Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Brexit : quel impact sur le marché de l’électricité ?

Ça y est, le Brexit a eu lieu ! Le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union Européenne. Une prise de distance qui pose bien des questions sur le plan économique et sur les relations commerciales entre nos pays. Et bien évidemment, chez QuiEstVert nous avons cherché à savoir ce qu’il en sera du marché de l’électricité.

 

Le Royaume-Uni va-t-il se retrouver dans le noir à cause du Brexit ?

Attaquons directement dans le vif du sujet : non, la Grande Bretagne ne va pas être privée d’électricité sous prétexte qu’elle a quitté l’UE. Comme nous l’avons souvent expliqué dans d’autres contenus, notre réseau électrique est européen. Qu’est-ce que cela signifie ? Et bien qu’en raison des interconnexions existantes (+ de 400), les frontières entre les pays – y compris avec nos amis anglais – ne sont pas visibles.
Il existe à ce jour une interconnexion électrique entre la France et le Royaume-Uni. Il s’agit d’IFA 2000, installée en 1986, reliant Calais et le Kent. C’est une ligne de transport d’électricité en CCHT (Courant Continu en Haute Tension) d’une capacité de 2 GW, qui transporte le courant dans les deux sens. Pas de panique donc, les électrons ne s’arrêteront pas de traverser la Manche du jour au lendemain pour des questions politiques.

Les réseaux électriques européens sont interconnectés

Carte du réseau électrique européen – Source : ENTSO-E, Grid Map
On voit ici IFA 2000 entre la France et la Grande Bretagne (ligne violette)

 

En parallèle, deux projets d’interconnexions entre nos pays verront le jour en cette année 2020. Il y a tout d’abord IFA 2, une ligne d’une capacité d’1 GW. Avec 200 km de longueur sous-marine et 30 km de longueur souterraine, elle reliera la Basse-Normandie à l’île de Wight. Nous avons également l’interconnexion ElecLink d’une même capacité, qui passera dans le tunnel sous la Manche.

Passage des câbles électriques sous le tunnel

Projet ElecLink – Position des câbles HVDC dans le tunnel Nord

 

En cette période post Brexit, nous sommes à l’heure actuelle en période de transition. Cela signifie concrètement que pendant ce laps de temps, tous les règlements et accords en cours (notamment la Capacity Allocation and Congestion Management (CACM), la Forward Capacity Allocation (FCA) et l’Electricity Balancing (EB)) continuent de s’appliquer. Là encore, il y a peu de chance que le Brexit ait un impact sur ces projet en fin de construction.

 

Et l’après Brexit ?

Passée la période de transition en cours – jusqu’au 31 décembre 2020 – l’enjeu sera de maintenir au mieux les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et les pays européens, dont la France. Et c’est là que les incertitudes surviennent. En effet, plusieurs projets de liaisons électriques déjà en discussion pourraient être remis en question ou retardés. Parmi eux, deux nouvelles interconnexions avec la France, Aquind et GridLink.

Projet Aquind

Mise en service : 2022
Liaison : Lovedean (UK) – Bertrimont (FR)
Capacité : 2 GW

Le projet d’interconnexion Aquind est une ligne de transport d’électricité en CCHT (Courant Continu à Haute Tension). Elle reliera la France (Normandie) à la Grande Bretagne en passant sous terre et sous la Manche. Grâce à ses 2 GW de capacité, l’interconnexion sera en mesure de transporter 16 millions de TWh par an. Une quantité qui représente 3% de notre consommation nationale d’électricité, ou encore 5% de la consommation britannique !

C’est un peu flou pour vous ? Voici un schéma qui vous aidera à y voir plus clair.

 

L'interconnexion sous marine aquind entre la Grande Bretagne et la France

Source : site du projet de l’interconnexion Aquind

Projet GridLink

Mise en service : 2024
Liaison : Kingsnorth (UK) – Dunkerque (FR)
Capacité : 1,4 GW

L’interconnexion GridLink sera elle aussi une ligne électrique à haute tension qui reliera nos deux pays. Un projet d’une capacité de 1,4 GW qui s’étendra sur 140 km sous mer et 13 km sous terre ! Cette nouvelle installation sera en capacité d’alimenter plus de 2,2 millions de foyers en électricité.

 

On résume…

Les projets d’interconnexion tels qu’Aquind et GridLink ont pour but d’améliorer l’efficacité énergétique des marchés, de sécuriser l’offre et d’offrir davantage de souplesse aux réseaux électriques. La sortie du Royaume Uni de l’UE pourrait effectivement avoir un impact sur les discussions liées à ces projets… Donc sur l’amélioration future du marché électrique européen.

