1 milliard de pertes prévu pour les entreprises dû au changement climatique

1 milliard de pertes prévu pour les entreprises dû au changement climatique

C’est officiel, selon un rapport publié le 4 juin dernier, la perte d’argent liée au réchauffement climatique pourrait atteindre le milliard de dollars pour les 200 plus grandes entreprises de ce monde. A l’origine de cette étude, le CDP (anciennement le Carbon Disclosure Project), un organisme qui a pour mission de mettre en lumière les impacts du dérèglement climatique auprès des autorités, des décideurs politiques et des investisseurs du monde entier. Zoom sur des données alarmantes mais pas que …   

Des impacts financiers bien réels

Parmi les grands groupes interrogés pour la réalisation de cette étude, on compte notamment Vale (entreprise minière), UBS (service bancaire) ou encore BASF (groupe chimique). Des sociétés directement concernées par le réchauffement climatique, que ce soit via des impacts dits physiques (conditions météorologiques extrêmes) ou des impacts dits de transition (associés à une mutation du marché et de l’environnement économique, technologique…). Encouragées à identifier et chiffrer les pertes financières directement liées à ces impacts, les entreprises intéressées ont communiqué leurs chiffres : soit près d’1 milliard de dollars US pour quelques 200 entités sondées.

Le rapport met également en lumière le fait que de nombreuses sociétés ne sont tout simplement pas encore passées par cette phase d’évaluation, tandis que beaucoup d’autres doivent mener des études approfondies pour étayer leurs chiffres : il est quasi certain qu’à terme, les coûts s’élèveront bien au-delà du montant annoncé.

Le changement climatique entraîne des pertes financières

Des coûts liés à l’impact climatique direct et à la consommation

Les pertes financières mises en lumière par l’étude résultent tout d’abord de l’augmentation des coûts d’opération causés par le dérèglement climatique. Concrètement, il s’agit de systèmes de refroidissements mis en place pour contrer la hausse des températures, de la réparation d’infrastructures endommagées par des intempéries, etc.

S’en suivent ensuite les coûts liés à la réduction de la demande des consommateurs. En effet, nombre d’entre eux se tournent désormais vers des produits et/ou services ayant un impact moindre sur l’environnement : une perte directe de chiffre d’affaires pour les groupes qui ne prennent pas suffisamment en considération la problématique environnementale.

« Non seulement une entreprise doit parler des efforts qu’elle déploie, mais elle doit également montrer par ses actions qu’elle apporte des améliorations ou prend des mesures d’atténuation. Ne pas aborder les risques liés au changement climatique et les impacts directs, pourrait entraîner une réduction de la demande de nos biens et services en raison d’une réputation négative. » Alphabet, entreprise qui a participé à l’étude.

A noter enfin qu’il existe des pertes sur le plan boursier. Certaines grandes entreprises, manquent encore de transparence vis-à-vis de leurs actionnaires et investisseurs autour de la thématique de développement durable : cela engendrerait à termes un manque de confiance, donc des pertes financières considérables.

Des opportunités à saisir

Parce qu’identifier les risques liés au réchauffement climatique, c’est bien, mais pouvoir en tirer des constats pour ne pas les subir de plein fouet, c’est mieux ! C’est ce que le rapport du CDP met en avant, en s’intéressant aux opportunités qui se dégagent de l’urgence de la situation.

Là encore, comment cela se concrétise ? L’innovation demeure la première grande opportunité identifiée. En effet, le développement de nouveaux produits et services en phase avec la demande finale, permettrait aux entreprises qui s’en donnent les moyens une meilleure compétitivité et, à terme, un accroissement du chiffre d’affaires.

Accorder de l’importance à la problématique du développement durable, en montrant une volonté de limiter l’impact de son activité sur l’environnement, c’est aussi un moyen pour les entreprises de gagner la confiance des investisseurs. Une opportunité à saisir donc, pour favoriser les rentrées d’argent.

