l’IRENA sous le bras et l’avons décrypté pour vous !

 

 

Energies renouvelables et emploi : que faut-il retenir ?

En début d’année, l’IRENA (International Renewable Energy Agency) publiait la 6ème édition de son rapport. Ce dernier – comme les précédents – fait le lien entre énergies renouvelables et emploi créés à l’échelle mondiale.

Avant d’aller plus loin dans l’analyse, notamment par technologies et par pays, voici les 3 grandes informations qu’il faut retenir :

  • En 2018, les énergies renouvelables ont permis d’employer 11 millions de personnes à travers le monde. Un chiffre en augmentation de 6,80% par rapport à l’année précédente soit près de 700 000 emplois nets de nouveaux.
  • Ces emplois se concentrent essentiellement dans un petit nombre de pays. Parmi eux : la Chine en tête avec 39% des emplois mondiaux, le Brésil, les Etats-Unis, l’Inde et quelques pays de l’Union Européenne.
  • La filière du photovoltaïque est de loin la filière qui génère le plus d’emplois. En effet, elle représente 1/3 des personnes embauchées dans les EnR et dans le monde.

ce que l'on retient du rapport de l'IRENA sur les emplois créés par les énergies renouvelables

De manière générale, l’IRENA met l’accent sur une nécessité claire : l’engagement et les efforts consacrés au développement des énergies renouvelables doivent résulter d’une réelle étroite collaboration entre politiques publiques et entreprises privées. Au-delà des facteurs environnementaux et économiques, il ne faut pas oublier que les énergies renouvelables intègrent pleinement les dimensions politique et sociale.

Exemple des éoliennes

Les pays de l’Union Européenne sont aujourd’hui les leaders en termes d’installations d’éoliennes (le Danemark en tête). Pourtant, la Chine demeure le pays qui crée le plus d’emplois dans la filière. La raison : les pays européens ne produisent pas leurs éoliennes sur leurs territoires, ils les construisent en Asie. Comme dans de nombreux secteurs, les raisons de ce phénomène sont directement liées à la compétitivité des coûts de production.

👉 Et c’est précisément là que l’IRENA attire notre attention : cette pression sur les coûts a des conséquences directes sur la qualité des produits et la formation de la main d’œuvre, souvent moins qualifiée. C’est pourquoi l’équilibre entre économie, politique, social et environnement est un enjeu de taille sur le marché des énergies renouvelables.

 

Zoom sur les emplois créés dans les énergies renouvelables

Le photovoltaïque en tête

Commençons par la filière du photovoltaïque. C’est en effet celle qui génère le plus d’emplois à l’échelle mondiale avec 3,6 millions de salariés, et une puissance installée de 94 GW sur la seule année 2018. Parmi les 10 pays qui génèrent le plus d’emplois, il est intéressant de noter que 8 d’entre eux sont asiatiques (en comptant ici la Turquie). En tête, la Chine reste de loin le pays qui emploie le plus de personnes : 2,2 millions, soit 2/3 des postes liés à l’industrie du photovoltaïque.

La Chine est ainsi devenue un rôle modèle de l’industrie photovoltaïque. On explique ce succès par la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement efficace, couplée à un soutien local, provincial et gouvernemental fort et par le développement à grande échelle d’usines de production de panneaux solaires. Bel exemple de ces efforts : la région du delta du Yangzi, qui a réussi avec brio à créer un bassin économique riche. Pour ce faire, la région a misé sur des clusters d’entreprises spécialisées dans le solaire, des industries de verre (80% de la composition d’un panneau solaire), d’aluminium et de silicium locales qui permettent d’assurer des approvisionnements intermédiaires efficaces et à bas coûts.

Suivi des biocarburants

Les biocarburants sont une énergie encore peu exploitée en Europe. Néanmoins ils constituent la deuxième filière qui embauche le plus de personnes au monde… Avec un total de 2 millions d’emplois (+ 6% par rapport à l’année précédente) ! En tête, le Brésil qui permet l’emploi de 832 000 personnes à lui tout seul.

Qu’en est-il de la filière éolienne ?

Au total (en comptant l’éolien sur terre et en mer), la filière éolienne génère près d’1,2 million d’emplois dans le monde. Là encore, c’est un petit nombre de pays (5) qui concentre la très grande majorité des emplois (75%). Et cocorico, puisque la France figure dans le top 10 (9ème position) de ces pays qui embauchent le plus dans la filière.