Les interconnexions électriques entre la france et le royaume uni

Sources : sites internet des différents projets d’interconnexions entre la France et la Grande Bretagne

 

En clair, le Brexit n’aura pas d’incidence sur les échanges d’électricité déjà existants entre la France et le Royaume-Uni. En revanche, il pourrait avoir une incidence sur les négociations liées aux projets d’interconnexions futures. Cela dit, nous ne sommes pas sûrs que ce soit dans l’intérêt ni des uns, ni des autres de ne pas faire aboutir ces projets. Affaire à suivre…

 

Photo by Eva Dang

Sources :
Rte, « Brexit quel impact sur le marché européen de l’électricité ? »
Rte, « Interconnexion sous-marine et souterraine France – Angleterre »
Site du projet d’interconnexion Aquind
Site du projet d’interconnexion ElecLink

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Baromètre 2020 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2020 de la consommation d’électricité verte en France

Baromètre 2020 de la consommation d’électricité verte en France

Pour la 2ème année, QuiEstVert dévoile son baromètre de la consommation d’électricité verte en France. Pendant 3 mois, nous avons consulté, compilé et rassemblé les informations publiques fournies par les collectivités et grandes entreprises françaises, afin de recenser celles qui ont choisi de consommer une électricité de source renouvelable. Consommer de l’électricité verte, qu’est-ce que cela veut dire ? Quelle évolution de la consommation en France et en Europe ? Quels impacts en soutenant une consommation volontaire d’électricité verte ?

 

Reprenons les bases : la consommation d’électricité pollue

La production d’électricité est aujourd’hui responsable de 35% des émissions de CO2 en Europe. Un chiffre qui donne à réfléchir, surtout lorsque l’on sait qu’il concerne chacun et chacune d’entre-nous. En effet, un foyer français consomme en moyenne 4,76 MWh d’électricité par an. Cette consommation ne représente pas moins de 253,3kg de CO2 émis et 10g de déchets nucléaires sur la même période. On vous laisse imaginer ce que cela peut donner à l’échelle de tout un pays.

La consommation d'électricité en France et en Europe émet du CO2

👉 Retrouvez le Baromètre 2020

 

Soutenir la consommation volontaire d’électricité verte

61% des Français sont aujourd’hui favorables à la souscription d’une offre d’électricité verte. Bonne nouvelle nous direz-vous, mais voilà : la consommation volontaire d’électricité de source renouvelable souffre aujourd’hui d’un manque de popularité et surtout de compréhension. En effet, en 2018, seulement 7,4% de la consommation d’électricité française était de source renouvelable (soit 35,1 TWh). Notons que la moyenne européenne est de 23%.

Quelle consommation d'électricité verte en europe et en france

👉 Retrouvez le Baromètre 2020

Consommer de l’électricité verte est un réel levier pour la transition énergétique. En effet, en faisant le choix de l’électricité verte, le consommateur affiche sa préférence pour les énergies renouvelables, ce qui incite au développement de celles-ci. Nous en avons récemment eu la preuve concrète, avec la création aux Pays-Bas de grands parcs éoliens en mer financés sans aucune subvention.

 

La consommation d’électricité verte alimente le cercle vertueux généré par le mécanisme de la Garantie d’Origine

En Europe et en France, la Garantie d’Origine est un document électronique et l’unique outil légal qui atteste que l’électricité consommée est bien d’origine renouvelable.

 « La Garantie d’Origine nous permet de choisir ce qui doit alimenter le réseau. En utilisant des Garanties d’Origine, le consommateur exerce une pression économique en faveur de la transition énergétique à l’échelle européenne. » soulignent Ivan DEBAY et Jean-Damien DUMAS, respectivement Président et Directeur opérationnel de l’association QuiEstVert.

L’accroissement de la demande de GO (nous parlons ici des consommateurs finaux), confronte les producteurs d’électricité à une demande en forte hausse. De ce fait, ils seront encouragés à investir dans de nouveaux moyens de production exploitant des énergies renouvelables.

La France ne fait pas encore figure de bon élève dans ce domaine. En effet, elle ne représente aujourd’hui que 5% de la consommation européenne d’électricité verte, quand elle en représente 15% pour la consommation totale d’électricité.

Marché et consommation de l'électricité en europe

👉 Retrouvez le Baromètre 2020

 

En France, la consommation d’électricité verte progresse

Durant nos recherches, nous avons également recensé les grandes entreprises et collectivités du pays. 539 entités qui représentent aujourd’hui une consommation totale annuelle de 188,39 TWh soit environ 40% de la consommation d’électricité en France. Parmi elles, 100 consomment de l’électricité d’origine renouvelable de manière significative et 74 ont atteint 100% de consommation d’électricité verte. Une consommation d’électricité verte cumulée estimée à 10,48 TWh.