Bilan des courses : pour 225 sociétés sondées, les opportunités liées au climat constitueraient des retombées financières s’élevant à plus de 2 milliards de dollars US. Et selon les économistes, une grande partie de ces opportunités pourrait se concrétiser à court ou moyen terme. En somme, que de bonnes raisons de passer à l’action sans tarder !

Pour avoir accès à l’intégralité de l’étude, c’est par ici : Global Climate Change Analysis 2018.

Photos by Josh Appel, Johannes Plenio &  Meg Nielson on Unsplash

Vous avez aimé ? Partagez.

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

On facilite le changement vers une offre verte.

Utiliser notre comparateur.

On décortique l'actualité énergétique qui compte.

Voir l'actualité décryptée

On fait des dossiers sur l'écosystème énergétique.

Voir nos dossiers

On recense les acteurs qui se mettent au vert.

Consulter notre annuaire.

On fait une curation de l'actualité importante.

Voir notre Twitter

On interviewe les personnes qui font bouger les choses.

Lire nos interviews.

Dans son premier rapport le Haut Conseil pour le climat ne ménage pas le gouvernement

Dans son premier rapport le Haut Conseil pour le climat ne ménage pas le gouvernement

En période de forte canicule, il est bon d’évoquer le premier rapport rendu par le Haut conseil pour le climat.

Le Haut conseil pour le climat est un organisme indépendant, et le rappelle dès les premières lignes du rapport. Il a été mis en place par le Président de la République et le Premier ministre le 27 novembre 2018 rappelant ainsi que le changement climatique était une priorité du gouvernement.

L’objectif de ce conseil est la proposition de mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre mais également d’apporter un éclairage sur la politique du gouvernement. Il émet des rapports consultatifs et avis et formule des recommandations et propositions pour aider la France à atteindre ses objectifs environnementaux.

L’objectif premier du Haut Conseil pour le climat : répondre à la crise climatique et environnementale.

Le rapport rappelle à cet effet, qu’il nous reste un peu moins d’une génération pour répondre à cette crise. Or dès le propos introductif, Mme Corinne Le Queré la présidente du Haut Conseil rappelle « [bien que les] efforts soient réels, ils sont nettement insuffisants[1] ».

Avec le projet de loi Energie climat, la France propose de s’armer d’objectifs pertinents permettant d’assurer la réduction des émissions de GES. Selon ce groupe d’experts, la neutralité carbone parait réalisable avec les techniques et connaissances dont nous disposons aujourd’hui. Encore faut-il que nous y soyons prêts !

En effet, si les objectifs sont atteignables, les moyens mis en œuvre pour y parvenir restent insuffisants ; politiques de transition, sobriété énergétique, etc… Les vecteurs existent mais leur mise en place peine et la réduction des émissions GES, bien qu’existante, est bien trop lente pour atteindre ces objectifs. Selon Madame le Quéré « ce rapport renforce et confirme les conclusions de plusieurs évaluations récemment publiées : la France n’est pas sur une trajectoire d’émission de gaz à effet de serre compatible avec ses engagements internationaux » La cohérence entre action et engagement est maintenant de rigueur !

Le gouvernement loin de répondre à l’urgence climatique

Le Haut Conseil étudie les réglementations nationales, européennes et internationales en la matière, et observe les objectifs atteints ou restant à atteindre. Il conclut à une action inefficace et insuffisante pour contenir le réchauffement planétaire. Si de nouvelles actions ne sont pas mises en œuvre, le réchauffement pourrait s’accélérer ! La Présidente du Haut Conseil rappelle que « les premiers efforts fournis sont réels, mais ils sont nettement insuffisants et n’ont pas produit les résultats attendus. Ils n’engagent pas les transformations socio-économiques profondes nécessaires pour aller vers la neutralité carbone. » le cadre réglementaire existe, il est structuré et contraignant. Le Conseil rappelle notamment la mise en place de la PPE (lien hypertexte) ou encore de la planification énergie-climat à l’échelle régionale et interrégionale évoquant les objectifs ambitieux que la France s’est fixés.