Toujours sur 2018, la capacité nouvellement installée s’est élevée à 540 GW pour l’éolien terrestre et 23 GW pour l’éolien maritime. Ce dernier n’est cependant pas en reste, puisqu’il a fait l’objet de plusieurs investissements : 11,4 milliards de dollars investis par la Chine, mais aussi 3,3 milliards de dollars mis sur la table pour des projets éoliens offshore européens.

Et de l’hydraulique ?

La filière hydraulique reste de loin celle qui possède la plus grande capacité installée. Elle représente en effet 50% de la production d’énergie renouvelable au monde ! A noter que cette part tend à diminuer en raison du développement des autres technologies, notamment du photovoltaïque et de l’éolien.
Côté emploi, le rapport estime que la filière hydraulique (petite et grande confondues) emploie plus de 2 millions de personnes. Ce qui n’est pas à négliger…

 

Emplois créés dans les énergies renouvelables par technologie

Répartition de la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables, par pays – 2017 IRENA

 

Quelle place prennent les pays sur la scène mondiale ?

La chine, premier créateur d'emplois dans les énergies renouvelables N°1 des créateurs d’emplois dans les EnR : la Chine
La Chine reste incontestablement (et pour quasiment toutes les technologies), le pays qui compte le plus d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables. En 2018, ce nombre s’élevait ainsi à 4,1 millions d’emplois, soit 39% du total mondial. Un bon signe pour une nation qui dans tous les esprits est un des plus gros pollueurs.

le brésil deuxième créateur d'emplois dans les énergies renouvelables N°2 : le Brésil
Avec 1,1 million d’emplois générés dans les énergies renouvelables, le Brésil est le challenger de ce classement. Une place qu’il doit en grande partie à la filière des biocarburants. Notons que l’éolien présente un secteur à potentiel pour le pays, mais que le manque de compétences et donc de main d’oeuvre qualifiée, est à ce jour la principale barrière à la création d’emploi.

Les emplois dans les énergies renouvelables créés par les usa N°3 : les Etats Unis
Du côté des Etats-Unis, les emplois liés aux énergies renouvelables (855 000 au total) sont avant tout générés par les biocarburants, le solaire et l’éolien. A noter que durant l’année, les incertitudes liées à la politique tarifaire du pays ont retardé pendant un temps plusieurs projets à grande échelle.

répartition des créations d'emplois dans le secteur des énergies renouvelables par pays

Répartition de la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables, par pays – 2017

 

Et l’Europe dans tout ça ?

Les données les plus récentes retranscrites dans le rapport concernant l’Union Européenne datent de 2017. Cette année là, les pays européens généraient plus d’1,2 million d’emplois dans le secteur des EnR. Parmi les pays porteurs, on retrouve l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume Uni, l’Italie et … La France !  Si l’on zoome sur les emplois créés par technologie, voici ce que l’on retient :

  • La filière éolienne (offshore comprise) participait à l’embauche en 2017 de plus de 314 000 personnes. En tête de cette industrie, le Royaume Uni, l’Allemagne et le Danemark. A noter que le Danemark, l’Allemagne et l’Espagne représentent 86% des exports mondiaux de la filière.
  • En 2017, le photovoltaïque employait plus de 95 000 personnes. Un nombre en légère baisse par rapport à l’année précédente, s’expliquant en partie par la diversification de la chaîne d’approvisionnement et le recul du nombre d’infrastructures installées à domicile.
  • Les filières biomasse et biocarburants employaient respectivement 387 000 et 230 000 personnes la même année.
  • Enfin l’énergie thermique, dont le nombre d’emploi directement liés a fortement baissé, est passée de 40 000 en 2016 à 29 300 emplois en 2017. Une forte baisse s’expliquant notamment par des politiques de réglementations restrictives et la forte concurrence du chauffage au gaz et des pompes à chaleur.

Des différences de stratégie entre l’Europe et la Chine

Il faut bien noter ici la différence entre la stratégie économique des acteurs européens et celle de la Chine. Des pays européens comme le Danemark, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore l’Espagne, sont aujourd’hui les leaders mondiaux de l’éolien et exportent hors d’Europe la majeure partie de leurs installations. Or ces dernières sont majoritairement produites en Chine. Ainsi, les emplois nécessaires à l’export d’éoliennes ne sont pas créés dans les pays européens – d’où les entreprises sont originaires, mais bien dans les pays où elles sont produites et installées, donc majoritairement en Asie (et non en Europe !).