Les entreprises qui consomment de l'électricité verte en france

👉 Retrouvez le Baromètre 2020

Les grandes entreprises et groupes ont été répertoriés par chiffre d’affaires.  Les collectivités sont les villes, les intercommunalités et les services de l’État qui souhaitent plus d’électricité verte consommée dans les bâtiments publics, les écoles, musées, parcs, etc. Parmi les grandes villes françaises consommant de l’électricité verte, figurent Paris, Lyon, Lille, Toulouse ou encore Montpellier. La ville de Paris a ainsi réduit ainsi son empreinte carbone de 17 790 tonnes de CO2 et son empreinte nucléaire de 702 kg de déchets nucléaires selon les facteurs d’émissions du réseau français calculé par l’AIB.

top 3 des entreprises et collectivités qui consomment de l'électricité verte

👉 Retrouvez le Baromètre 2020

Qu’il s’agisse des grandes entreprises ou des collectivités, la motivation première des acheteurs d’électricité verte est de répondre aux attentes de leurs parties prenantes qui sont de plus en plus concernées par les enjeux climatiques.

 

Il reste des progrès à accomplir…

Imposer plus de transparence sur le mix énergétique des offres d’électricité. C’est ce que l’association QuiEstVert tente de faire. Notre mission : sensibiliser et informer le grand public et les entreprises sur les avantages des énergies renouvelables et participer à démocratiser l’accès à la consommation volontaire d’électricité verte (hydraulique, solaire, éolienne, biomasse, géothermique). Notre but ultime : faire avancer la transition énergétique en France et en Europe. Nous aidons les consommateurs à trouver l’offre électrique la plus adaptée à leurs besoins et à leurs valeurs avec un comparateur des offres d’électricité en France.

 

👉 Retrouvez le Baromètre 2020 de la consommation d’électricité verte française par ici

👉 Pour retrouver l’infographie du Baromètre 2020 de la consommation d’électricité verte française, c’est par là

 

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Les événements green de 2020 à ne surtout pas manquer !

Les événements green de 2020 à ne surtout pas manquer !

Les événements green de 2020 à ne surtout pas manquer !

2019 est terminée, cap sur 2020 ! Et ça tombe bien, parce qu’il va s’en passer des choses ! Pour bien démarrer l’année, nous avons répertorié les événements green de 2020 à ne louper sous aucun prétexte. Salons ou festivals écologiques, professionnels ou familiaux, développement durable ou énergies renouvelables… Il y en a pour tout le monde. Alors pas d’excuses, on note dans l’agenda et on y va !

 

 

Les événements green de 2020 : écologie et développement durable

Primevère

Lyon Eurexpo, du 6 au 8 mars – tout public – payant

Commençons par Primevère, un salon organisé chaque année par une association de bénévoles. Son ambition est de réunir acteurs de l’écologie et grand public pour présenter des alternatives militantes cohérentes et éthiques. A chaque édition, Primevère s’organise autour de trois idées fortes : interpeller, promouvoir des démarches alternatives et développer une meilleure communication entre partenaires de l’écologie. Avec plus de 30 000 visiteurs, 500 exposants et 200 intervenants, le salon incite aussi à l’échange entre générations actuelles et futures.

Cette 34ème édition aura pour thème : Le Pouvoir d’Agir, en vue de sensibiliser sur une situation devenue plus qu’urgente. « Actions individuelles, convergence des luttes, actions, boycott, désobéissance, non-violence, rébellion, résilience… Réapproprions-nous le pouvoir d’agir pour redonner du sens aux espoirs de demain … ». Un event familial qui devrait intéresser petits et grands !

Evénements green 2020 à ne pas manquer

Vivre Autrement

Parc Floral de Paris, du 20 au 23 mars – tout public – payant

Vivre Autrement est LE salon écolo, éthique et bio référence en France. Chaque année, depuis plus de 30 ans, ses acteurs agissent autour d’un seul mot d’ordre : promouvoir l’écocitoyenneté. Le salon regroupe en effet près de 430 exposants qui présentent leurs méthodes de travail. En face, ce sont plus de 30 000 visiteurs qui affluent, en quête de conseils et de produits éco responsables. Au programme, 4 journées de conférences et des rencontres sur différentes thématiques : se nourrir autrement, se faire du bien autrement, s’habiller autrement, s’évader autrement, penser autrement et habiter autrement.