Le Président de la république a rapidement réagi aux annonces portées par ce nouveau conseil, et soutient notamment le fait qu’un effet domino doit être engagé « en entraînant les autres États européens et grandes puissances ». Il est en effet toujours bon de rappeler que notre pollution, et les émissions CO2 liées, ne s’arrêtent pas à nos frontières nationales.

Photo by Rob Potvin on Unsplash

[1] https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2019/06/hcc_rapport_annuel_2019.pdf

Vous avez aimé ? Partagez.

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

On facilite le changement vers une offre verte.

Utiliser notre comparateur.

On décortique l'actualité énergétique qui compte.

Voir l'actualité décryptée

On fait des dossiers sur l'écosystème énergétique.

Voir nos dossiers

On recense les acteurs qui se mettent au vert.

Consulter notre annuaire.

On fait une curation de l'actualité importante.

Voir notre Twitter

On interviewe les personnes qui font bouger les choses.

Lire nos interviews.

Pourquoi le prix de l’électricité a fortement augmenté en 2019 ?

Pourquoi le prix de l’électricité a fortement augmenté en 2019 ?

Comme la Commission de Régulation de l’Energie en France (CRE) l’avait annoncé dans sa délibération N°2019-028 07 février 2019, le Tarif réglementé proposé par EDF (TRV) a augmenté de 5,9% en juin 2019.  Cette augmentation coûtera en moyenne 40€  pour un foyer français ayant souscrit à ce tarif fixé par le gouvernement, et concerne encore aujourd’hui 81% des foyers français soit près de 26 millions de foyer en France.

Que signifie augmentation du prix de l’électricité ?

Il existe 2 types d’offres : le Tarif réglementé de vente (TRV) proposé par EDF, et les contrats en tarif de marché présentés par les fournisseurs alternatifs et EDF (et oui, EDF propose les 2 types de contrat).

Aujourd’hui, seul le TRV est fixé par l’Etat sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les autres tarifs présentés par les alternatifs sont fixés par les marchés selon l’offre et la demande, et les fournisseurs eux même. Aucune autorité n’intervient dans ces calculs.

Seul le TRV a augmenté, et cette hausse est une obligation. Mais les fournisseurs alternatifs, qui fixent également leur prix en fonction des TRV – et présentent des offres généralement situées à entre 8 et 12% en dessous du TRV – ont également augmenté leur tarif afin de conserver le même écart de prix avec le TRV.

Comme nous l’avons expliqué dans notre fiche pratique, le prix de l’électricité est composé de trois éléments :

  • Le coût de l’énergie,
  • Le TURPE,
  • Les taxes.

Le coût de l’énergie est lui-même composé d’une partie fixe : l’abonnement et d’une partie variable : le prix du Kilo Watt heure. Cette augmentation du TRV porte sur cette dernière : le KWh. Ainsi, en réalité, l’augmentation du prix de l’électricité ne porte que sur 25 à 30 % de la facture.

 

L’évolution du TRV depuis 2015

De 2015 à juin 2019, le TRV a changé 7 fois. La dernière évolution est la plus importante augmentation, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

hausse du TRV graphique

De Janvier à Juin 2019, le prix du KWh (pour un foyer moyen français : option base / 6 kVa) est passé de 0,0902€ à 0,0951€ (Valeur HT), soit une hausse de 5,4%.

Quel est l’impact de cette hausse sur la facture d’électricité d’un ménage moyen français ?