A l’opposé, la Chine qui – comme on l’a vu – est un acteur majeur de la production d’installations renouvelables, installe une grande partie de ses installations renouvelables directement sur place. Installations qu’elle a donc elle-même produites. Un bel exemple de transition énergétique qui crée de la richesse et de l’emploi localement !

 

La France reste un petit acteur, mais avec du potentiel

Concluons par la France. Acteur encore timide sur le secteur des énergie renouvelables en général, notre pays présente cependant un réel potentiel, en particulier en ce qui concerne la filière éolienne. En effet, en 2018, l’éolien a permis l’emploi de 17 100 personnes au total sur notre territoire. Un chiffre qui reste faible en comparaison avec certains voisins européens, mais qui tend à augmenter au fil des années (+ 37% par rapport à 2014).

la france, un pays à potentiel pour la filière éolienne

Zoomons sur la filière offshore si vous le voulez bien : dans un récent dossier en deux parties, nous rappelions que la France est aujourd’hui le deuxième gisement éolien offshore d’Europe ! Et nos politiques l’ont bien compris, puisque depuis 2011, 3 appels d’offres ont été lancés pour la création de 7 parcs éoliens au large de nos côtes, soit un total de plus de 3 GW installés (dont 2 projets déjà lancés) ! Des projets qui permettraient ainsi de créer plus de 10 000 emplois directs (et oui, quand même).

Hormis sur nos côtes, notons enfin que les énergies renouvelables permettent de booster l’activité et l’emploi de nombreuses régions :

  • Le bassin parisien qui abrite de postes bureaucratiques, en raison des nombreux sièges qu’il regroupe,
  • La région Nord-Est qui elle accueille 50% des centrales à énergies renouvelables du pays, donc beaucoup d’emploi liés à la manutention,
  • Les régions Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie et PACA, qui regroupent à elles seules 79% de la puissance hydraulique du pays. Rappelons qu’en 2017, la France comptait plus de 2 000 installations hydro-électriques, pour une puissance installée de 25,5 GW (1ère source d’électricité renouvelable en France).

 

Conclusion

Dans un dossier complet dédié aux énergies renouvelables que nous avons publié en octobre dernier, nous nous penchions déjà sur la question des emplois liés aux EnR. Dans un tableau calculant le ratio entre production et création d’emplois, les constats étaient clairs : regroupées, les EnR emploient davantage de personnes que le nucléaire (2017). En effet, pour 100 GWh d’électricité produite, le nucléaire emploie 172 personnes quand le renouvelable en emploie 195. Là encore, une preuve du potentiel socio-économique des EnR et un argument de plus en faveur de la transition énergétique.

Et dans cette transition énergétique, nous avons tous un rôle à jouer ! Comment ? En faisant le choix de consommer de l’électricité 100% d’origine renouvelable. Et mieux encore, vous pouvez créer un cercle vertueux en choisissant de consommer de l’électricité renouvelable française. Vous financerez ainsi la maintenance et le développement de moyens de production… Qui créeront de l’emploi chez nous !

 

Note : hormis précisions spécifiques, toutes les données retranscrites dans cet article concernent l’année 2018.

Sources :
 
 

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Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

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Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Ça y est, le Brexit a eu lieu ! Le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union Européenne. Une prise de distance qui pose bien des questions sur le plan économique et sur les relations commerciales entre nos pays. Et bien évidemment, chez QuiEstVert nous avons cherché à savoir ce qu’il en sera du marché de l’électricité.

 

Le Royaume-Uni va-t-il se retrouver dans le noir à cause du Brexit ?

Attaquons directement dans le vif du sujet : non, la Grande Bretagne ne va pas être privée d’électricité sous prétexte qu’elle a quitté l’UE. Comme nous l’avons souvent expliqué dans d’autres contenus, notre réseau électrique est européen. Qu’est-ce que cela signifie ? Et bien qu’en raison des interconnexions existantes (+ de 400), les frontières entre les pays – y compris avec nos amis anglais – ne sont pas visibles.
Il existe à ce jour une interconnexion électrique entre la France et le Royaume-Uni. Il s’agit d’IFA 2000, installée en 1986, reliant Calais et le Kent. C’est une ligne de transport d’électricité en CCHT (Courant Continu en Haute Tension) d’une capacité de 2 GW, qui transporte le courant dans les deux sens. Pas de panique donc, le signal électrique ne s’arrêtera pas de traverser la Manche du jour au lendemain pour des questions politiques.