Produrable

Palais des Congrès de Paris, du 28 au 29 avril – professionnels – payant

Produrable est un événement professionnel européen autour du Développement Durable et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Organisé chaque année en partenariat avec le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Produrable collabore avec les principaux réseaux professionnels et médias spécialisés du secteur. Au programme, 2 jours de conférences et de networking autour de 12 thématiques en lien avec le Développement Durable, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et des Marques (RSM). Rappelons aussi que le salon accueillait l’année dernière 6500 visiteurs, 430 intervenants, 130 conférences et 250 partenaires et exposants.

Event green de 2020 Produrable Event green de 2020 Produrable

 

Sirha Green

Lyon Eurexpo, du 14 au 16 juin – professionnels – payant

Sirha Green est le tout premier événement dédié au food-service responsable. Lancé en 2018, il s’adresse aux professionnels du food service et de la CHD (Consommation Hors Domicile).

Alors que la restauration hors domicile ne cesse de croître, certains segments porteurs tirent leur épingle du jeu : bio, « free-from », véganisme, végétarisme, circuits courts, FoodTech… C’est dans ce contexte que le salon accueillera les acteurs Food Service, afin de les sensibiliser aux problématiques de demain.

Dans le même esprit que le traditionnel Sirha, le Sirha Green s’articulera autour de 5 pôles : sourcing produits et boissons ; équipements et matériels ; transport et logistique ; aménagement – arts de la table ; services et nouvelles technologies. Quelques chiffres sur l’édition 2018 : 219 exposants, 5694 visiteurs, 270 kg d’aliments offerts à la banque alimentaire et 1130 Kg de déchets récupérés.

The Greener Festival

Château de Montchat Lyon, du 3 au 4 octobre – tout public – gratuit

Convivial et pédagogique, The Greener Festival proposera cette année sa 5ème édition. Organisé par les bénévoles de The Greener Good, c’est un événement parfait pour une sortie en famille ludique, centré sur l’écologie au quotidien. L’objectif du festival est de sensibiliser pour faire adopter des modes de vie/consommation plus verts et durables. Parmi les thématiques évoquées : réduire ses déchets, s’habiller plus éthique, consommer plus responsable. Au programme de l’année dernière : des ateliers DIY, un défilé de mode éthique, des tables rondes, des green talks… En espérant donc que celui de cette année sera tout aussi chouette !

Quelques chiffres sur l’édition 2019 : 45 ateliers, 40 stands et 30 bénévoles mobilisés. Jean Damien Dumas, COO de QuiEstVert, était également intervenu à l’une des tables rondes organisées !

The Greener festival Lyon - les events green 2020

Pollutec

Lyon Eurexpo, du 1er au 4 décembre – professionnels – gratuit si réservation en ligne

Pour finir sur les events écologie et développement durable, Pollutec, un RDV incontournable pour les professionnels de l’environnement. C’est salon qui traite des solutions environnementales pour l’industrie, les villes et les territoires, mais aussi un tremplin pour les innovations du marché et le développement à l’international.

Avec 400 conférences et animations, le salon propose à chaque édition un programme de rencontres, d’ateliers et de démonstrations. Parmi les thèmes évoqués, on retrouve notamment : la gestion des déchets, la gestion de l’eau, l’énergie et l’efficacité énergétique, ou encore la ville durable . Depuis de nombreuses années (1978 quand même !), les équipes de Pollutec mettent aussi un point d’honneur à réduire l’impact environnemental du salon, notamment sur la gestion des déchets.

 

Les événements green de 2020 : énergies renouvelables

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique

Palais des Congrès de Bordeaux, du 28 au 30 janvier – professionnels – payant

Coorganisées en partenariat avec l’ADEME, les AETE constituent un rendez-vous phare pour les acteurs locaux engagés dans la transition énergétique. Pour cette 21ème édition, les Assises se dérouleront sur la thématique suivante : Ensemble, cultivons le pouvoir d’agir. A l’heure où la question écologique est une priorité, l’objectif sera de promouvoir l’urgence d’une transition énergétique, sur fond d’actions et d’innovations. Conférences, visites et atelier rythmeront ces trois journées. Plusieurs sujets tels que l’impact environnemental du numérique, la chaleur locale, ou la résilience des territoires, y seront également évoqués.

L’édition 2020 attend d’ores et déjà près de 3500 participants !