En utilisant la consommation moyenne d’un foyer français qui est d’environ 5000 kWh / an, mesurons l’impact de cette hausse sur la facture des ménages français :

  Abonnement  TTC Prix du kWh (TTC) Consommation annuelle Coût annuel de l’électricité
Avant augmentation TRV 91,92 0,1452 4760 801,67€
Après augmentation TRV 91,92 0,1531 4760 839,27€

 

A titre de comparaison, voici le prix proposé par certains fournisseurs offrant l’électricité au prix du marché :

  Abonnement  TTC Prix du kWh (TTC) Consommation annuelle Coût annuel  de l’électricité
Mint Energie : offre Online & Green 110,52 0,1385 4760 769,78€
Vattenfall : offre électricité Eco 109,44 0,1338 4760 746,32€

En plus de proposer des offres vertes, ces deux fournisseurs ont des prix d’électricité en dessous du TRV.

Ainsi, si un consommateur ayant souscrit un contrat au TRV change de fournisseur et choisi l’offre proposée par Vattenfall, ce dernier ferait une économie d’environ 69 € sur sa facture annuelle d’électricité.

Pourquoi la TRV a augmenté ?

Plusieurs raisons sont avancées, aucune n’étant avérée ;

  • La hausse des prix sur le marché de gros – marché sur lequel les fournisseurs doivent nécessairement se sourcer –. Depuis quelques années, les prix des matières premières – pétrole, gaz, … – explosent et celui de l’électricité ne fait pas exception. Aussi, les coûts d’approvisionnement des fournisseurs alternatifs ont augmenté, et il considère que le TRV est gardé artificiellement bas faussant ainsi la concurrence.
  • Les coûts de l’électricité portés par EDF ont augmenté, et notamment le financement du parc nucléaire, dont la maintenance doit être assurée.
  • La sécurité d’approvisionnement via les mécanismes de capacité. Ils assurent notamment le fait que nous soyons toujours fournis sans coupures ni intermittence. Ce système est présenté comme une assurance, et cette sécurité via cette assurance à un prix.

empreinte carbone

Comment est calculé le tarif réglementé ?

Le principe de l’empilement des coûts est appliqué. On additionne l’ensemble de ces données :

  • les différents moyens de production – les coûts d’exploitation du parc historique d’EDF, mais également les coûts de production en période de pointe –
  • Les coûts de distribution (en prenant malgré tout en compte le fait que les taxes – acheminement, CSPE, TVA, … – soient identiques à tous les fournisseurs puisque réglementés par les institutions étatiques.
  • les marges et coûts commerciaux qui diffèrent d’un fournisseur à un autre.

A la suite de cette dernière hausse, le gouvernement a demandé que le calcul du tarif réglementé soit modifié pour l’année prochaine.

Cette hausse est-elle légale ?

Plusieurs associations de consommateurs, dont l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers – CLCV – et UFC que choisir, contestent ces nouvelles dispositions en considérant qu’il s’agit « d’une proposition injuste pour les consommateurs particuliers » [1] attaquable devant le Conseil d’Etat. Les associations soutiennent notamment que cette nouvelle décision « n’est pas destinée à couvrir l’augmentation des coûts de fourniture d’EDF, mais à aider les opérateurs alternatifs en grande difficulté financière à rester compétitifs ». Plusieurs voix affirment que cette hausse servirait à stimuler la concurrence.

Tant qu’aucune décision de justice n’est prise, rien ne peut être affirmé.

Quelles solutions se présentent à nous ?

Opter pour une offre proposée par la concurrence bien sûr !

Les offres des fournisseurs alternatives s’indexent généralement sur le TRV et suivent ses fluctuations, …. Mais avec 8, 9, 10 points d’écart ! C’est toujours une économie qui reste avantageuse pour les foyers subissant la hausse des TRV. C’est également un excellent moyen de prêter sa confiance à une nouvelle entreprise offrant des services tout aussi qualitatifs que le fournisseur historique EDF !

A cet égard, afin de découvrir l’offre qui pourrait vous convenir, nous vous proposons de vous tourner vers notre comparateur d’offres d’électricité.