Les réseaux électriques européens sont interconnectés

Carte du réseau électrique européen – Source : ENTSO-E, Grid Map
On voit ici IFA 2000 entre la France et la Grande Bretagne (ligne violette)

 

En parallèle, deux projets d’interconnexions entre nos pays verront le jour en cette année 2020. Il y a tout d’abord IFA 2, une ligne d’une capacité d’1 GW. Avec 200 km de longueur sous-marine et 30 km de longueur souterraine, elle reliera la Basse-Normandie à l’île de Wight. Nous avons également l’interconnexion ElecLink d’une même capacité, qui passera dans le tunnel sous la Manche.

Passage des câbles électriques sous le tunnel

Projet ElecLink – Position des câbles HVDC dans le tunnel Nord

 

En cette période post Brexit, nous sommes à l’heure actuelle en période de transition. Cela signifie concrètement que pendant ce laps de temps, tous les règlements et accords en cours entre le Grande Bretagne et les autres pays européens continuent de s’appliquer. Là encore, il y a peu de chance que le Brexit ait un impact sur ces projet en fin de construction.

 

Et l’après Brexit ?

Passée la période de transition en cours – jusqu’au 31 décembre 2020 – l’enjeu sera de maintenir au mieux les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et les pays européens, dont la France. Et c’est là que les incertitudes surviennent. En effet, plusieurs projets de liaisons électriques déjà en discussion pourraient être remis en question ou retardés. Parmi eux, deux nouvelles interconnexions avec la France, Aquind et GridLink.

Projet Aquind

Mise en service : 2022
Liaison : Lovedean (UK) – Bertrimont (FR)
Capacité : 2 GW

Le projet d’interconnexion Aquind est une ligne de transport d’électricité en CCHT (Courant Continu à Haute Tension). Elle reliera la France (Normandie) à la Grande Bretagne en passant sous terre et sous la Manche. Grâce à ses 2 GW de capacité, l’interconnexion sera en mesure de transporter 16 millions de TWh par an. Une quantité qui représente 3% de notre consommation nationale d’électricité, ou encore 5% de la consommation britannique !

C’est un peu flou pour vous ? Voici un schéma qui vous aidera à y voir plus clair.

 

L'interconnexion sous marine aquind entre la Grande Bretagne et la France

Site du projet de l’interconnexion Aquind – Schéma de l’interconnexion entre la France et la Grande Bretagne

Projet GridLink

Mise en service : 2024
Liaison : Kingsnorth (UK) – Dunkerque (FR)
Capacité : 1,4 GW

L’interconnexion GridLink sera elle aussi une ligne électrique à haute tension qui reliera nos deux pays. Un projet d’une capacité de 1,4 GW qui s’étendra sur 140 km sous mer et 13 km sous terre ! Cette nouvelle installation sera en capacité d’alimenter plus de 2,2 millions de foyers en électricité.

 

On résume…

Les projets d’interconnexion tels qu’Aquind et GridLink ont pour but d’améliorer l’efficacité énergétique des marchés, de sécuriser l’offre et d’offrir davantage de souplesse aux réseaux électriques. La sortie du Royaume Uni de l’UE pourrait effectivement avoir un impact sur les discussions liées à ces projets… Donc sur l’amélioration future du marché électrique européen.

Les interconnexions électriques entre la france et le royaume uni

Les interconnexions électriques entre la France et le Royaume-Uni
Sources : sites internet des différents projets d’interconnexions entre la France et la Grande Bretagne

 

En clair, le Brexit n’aura pas d’incidence sur les échanges d’électricité déjà existants entre la France et le Royaume-Uni. En revanche, il pourrait avoir une incidence sur les négociations liées aux projets d’interconnexions futures.
Cela dit, nous ne sommes pas sûrs que ce soit dans l’intérêt ni des uns, ni des autres de ne pas faire aboutir ces projets. Par ailleurs, nous n’allons pas démonter les câbles sous la Manche à cause du Brexit, ni maintenant, ni plus tard. Quoiqu’il arrive, la Grande Bretagne continuera de participer à l’équilibrage du réseau électrique européen. D’un point de vue physique, nos pays resteront solidaires sur le marché et partageront toujours le même réseau. Cela signifie également que nous demeurons responsables de leurs moyens de production fossiles (ne pas consommer renouvelable, même chez nous, entretient ces moyens de production).