 

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique - les events green

 

FOWT

Palais du Pharo à Marseille, du 22 au 24 avril – professionnels – payant

Pour finir, cet article ne serait pas vraiment un article de QuiEstVert si on ne mentionnait pas un événement phare du secteur éolien : FOWT 2020. Centré sur l’éolien offshore, FOWT est un événement professionnel de dimension internationale. L’objectif de l’événement est de faire progresser la filière éolienne et d’accélérer son intégration dans le mix des énergies renouvelables. Trois jours donc, de conférences plénières, d’interventions et de visites techniques alliant science et technologie. « Cet événement doit permettre de générer des discussions constructives entre les différents acteurs et parties prenantes de cette industrie émergente. »

L’édition 2020 attend déjà plus de 800 participants.

Forum EnerGaïa

Parc des expositions de Montpellier, du 9 au 10 décembre – professionnels

EnerGaïa est un forum annuel dédié aux professionnels de la filière des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il répond aux problématiques rencontrées par les professionnels du secteur, notamment à travers un contenu en phase avec les réalités et perspectives du marché. En effet, le salon organise sur les deux jours des conférences et tables rondes afin d’aborder les enjeux du secteur. Notons aussi qu’EnerGaïa a été labellisé COP21, COP22, COP23 et COP24 lors des précédentes éditions.

En 2018, EnerGaïa accueillait notamment plus de 6000 visiteurs professionnels, experts, élus et décideurs, mais aussi quelques 162 exposants.

On résume ?

Les événements green de 2020 à ne pas manquer

 

N’hésitez pas vous aussi, où que vous soyez, à nous partager vos bons plans et événements greens !

Photo by Sagar Rana

 

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[1/3] Idées reçues sur l’électricité

[1/3] Idées reçues sur l’électricité

[1/3] Idées reçues sur l’électricité

Ah l’électricité… Un univers technique et complexe dans lequel on n’aime généralement pas mettre les pieds. Et pourtant, à moins que vous ne vous éclairiez à la bougie (et encore), l’électricité est un sujet qui nous concerne tous. Mais voilà, problème : on entend souvent tout et son contraire, si bien qu’il est parfois difficile de s’y retrouver… Pas de panique chers lecteurs ! Pour vous, nous avons fait le tri dans les idées reçues sur l’électricité et avons démêlé le vrai du faux !

Idée reçue n°1 : L’électricité ça pollue. 

VRAI
Tout d’abord, reprenons les bases. Le réseau électrique que nous utilisons s’alimente (en grande partie) avec des moyens de production qui utilisent des énergies fossiles telles que le gaz, le charbon ou le pétrole. Ces moyens de production ont pour conséquence directe d’importantes émissions de gaz à effet de serre. En conséquence, la production d’électricité représente aujourd’hui 35% des émissions de CO2 en Europe ! Par ailleurs, notons que les moyens de production totalement (ou presque) décarbonés, sont ceux qui exploitent le nucléaire ou les énergies renouvelables.

 

Idée reçue n°2 : Nous consommons de l’électricité française.

FAUX

Le réseau électrique est européen.

Notre réseau électrique représente le résultat d’un long travail de coopération entre les pays de l’UE. En effet, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ce réseau a été pensé dans une volonté de développer les échanges d’énergie à l’échelle de l’Europe. Et la France a joué un rôle important dans la construction du réseau électrique ! Les lignards français ont ainsi fait de notre pays le carrefour électrique des plus grandes économies européennes. Aujourd’hui, le réseau électrique est extrêmement dense et européen. L’électricité ne s’arrête pas aux frontières politiques des pays.

L’électricité ne va pas au plus court, mais là où la résistance est la plus faible.

En conséquence, lorsque vous allumez la lumière, l’électricité peut passer par l’Italie, le Danemark ou encore la Suisse, car elle n’a pas de chemin tracé (cf. Idée reçue n°4). Elle ne va pas au plus court, mais suit les lignes où la résistance électrique est la plus faible. Le fait de vous situer à proximité d’une centrale de production d’électricité ne détermine donc pas que l’électricité que vous consommez provienne de cette dernière. Pas très intuitif nous direz-vous ? Il ne faut pas imaginer le réseau électrique comme des tubes dans lesquels des électrons se déplacent comme des billes. Imaginez-le plutôt comme un élastique géant aux millions de ramifications, que vous voulez maintenir tendu sans qu’il ne pète. Pour l’électricité c’est pareil : il faut que l’injection (production) dans le réseau soit à chaque instant, égale au soutirage (consommation). Le signal électrique se déplace à une vitesse de 200 000 km par seconde, soit deux tiers de la vitesse de la lumière. Pour donner une idée, à cette vitesse, on réalise cinq fois le tour de monde en 1 seconde ! Autant dire que le signal électrique transite de manière quasi instantanée dans un réseau de cuivre partagé par des millions de producteurs et de consommateurs dans l’Europe entière. Ainsi, si vous êtes à Strasbourg et que vous allumez la lumière chez vous, l’électricité peut tout aussi bien provenir d’une centrale à charbon polonaise ou d’un parc éolien des Pays-Bas ou les deux en même temps.