[1] http://www.clcv.org/communiques-de-presse/augmentation-du-tarif-reglemente-de-5-9-la-clcv-attaquera-cette-decision-infondee-et-injuste-devant-le-conseil-d-etat.html

Vous avez aimé ? Partagez.

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

On facilite le changement vers une offre verte.

Utiliser notre comparateur.

On décortique l'actualité énergétique qui compte.

Voir l'actualité décryptée

On fait des dossiers sur l'écosystème énergétique.

Voir nos dossiers

On recense les acteurs qui se mettent au vert.

Consulter notre annuaire.

On fait une curation de l'actualité importante.

Voir notre Twitter

On interviewe les personnes qui font bouger les choses.

Lire nos interviews.

Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

SAVE THE DATE !  En France, les élections européennes de 2019 auront lieu les 25 et 26 mai 2019 afin d’élire les députés représentant la France au Parlement européen.

Avez-vous prévu d’aller voter ? Si oui, savez-vous pour qui et ce que cela implique au niveau environnement ? Si vous avez répondu au moins un « Non » à ces précédentes questions, décryptons ensemble ce que votre vote signifie concrètement ! 

🇪🇺  Pourquoi voter aux élections européennes est important ?

Malheureusement, peu d’entre-nous sont au fait de ce qu’il se passe au niveau européen. Sur les cinq dernières années, plus de 80 hommes et femmes nous ont représentés. Pourtant, nous connaissons rarement leur identité quand il ne s’agit pas de Jean-Luc Mélenchon, Nadine Morano ou Marine Le Pen.

La faute est toutefois partagée. Le manque d’intérêt des français mélangé à une faible médiatisation rend l’affaire complexe. À cela, on peut ajouter le fait que les termes employés et la difficulté d’accès aux listes de votes détaillées n’arrangent rien.

Et pourtant, l’Union européenne joue un rôle déterminant dans bon nombre de décisions impactant l’environnement.

1 – ⚖️ Le rôle du parlement européen

Pour rappel, notre droit de l’environnement est essentiellement d’origine communautaire. Or, le parlement détient un pouvoir de codécision avec le Conseil sur la politique environnementale de l’Union et possède un droit d’initiative législative.

Il peut aussi créer des commissions d’enquête et former des recours devant la Cour de justice.

C’est l’UE, et notamment le parlement européen qui fixe les objectifs à atteindre d’ici 2030 en matière d’énergie renouvelable. Également, c’est l’institution qui s’est engagée d’ici 2030 à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sa consommation d’électricité.

L’UE finance également des projets et initiatives liés à l’environnement et luttant contre le réchauffement climatique. 

Créé en 1992, le programme LIFE a ainsi financé 4500 actions et subventionné des ONG telles que WWF et Climate Action Network Europe. avec un budget de 3,4 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Pour la période 2021-2027, ce budget passera  à 5,4 milliards.

En gros,  l’UE consacre 20% de son budget total à la défense de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique.

 

2 – 🌳 Les décisions qui ont déjà été prises en matière d’environnement

Pour vous donner des exemples concrets, voici les dernières décisions prises par le parlement européen au niveau environnemental :