Sources :
Rte, « Brexit quel impact sur le marché européen de l’électricité ? »
Rte, « Interconnexion sous-marine et souterraine France – Angleterre »
Site du projet d’interconnexion Aquind
Site du projet d’interconnexion ElecLink

 

Photo by Eva Dang

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Pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) va impacter votre quotidien

Pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) va impacter votre quotidien

Pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) va impacter votre quotidien

Mis à jour le 24 janvier 2020

 

La version définitive de la PPE (ou Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) a officiellement été publiée lundi dernier par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. Elle fait état des objectifs de la France en matière de production énergétique. Si l’accent est mis sur l’importance des énergies renouvelables, la PPE ce n’est pas juste développer le parc éolien en France, bien au contraire ! La PPE devrait impacter directement la vie des Français. Concrètement, comment cela va-t-il se manifester ? On fait le point avec vous sur les objectifs et les enjeux de la PPE.

 

La PPE, qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) [1] est une programmation des objectifs à atteindre en matière de production et de consommation énergétique.  Il s’agit ici d’un engagement du gouvernement à débloquer des moyens logistiques et financiers pour atteindre ces objectifs à différents horizons. Parmi les plus relayés, celui de la France qui s’est engagée à devenir neutre en carbone d’ici 2050. Concrètement, cela implique que la France va être amenée à supprimer les émissions de gaz à effet de serre liées à sa consommation énergétique, tout en développant des moyens de production des énergies renouvelables. 

Installation de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes, fermeture de centrales nucléaires, réponses à la demande croissante en électricité… Voici les grandes lignes de la PPE qui permettront d’appliquer la loi transition énergétique [2]

🛡️ La sécurité d’approvisionnement

Tout d’abord, la sécurité d’approvisionnement. Ce premier point assure que tout le monde soit bien fourni en électricité à tout moment du jour et de la nuit, et ce quelle que soit la période de l’année, y compris pendant les épisodes de grands froids.

🏭 La baisse de la consommation d’énergie fossile

Cela passe essentiellement par de la sensibilisation et de la pédagogie, en informant le public de l’impact de leur consommation de gaz ou d’essence au quotidien. En matière de sensibilisation, il y a également  les nombreuses actions mises en place pour inciter le public à mieux isoler leur logement. En effet, à la clé : une diminution de la consommation d’énergie et une facture de chauffage moins élevée… C’est gagnant-gagnant !

🌱 Le développement de l’exploitation des énergies renouvelables et de récupération

Ensuite, l’enjeu principal des énergies renouvelables en France, c’est de garantir à la population un approvisionnement permanent et sans coupure. Le développement et l’installation de parcs éoliens et de panneaux photovoltaïques prennent alors tout leur sens.

⚡ Une gestion de l’énergie équilibrée

Puis nous avons le développement équilibré des réseaux, du stockage, de la transformation et du pilotage de la demande d’énergie. Cet axe s’adresse particulièrement aux entrepreneurs et innovateurs en tout genre, prêts à répondre aux besoins des décennies futures. Par exemple, il n’est aujourd’hui par encore possible de stocker de l’électricité à grande échelle : saurez-vous inventer la super batterie du futur ?

🚗 La stratégie de développement de la mobilité propre

Puisque tout le monde ne peut pas aller travailler en trottinette, il est donc important d’innover pour que nos déplacements du quotidien ne polluent plus.

💰 La préservation du pouvoir d’achat des consommateurs

Il faut garantir la compétitivité des prix de l’énergie, car l’électricité est un besoin primaire dont chacun doit bénéficier.

🤹 L’évaluation des besoins de compétences professionnelles

Enfin, qui dit valorisation d’un secteur dit nouveaux métiers ! Il faut s’assurer que les formations professionnelles parviennent à s’adapter à ces nouveaux métiers de l’énergie qui émergent.