Les réseaux électriques européens sont interconnectés
Carte du réseau électrique européen – Source : ENTSO-E, Grid Map

 

Idée reçue n°3 : On peut acheter et vendre de l’électricité. 

VRAI
Physiquement, l’électricité est une énergie que l’on ne peut pas stocker et qui transite quasi-instantanément dans nos fils électriques. Ainsi il est impossible de mettre de l’électricité dans une boite pour la commercialiser et la vendre. Pour répondre à cette problématique, des conventions ont été créées afin de pouvoir s’échanger commercialement de l’électricité et coller au maximum à la réalité physique.

  • La première convention appelée Responsabilité d’Équilibre valorise et quand l’électricité est produite. Un producteur est rémunéré lorsqu’il injecte de l’électricité au moment où le réseau électrique en a le besoin. Un fournisseur de son côté se doit de déclarer, pour le compte de ses clients, leur consommation en électricité afin que le réseau puisse équilibrer l’injection et le soutirage d’électricité.
  • La deuxième convention appelée Garantie d’Origine valorise comment l’électricité est produite. Si l’électricité est produite avec des énergies d’origine renouvelable, la Garantie d’Origine en est la preuve.

La somme de ces 2 conventions est l’électricité. Tout simplement.

 

Idée reçue n°4 : On ne peut pas savoir d’où vient vraiment l’électricité.

VRAI et FAUX
Tout comme l’électricité ne se stocke pas, elle n’est pas non plus traçable physiquement. Impossible donc de connaître la centrale qui a produit le MWh que vous consommez. Tous les producteurs qu’ils soient nucléaires, fossiles et renouvelables injectent de l’électricité dans le même réseau. Physiquement, nous consommons tous la même électricité, produite par l’ensemble des centrales polluantes ou non. En revanche, vous pouvez déterminer juridiquement l’origine de votre électricité. Comment ? En faisant le choix de consommer de l’électricité verte (d’origine renouvelable), c’est-à-dire grâce au seul moyen légal d’y parvenir, un document appelé la Garantie d’Origine (GO).

Lorsqu’un producteur d’électricité d’origine renouvelable injecte dans le réseau 1 MWh, un document électronique (une GO) garantissant la production de ce MWh, lui est délivré. Il contient un numéro unique qui permet de connaître la centrale de production, sa puissance, sa date de production mais aussi la technologie (solaire, éolien, hydraulique…). Cette GO est également un complément de rémunération. En achetant des GO, c’est comme si vous consommiez juridiquement les MWh produits dans la centrale de votre choix, en finançant ce producteur et en connaissant ainsi l’origine de votre électricité.
 
De plus, en accroissant la demande de GO, les producteurs d’électricité seront encouragés à investir dans de nouveaux moyens de production utilisant des énergies renouvelables. La consommation d’électricité verte est un excellent moyen de faire bouger concrètement les choses !

Tracer son électricité c'est possible

 

Idée reçue n°5 : Un fournisseur d’électricité fournit de l’électricité.

FAUX
Comme évoqué plus haut, l’électricité est produite puis transportée pour être consommée instantanément. Ce processus implique trois types d’acteurs : les producteurs, les transporteurs/distributeurs et enfin, les consommateurs. Dans ce processus, il y a un acteur qui n’a aucun rôle « physique » : c’est le fournisseur d’électricité.
Selon le Larousse, fournir signifie « approvisionner en quelque chose ». Or, votre fournisseur commercialise votre accès au réseau électrique et ne vous approvisionne pas directement en énergie. Il est ainsi l’interface entre le réseau électrique et vous, consommateur. En réalité, il a un rôle de commercialisation de l’électricité. C’est pourquoi il nous semble plus pertinent de reprendre le terme utilisé par Rte (le gestionnaire français de transport d’électricité), qui est celui de « commercialisateur d’électricité ». Un fournisseur n’est donc simplement qu’un intermédiaire financier entre le consommateur et le réseau électrique.

Il faut aussi et surtout rappeler que le fournisseur d’électricité joue le rôle de responsable d’équilibre pour le compte de ses clients. En effet, les fournisseurs s’engagent auprès de Rte à assurer l’équilibre entre injections et soutirages d’électricité dans une zone virtuelle donnée, appelée périmètre d’équilibre : « J’ai tant de consommateurs qui vont consommer tant de MWh, je dois m’assurer qu’il y en aura suffisamment sur le réseau ».