  • La suppression du plastique a été approuvée par le Parlement. Ainsi  d’ici 2021, plus d’une dizaine d’objet en plastique à usage unique (cotons-tiges, pailles, vaisselle jetable… qui représentent 70% de la pollution de nos océans) disparaîtront. Les fabricants  de certains produits  tels que gobelets en plastique ou cigarettes devront quant à eux payer une partie des coûts de nettoyage et de collecte de déchets .
  • L’UE est chargée de réguler l’utilisation de produits chimiques sur son territoire afin de protéger à la fois l’environnement et la santé humaine. En 2017, c’est le glyphosate qui a beaucoup fait parler de lui. Cet herbicide très controversé est défendu bec et ongles par les lobbys industriels et par la Commission européenne qui est convaincue qu’il ne représente pas de danger. Ils demandent à renouveler son autorisation d’utilisation pour 10 à 15 ans. Grâce à la pression du Parlement européen (dont la  France en tête), la licence du glyphosate a finalement été renouvelée pour 5 ans !
  • À partir de 2021, très utilisée dans les pays du Nord, la pêche électrique sera désormais interdite sans exception.
  • Quatre textes ont été rédigés par le Parlement afin de faire des progrès dans le domaine de l’économie circulaire, à savoir la réduction, le recyclage et la réutilisation des déchets.
  • Concernant les nouvelles normes antipollution dans le secteur automobile, un compromis a été négocié par le Parlement. L’objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures pour 2020 était initialement proposé à 30%.  Les ONG écolos se sont battues pour un montant entre 50 à 70% quand, de son côté, le Parlement proposait le chiffre de 40% pour tenter de mettre tout le monde d’accord. L’objectif voté a finalement été de 37,5%.

votez aux elections europeennes 2019

💪 À votre tour d’agir !

Le 25 et 26 mai, vous aurez à choisir parmi les 34 listes comportant chacune 79 noms (principalement de candidats et candidates français).

Le 26 mai au soir, une fois les résultats obtenus, toutes les listes ayant récolté moins de 5 % des votes seront éliminées. Les listes restantes se partageront alors les 74 sièges français au Parlement européen proportionnellement au nombre de votes recueillis.

Sur ces 34 listes, environ une quinzaine sont régulièrement citées dans les sondages.

Voici un (très) rapide résumé de leurs promesses en matière d’écologie

  • la République en marche : la transition écologie figure en haut de la liste du programme avec un investissement d’au moins 1 000 milliards d’euros d’ici 2024 pour développer les énergies et les transports propres, rénover les logements et accompagner la reconversion des travailleurs des secteurs en transition.
  • les Républicains : Le parti parle d’instaurer une « barrière écologique' » avec la mise en œuvre de droits de douane antipollution sur les produits importés de pays qui ne respectent pas les normes environnementales ou sociales.
  • la France Insoumise : proposée lors de la dernière campagne présidentielle, la  » règle verte au niveau européen » servirait à interdire de « prélever davantage à l’écosystème que ce qu’il est capable de supporter » est reprise. D’autres idées sont listées telles que la hausse des objectifs de réduction des émissions de CO2, l’interdiction des perturbateurs endocriniens,  l’adoption d’une charte européenne des droits des animaux et d’un plan de sauvegarde pour la biodiversité en Europe, l’élaboration d’un plan européen de sortie concertée du charbon et du nucléaire, la sortie des OGM, des pesticides et la mise en place d’une taxe carbone aux frontières.
  • Europe Écologie-Les Verts : leur ambition est d’adopter un traité environnemental et de promouvoir le protectionnisme vert pour faire de l’écologie « la priorité de l’Europe ». Pour cela, plusieurs mesures sont prévues telles que l’instauration d’une justice environnementale, la création d’un « vaste patrimoine écologique terrestre et marin » et la fin de tous les produits toxiques (pesticides ou perturbateurs endocriniens).
  • PS et Place publique : la mise en place d’un pacte « finance-climat-biodiversité » permettant de financer « un plan de rénovation des logements et des bâtiments publics et privés », d’accélérer « le déploiement d’énergies renouvelables » ou de développer « l’agro-écologie ». Leur proposition comprend également une taxe sur le kérosène sur tous les vols internes en Europe et une demande de  réexamination du sujet du glyphosate afin « de défendre son interdiction à l’échelle européenne ».
  • Génération S. : la création d’une Cour européenne de l’environnement. L’objectif sera d’interdire les polluants et autres perturbateurs endocriniens ainsi que d’interdire l’utilisation du gaz de schiste et du pétrole de schiste en Europe.
  • Debout la France : faire des progrès dans le domaine des énergies renouvelables en investissant dans la recherche et création de panneaux solaires à haut rendement énergétique par exemple. Le glyphosate devra également être remplacé par un substitut moins polluant.
  • le Parti Communiste : parle d’instaurer un service public de la rénovation énergétique ou encore d’élaborer une « stratégie industrielle écologiquement soutenable ».
  • l’UDI : créer un Livret E « pour financer des grands projets environnementaux et d’avenir en Europe », en finir avec le plastique, devenir le leader mondial des transports à hydrogène et financer la recherche de produits de substitution au glyphosate et au cuivre…
  • les Patriotes : prône le « Frexit » afin de ne plus subir l’influence des lobbies.
  • la Lutte ouvrière : ne propose pas de mesures concrètes mais s’exprime sur l’urgence d’enlever aux groupes privés la direction de l’industrie et des transports affin d’organiser l’économie de façon « rationnelle, planifiée ».
  • l’UPR : parle d’une « politique ambitieuse de souveraineté alimentaire au niveau national fondée sur les méthodes modernes d’agriculture biologique et familiale » et propose également de développer la permaculture à grande échelle.
  •  L’Alliance jaune : propose de reconnaître les ressources naturelles comme des entités morales.
  • le Rassemblement national : peu de mesures mises en avant si ce n’est la promotion du « localisme » qui consisterait à détaxer les circuits courts et à surtaxer les « importations mondialisées anti-écologiques ».

Maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire… 🙌 Rendez-vous le 26 mai pour les résultats !

Photo by Heather Mount & Waldemar Brandt

Vous avez aimé ? Partagez.

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

On facilite le changement vers une offre verte.

Utiliser notre comparateur.

On décortique l'actualité énergétique qui compte.

Voir l'actualité décryptée

On fait des dossiers sur l'écosystème énergétique.

Voir nos dossiers

On recense les acteurs qui se mettent au vert.

Consulter notre annuaire.

On fait une curation de l'actualité importante.

Voir notre Twitter

On interviewe les personnes qui font bouger les choses.

Lire nos interviews.

L’Etat français s’engage dans la consommation d’électricité verte

L’Etat français s’engage dans la consommation d’électricité verte

Quelques jours seulement après les annonces d’Emmanuel Macron pour la préservation de la planète, voici une très belle nouvelle pour la consommation volontaire d’électricité verte !

Le Mont Saint-Michel est désormais vert

L’entreprise Hydroption vient d’être choisie par les Services des achats de l’Etat, pour la fourniture en électricité de source renouvelable de leurs bâtiments publics et ministères. L’entreprise annonce la fourniture prochaine de bâtiments prestigieux tels que le Ministère de la Transition écologique et solidaire, la Sorbonne, Sciences Po, le Mont Saint-Michel ou encore plusieurs Châteaux de la Loire.

De 2020 à 2023, Hydroption fournira 3TWh d’électricité d’origine renouvelable française. En effet, depuis sa création, l’entreprise s’est engagée dans le soutien de producteurs locaux éoliens et hydrauliques afin d’œuvrer, à leur échelle, dans la transition énergétique.

Un engagement dans l’électricité verte qui montre le bon exemple

Plus qu’un simple choix d’achat stratégique, les Services des Achats de l’Etat montre la voix vers une transition en accord avec les valeurs présentées par le gouvernement suite, notamment, à la loi transition énergétique et autres accords de Paris. Au-delà de simples mots, l’Etat se place en figure de proue de ce mouvement. Par ce fait, l’institution entend soutenir le développement des énergies renouvelables par l’achat de Garanties d’Origine en plus de son électricité.

Nous ne pouvons que soutenir cette action et espérons que d’autres instances étatiques prendront le même chemin, et que les grandes entreprises suivront le pas.

Quel bonheur de savoir que les lampadaires du Mont Saint-Michel consomment vert !

Photo de dan wilding on Unsplash

Vous avez aimé ? Partagez.