 

Objectifs de la PPE : les chiffres

Nous avons parlé des grandes lignes, parlons chiffres à présent ! La PPE a en effet déterminé des objectifs à tenir d’ici 2023 et 2028. Voici les plus significatifs :

  • Baisse de la consommation d’énergie : baisse 7,6% en 2023 et de 16,5% en 2028 par rapport à 2012
  • Consommation primaire des énergies fossiles : baisse de 20% pour 2023 et 35% en 2028 par rapport à 2012
  • Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie : 277 MtCO2 en 2023 et 227 MtCO2 en 2028. Soit une réduction de 27 % en 2023 et 40 % en 2028 par rapport à 1990 !
  • Augmentation de la consommation de chaleur renouvelable : 196 TWh en 2023 et entre 218 et 247 TWh en 2028. Soit une augmentation de 25 % en 2023 et entre 40 et 60 % en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2017 (154 TWh)
  • Production de gaz renouvelables : 24 à 32 TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une baisse des coûts (soit 4 à 6 fois la production de 2017)
  • Revues à la hausse des capacités de production d’électricité renouvelables installées :  73,5 GW en 2023, soit + 50 % par rapport à 2017 et 101 à 113 GW d’ici 2028, soit le double comparé à 2017
  • Énergies renouvelables électriques : un objectif de 40 % d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale pour 2030
  • Capacités de production d’électricité nucléaire : fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035. A court terme, ce sont 4 à 6 réacteurs nucléaires qui devraient être fermés d’ici 2028, dont ceux de Fessenheim
  • Croissance économique : hausse de 1,3 point de PIB en 2023 et de 2,1 points pour 2028.

Mais aussi une dizaine d’appels d’offres…

  • Une dizaine d’appels d’offres devraient être publiés chaque année, en vue de doubler les capacités de création et de stockage des énergies renouvelables d’ici 2028. Ce qui inclut :
    • la multiplication par 3 des parcs éoliens…
    • … Par 5 des parcs photovoltaïques
    • un parc hydroélectrique renforcé
    • le lancement de parcs éoliens offshores.

Les objectif de la PPE

 

La PPE et moi : qu’est-ce qui va changer ?

Si la PPE s’adresse en premier lieu aux acteurs de l’énergie, nous devrions rapidement constater ses effets sur notre quotidien [3] ! Pour finir, voici donc une petite liste, non exhaustive, des choses qui devraient changer (pour vous ?) dans les années à venir.

🏠 Le logement

  • 2,5 millions de logements seront rénovés : cela signifie une consommation d’électricité moins gourmande, des émissions moins polluantes, et pour les concernés une facture moins élevée à la fin du mois !
  • 3,4 millions d’équivalents logements raccordés à un réseau de chaleur
  • 9,5 millions de logements chauffés au bois avec un appareil efficace
  • 10 000 chauffages à charbon (la moitié de ceux restants) et 1 million de chaudières au fioul (sur un parc restant de 3 millions) vont être remplacées par du chauffage plus performant. Objectif : payer moins cher et avoir moins froid (les pulls et les plaids, ça va bien deux minutes !)
  • Enfin, entre 65 000 et 100 000 sites photovoltaïques en autoconsommation devraient voir le jour. En clair, les démarches pour installer des panneaux solaires sur vos toits vont être facilitées !

🚗 Le transport

  • 1,2 million de voitures particulières électriques devraient être mises en circulation (électriques et hybrides rechargeables) et 100 000 points de recharge publics installés dans toute la France pour démocratiser les véhicules électriques.
  • 20 000 camions au gaz en circulation
  • Une autorité organisatrice de la mobilité présente sur l’ensemble du territoire,pour construire des solutions adaptées aux besoins des citoyens.

💰 Le compte en banque

  • Création d’environ 238 000 emplois d’ici 2023 et 440 000 emplois en 2028
  • Revenu disponible brut des ménages : hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1 point en 2023 et de 2,2 points en 2028.

PPE et ses impacts sur notre quotidien

 

En conclusion, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie présente des objectifs ambitieux qui visent à diminuer l’impact carbone des Français, tout en augmentant leur confort ! En optimisant les logements et les modes de transport, mais aussi en favorisant l’innovation sur la création et le stockage de l’énergie, la PPE devrait permettre à la France de répondre à ses objectifs en matière d’émissions et de devenir un fleuron de l’électricité verte. Et vous ? Qu’avez-vous prévu de faire pour mieux maîtriser votre consommation énergétique ?

 

Sources :
[1] Définis aux articles L. 100-1, L. 100-2 et L. 100-4 du code de l’énergie.
[2] Site du Ministère de la Transition écologique et solidaire – PPE
[3] Synthèse de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie 

 

Photo by Jason Blackeye ; ZACHARY STAINES

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Les événements green de 2020 à ne surtout pas manquer !