 

Idée reçue n°6 : Changer de fournisseur d’électricité, c’est compliqué.

FAUX
Depuis 2007, tous les consommateurs d’électricité peuvent changer de fournisseur et/ou d’offre quand ils le souhaitent. Il n’y a aucune condition à réunir : vous êtes le seul maître à bord ! Vous savez pourquoi ? Parce qu’un fournisseur n’est qu’un simple intermédiaire financier. Il ne touchera jamais à votre compteur. Il ne touchera en fait à rien du tout. Le changement se fait en 5 minutes chrono et vous pouvez changer autant de fois que vous le souhaitez : les abonnements d’électricité sont sans engagement. Les seules informations dont vous aurez besoin sont : votre numéro de Point de Livraison (en abrégé, PDL) – c’est le numéro d’identification de votre compteur électrique marqué sur toutes vos factures d’électricité – et un RIB.

Où et comment trouver son point de livraison

 

Idée reçue n°7 : Changer de fournisseur d’électricité, c’est gratuit.

VRAI
A partir du moment où vous faites appel à un nouveau fournisseur, le changement s’effectue automatiquement. Le nouveau fournisseur s’occupe de tout : c’est sans frais de résiliation, sans période d’engagement et bien évidemment, sans coupure d’électricité ! Car, rappelons-le, les fournisseurs ne gèrent ni vos fils électriques ni votre compteur (ça, c’est Enedis !)…

 

Idée reçue n°8 : L’achat direct d’électricité rémunère mieux le producteur et favorise la transition énergétique.

FAUX

Qu’est-ce que l’achat direct ?

Tout d’abord : qu’est-ce que l’achat direct d’électricité ? C’est le fait d’acheter la Responsabilité d’Equilibre et les Garanties d’Origine associées auprès d’un producteur spécifique. On peut aussi l’appeler « achat groupé ». L’achat direct est un argument marketing qu’on pourrait qualifier de « greenwashing ». Il donne en effet l’impression que l’électricité provient directement d’un producteur d’électricité verte et/ou d’une centrale proche de chez vous, alors que ce n’est pas le cas (cf. Idée reçue n°2). Ce producteur, comme tous les autres (verts ou non) injecte son électricité dans le même réseau électrique utilisé par tous les français quel que ce soit leur fournisseur.  L’achat direct est également utilisé par certains fournisseurs qui présentent leurs offres d’électricité comme plus vertes, plus premium ou plus vertueuses pour l’environnement. Là encore, ce n’est pas le cas.
 

Pourquoi l’achat direct ne rémunère pas mieux le producteur ?

Mais alors, pourquoi l’achat direct ne rémunère pas mieux le producteur, ni ne favorise pas plus la transition énergétique que les autres offres ? Effectuer un achat direct d’électricité verte comprend le coût de la Responsabilité d’Équilibre auquel on ajoute le coût de la Garantie d’Origine.
C’est-à-dire qu’il y a d’un côté la Responsabilité d’Équilibre, vendue au même prix pour toutes les centrales électriques, qu’elles soient néfastes ou vertueuses (exploitant des énergies fossiles ou renouvelables) pour l’environnement. Le producteur est ainsi rémunéré en fonction de s’il injecte de l’électricité quand le réseau en a le plus besoin. De l’autre côté, il y a la Garantie d’Origine, qui valorise la qualité verte de l’électricité. Le producteur est rémunéré pour son engagement dans les énergies renouvelables grâce à la vente ses Garanties d’Origine. C’est donc la seule chose qui compte d’un point environnement : le prix de la GO. Grâce à la GO, le producteur d’électricité verte voit son électricité mieux rémunérée, donc plus compétitive que les énergies grises. En réalité peu importe s’il vend ses MWh contractuels avec ou séparément de sa GO, l’essentiel est qu’il les vende.
Faire le choix de l’électricité verte permet donc de favoriser les énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles et nucléaires. Si plus de consommateurs font ce choix, c’est toute l’industrie qui sera obligée de se plier à leurs exigences. Au-delà d’une question de profits, vous avez là un moyen durable et efficace de favoriser la transition énergétique.

L'achat direct d'électricité ne permet pas d'avoir une électricité plus verte

 

Idée reçue n°9 : En souscrivant un contrat auprès d’un fournisseur vert, je reçois exclusivement de l’électricité verte dans ma prise.