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

On facilite le changement vers une offre verte.

Utiliser notre comparateur.

On décortique l'actualité énergétique qui compte.

Voir l'actualité décryptée

On fait des dossiers sur l'écosystème énergétique.

Voir nos dossiers

On recense les acteurs qui se mettent au vert.

Consulter notre annuaire.

On fait une curation de l'actualité importante.

Voir notre Twitter

On interviewe les personnes qui font bouger les choses.

Lire nos interviews.

Direct Energie devient Total Direct Energie

Direct Energie devient Total Direct Energie

En avril 2018, Total acquerrait 74% de Direct Energie, le premier fournisseur alternatif d’électricité en France pour 1,4 milliard[1] d’euros. En septembre 2018, suite à une OPA, le géant pétrolier détenait 95% des titres de Direct Energie. Cette part est ensuite passée à 100% grâce au retrait obligatoire des actions minoritaires[2].

Un choix stratégique pour Total

C’est tout récemment en ce mois d’avril 2019 que Direct Energie est renommée en Total Direct Energie. Total était déjà sur le marché de la fourniture d’électricité depuis 2017 avec l’offre Total Spring, une offre proposant exclusivement de l’électricité produite en France avec des énergies renouvelables. Total a annoncé son retrait du commerce[3]. Les désormais anciens clients de Total Spring, se verront devenir clients de Total Direct Energie d’ici fin 2019[4].

Avec les 2,7 millions de clients de l’ex-fournisseur Direct Energie et les 500 000 clients de feu Total Spring, Total Direct Energie devient le nouveau premier fournisseur alternatif d’électricité avec environ 9% de part de marché de l’électricité derrière EDF qui détient toujours 83% du marché.

Total affiche déjà de grandes ambitions et vise les 6 millions de clients en France sur le marché de l’électricité à l’horizon 2022.

rapport QuiEstVert où se cachent les consommateurs d'électricité verte

 

Les offres d’électricité commercialisées par Total Direct Energie

Avec cette fusion, le géant pétrolier a maintenu les trois offres de l’ex-fournisseur Direct Energie et en a ajouté une nouvelle offre spéciale compteur Linky.

  • Offre Classique : Réduction de 5% sur le prix du KWh par rapport au TRV (Tarif réglementé de vente).
  • Offre Online : Réduction de 10% sur le prix du KWh par rapport au TRV en supprimant l’accès au contact téléphonique.
  • Offre verte : Réduction de 2% sur le prix du KWh par rapport au TRV avec une électricité 100% renouvelable produite dans l’Union Européenne.
  • Une offre Heures super creuses dédiée aux consommateurs qui ont le compteur Linky. En souscrivant à cette offre, ceux-ci bénéficient d’un prix de KWh deux fois moins cher la nuit.

 

Sources :
[1] https://www.lemonde.fr/energies/article/2018/04/18/total-va-acheter-74-de-direct-energie-pour-1-4-milliard-d-euros_5286891_1653054.html
[2] http://www.minoritaires.com/quest-ce-quun-retrait-obligatoire-en-bourse/
[3] https://www.capitaine-energie.com/actualites-energie/total-spring-bientot-500-000-clients/
[4] https://www.total-spring.fr/sites/default/files/media/documents/FAQ-clients-totalspring_0.pdf

Vous avez aimé ? Partagez.

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le 1er pays consommateur d'électricité verte en Europe

1er

Ce que l'on fait

On facilite le changement vers une offre verte.

Utiliser notre comparateur.

On décortique l'actualité énergétique qui compte.

Voir l'actualité décryptée

On fait des dossiers sur l'écosystème énergétique.

Voir nos dossiers

On recense les acteurs qui se mettent au vert.

Consulter notre annuaire.

On fait une curation de l'actualité importante.

Voir notre Twitter

On interviewe les personnes qui font bouger les choses.

Lire nos interviews.