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Les événements green de 2020 à ne surtout pas manquer !

2019 est terminée, cap sur 2020 ! Et ça tombe bien, parce qu’il va s’en passer des choses ! Pour bien démarrer l’année, nous avons répertorié les événements green de 2020 à ne louper sous aucun prétexte. Salons ou festivals écologiques, professionnels ou familiaux, développement durable ou énergies renouvelables… Il y en a pour tout le monde. Alors pas d’excuses, on note dans l’agenda et on y va !

 

 

Les événements green de 2020 : écologie et développement durable

Primevère

Lyon Eurexpo, du 6 au 8 mars – tout public – payant

Tout d’abord, nous avons repéré Primevère, un salon organisé chaque année par une association de bénévoles. Son ambition est de réunir acteurs de l’écologie et grand public pour présenter des alternatives militantes cohérentes et éthiques. A chaque édition, Primevère s’organise autour de trois idées fortes : interpeller, promouvoir des démarches alternatives et développer une meilleure communication entre partenaires de l’écologie. Avec plus de 30 000 visiteurs, 500 exposants et 200 intervenants, le salon incite aussi à l’échange entre générations actuelles et futures.

Cette 34ème édition aura pour thème : Le Pouvoir d’Agir, en vue de sensibiliser sur une situation devenue plus qu’urgente. « Actions individuelles, convergence des luttes, actions, boycott, désobéissance, non-violence, rébellion, résilience… Réapproprions-nous le pouvoir d’agir pour redonner du sens aux espoirs de demain … ». Un event familial qui devrait intéresser petits et grands !

Evénements green 2020 à ne pas manquer

Vivre Autrement

Parc Floral de Paris, du 20 au 23 mars – tout public – payant

Vivre Autrement est LE salon écolo, éthique et bio référence en France. Chaque année, depuis plus de 30 ans, ses acteurs agissent autour d’un seul mot d’ordre : promouvoir l’écocitoyenneté. Le salon regroupe ainsi près de 430 exposants qui présentent leurs méthodes de travail. Par ailleurs, ce sont plus de 30 000 visiteurs qui affluent, en quête de conseils et de produits éco responsables. Au programme, 4 journées de conférences et des rencontres sur différentes thématiques : se nourrir autrement, se faire du bien autrement, s’habiller autrement, s’évader autrement, penser autrement et habiter autrement.

Produrable

Palais des Congrès de Paris, du 28 au 29 avril – professionnels – payant

Nous avons ensuite le salon Produrable qui est un événement professionnel européen autour du Développement Durable et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Organisé chaque année en partenariat avec le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Produrable collabore avec les principaux réseaux professionnels et médias spécialisés du secteur. Au programme, 2 jours de conférences et de networking autour de 12 thématiques en lien avec le Développement Durable, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et des Marques (RSM). Rappelons aussi que le salon accueillait l’année dernière 6500 visiteurs, 430 intervenants, 130 conférences et 250 partenaires et exposants.

Event green de 2020 Produrable Event green de 2020 Produrable

 

Sirha Green

Lyon Eurexpo, du 14 au 16 juin – professionnels – payant

Sirha Green est le tout premier événement dédié au food-service responsable. Lancé en 2018, il s’adresse aux professionnels du food service et de la CHD (Consommation Hors Domicile).

Alors que la restauration hors domicile ne cesse de croître, certains segments porteurs tirent leur épingle du jeu : bio, « free-from », véganisme, végétarisme, circuits courts, FoodTech… C’est donc dans ce contexte que le salon accueillera les acteurs Food Service, afin de les sensibiliser aux problématiques de demain.

Par ailleurs, dans le même esprit que le traditionnel Sirha, le Sirha Green s’articulera autour de 5 pôles : sourcing produits et boissons ; équipements et matériels ; transport et logistique ; aménagement – arts de la table ; services et nouvelles technologies. Quelques chiffres sur l’édition 2018 : 219 exposants, 5694 visiteurs, 270 kg d’aliments offerts à la banque alimentaire et 1130 Kg de déchets récupérés.

The Greener Festival

Château de Montchat Lyon, du 3 au 4 octobre – tout public – gratuit

Convivial et pédagogique, The Greener Festival proposera cette année sa 5ème édition. Organisé par les bénévoles de The Greener Good, c’est un événement parfait pour une sortie en famille ludique, centré sur l’écologie au quotidien. L’objectif du festival est de sensibiliser pour faire adopter des modes de vie/consommation plus verts et durables. Parmi les thématiques évoquées : réduire ses déchets, s’habiller plus éthique, consommer plus responsable. Au programme de l’année dernière : des ateliers DIY, un défilé de mode éthique, des tables rondes, des green talks… En espérant donc que celui de cette année sera tout aussi chouette !

Quelques chiffres sur l’édition 2019 : 45 ateliers, 40 stands et 30 bénévoles mobilisés. Jean Damien Dumas, COO de QuiEstVert, était également intervenu à l’une des tables rondes organisées !

The Greener festival Lyon - les events green 2020

Pollutec

Lyon Eurexpo, du 1er au 4 décembre – professionnels – gratuit si réservation en ligne

Enfin, pour conclure sur les events écologie et développement durable, Pollutec, un RDV incontournable pour les professionnels de l’environnement. C’est salon qui traite des solutions environnementales pour l’industrie, les villes et les territoires, mais aussi un tremplin pour les innovations du marché et le développement à l’international.

Avec 400 conférences et animations, le salon propose à chaque édition un programme de rencontres, d’ateliers et de démonstrations. Parmi les thèmes évoqués, on retrouve : la gestion des déchets, la gestion de l’eau, l’énergie et l’efficacité énergétique, ou encore la ville durable . Depuis de nombreuses années (1978 quand même !), les équipes de Pollutec mettent aussi un point d’honneur à réduire l’impact environnemental du salon, notamment sur la gestion des déchets.

 

Les événements green de 2020 : énergies renouvelables

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique

Palais des Congrès de Bordeaux, du 28 au 30 janvier – professionnels – payant

Coorganisées en partenariat avec l’ADEME, les AETE constituent un rendez-vous phare pour les acteurs locaux engagés dans la transition énergétique. Pour cette 21ème édition, les Assises se dérouleront sur la thématique suivante : Ensemble, cultivons le pouvoir d’agir. A l’heure où la question écologique est une priorité, l’objectif sera de promouvoir l’urgence d’une transition énergétique, sur fond d’actions et d’innovations. Conférences, visites et atelier rythmeront ces trois journées. Plusieurs sujets tels que l’impact environnemental du numérique, la chaleur locale, ou la résilience des territoires, y seront également évoqués.

L’édition 2020 attend d’ores et déjà près de 3500 participants !

 

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique - les events green

 

FOWT

Palais du Pharo à Marseille, du 22 au 24 avril – professionnels – payant

Pour finir, cet article ne serait pas vraiment un article de QuiEstVert si on ne mentionnait pas un événement phare du secteur éolien : FOWT 2020. Centré sur l’éolien offshore, FOWT est un événement professionnel de dimension internationale. L’objectif de l’événement est de faire progresser la filière éolienne et d’accélérer son intégration dans le mix des énergies renouvelables. Trois jours donc, de conférences plénières, d’interventions et de visites techniques alliant science et technologie. « Cet événement doit permettre de générer des discussions constructives entre les différents acteurs et parties prenantes de cette industrie émergente. »

L’édition 2020 attend déjà plus de 800 participants.

Forum EnerGaïa

Parc des expositions de Montpellier, du 9 au 10 décembre – professionnels

EnerGaïa est un forum annuel dédié aux professionnels de la filière des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il répond aux problématiques rencontrées par les professionnels du secteur, notamment à travers un contenu en phase avec les réalités et perspectives du marché. En effet, le salon organise sur les deux jours des conférences et tables rondes afin d’aborder les enjeux du secteur. Notons aussi qu’EnerGaïa a été labellisé COP21, COP22, COP23 et COP24 lors des précédentes éditions.

En 2018, EnerGaïa accueillait notamment plus de 6000 visiteurs professionnels, experts, élus et décideurs, mais aussi quelques 162 exposants.

On résume ?

Les événements green de 2020 à ne pas manquer

 

N’hésitez pas vous aussi, où que vous soyez, à nous partager vos bons plans et événements greens !

Photo by Sagar Rana

 

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Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

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On facilite à tous le changement vers une offre d'électricité verte.

Utiliser notre comparateur.

On explique comment l'électricité verte fonctionne vraiment.

Consulter nos dossiers.

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On remet l'électricité au centre des questions environnementales.

Lire notre plaidoyer.