Juridiquement VRAI et physiquement FAUX
L’électricité que vous consommez est le fruit de moyens de production situés sur tout le territoire européen. Le fait de contracter une offre d’électricité verte vous assure donc que le fournisseur a acquis un certain nombre de GO. Ces documents attestent qu’un volume d’électricité de source renouvelable équivalent à votre consommation a été injecté sur le réseau. Dès lors, en signant un contrat avec un fournisseur vert, vous participez au développement des énergies renouvelables. Ça c’est d’un point de vue juridique.
D’un point de vue physique, nous l’avons mentionné dans l’idée reçue n°4, l’électricité n’est pas traçable. Mais l’important n’est pas là. Ce qui compte, c’est de contribuer au développement des énergies renouvelables via l’achat de GO, pour tendre à moyen/long terme vers un mix électrique 100% renouvelable à l’échelle européenne.

 

En conclusion, voilà ce que nous pouvions dire sur l’électricité et les idées reçues dont elle fait l’objet. Et vous, est ce que vous avez appris de choses ?

 

Photo by Jonny CaspariJeremy Perkins & Diz Play

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Controverse Garantie d’Origine : l’intervention d’Ivan Debay

Controverse Garantie d’Origine : l’intervention d’Ivan Debay

Controverse Garantie d’Origine : l’intervention d’Ivan Debay

Le 10 décembre dernier, l’Energie en Lumière publiait une controverse sur la Garantie d’Origine comme outil de traçabilité pour l’électricité verte. Parmi les points de vue recueillis pour éclairer le sujet, celui d’Ivan Debay, fondateur d’Origo et président de QuiEstVert. Dans cette interview, il présente notamment les conventions qui régissent le marché de l’électricité en Europe, en s’attardant sur le mécanisme des Garanties d’Origine (GO) et le rôle crucial qu’elles jouent dans la transition énergétique européenne. Retour sur les grands axes de cette prise de parole.

 

La Garantie d’Origine, l’unique outil permettant l’existence d’offres d’électricité verte

Le marché de l’électricité est un marché de conventions qui valorisent certaines caractéristiques de l’énergie qui transite dans le réseau. Parmi ces conventions, la Responsabilité d’Equilibre et la Garantie d’Origine. La Responsabilité d’Equilibre valorise la localisation et le moment où l’électricité est injectée dans le réseau. La GO, a été créée en complément de la Responsabilité d’Equilibre pour valoriser la manière dont l’électricité est produite : son origine géographique, la technologie et l’énergie utilisées pour sa production.

« La Garantie d’Origine valorise la manière dont est produite l’électricité et permet aux énergies renouvelables de se développer. [Elle] puise sa force dans l’obligation légale de traçabilité »

En Europe et en France, la GO est un document électronique, légal, qui atteste que l’électricité consommée est bien d’origine renouvelable. De ce fait, il est le seul outil qui prouve le caractère vert d’une offre d’électricité.

« Personne n’a le droit de prétendre consommer de l’électricité d’origine renouvelable sans une attestation d’utilisation de Garanties d’Origine émanant du teneur de registre Powernext. La loi l’interdit. »

En accroissant la demande de GO (nous parlons ici des consommateurs finaux), les producteurs d’électricité se verront confrontés à une demande à laquelle ils auront du mal à faire face. De ce fait, ils seront encouragés à investir dans de nouveaux moyens de production utilisant des énergies renouvelables. Vous l’aurez compris, la consommation d’électricité verte est un moyen de faire bouger concrètement les choses, en augmentant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

« La Garantie d’Origine nous permet de choisir ce qui doit alimenter le réseau […] En utilisant des Garanties d’Origine, le consommateur exerce une pression économique en faveur de la transition énergétique à l’échelle européenne. »

 

Le cercle vertueux généré par le mécanisme de la Garantie d’Origine

Au delà de jouer un rôle clé dans la transition énergétique, le mécanisme des Garanties d’Origine créé un cercle vertueux qui permet aux énergies renouvelables (EnR) de devenir rentables. Cela s’est vérifié récemment aux Pays-Bas et en Espagne, où les GO ont permis de créer des moyens de production sans subventions des Etats.

Aux Pays-Bas, d’importants projets éoliens voient le jour de cette manière. Cela s’explique par le fait que les hollandais cherchent avant tout à consommer de l’électricité provenant d’éoliennes hollandaises. Cette demande de GO spécifiques (donc plus rares), a pour effet la croissance des prix : 7€ le MWh. Ce qui est intéressant, c’est que les hollandais sont prêts à payer ce prix pour favoriser l’activité éolienne de leur pays.

« Les projets éoliens peuvent donc voir le jour sans subvention car le cumul de la rémunération liée au processus de Responsabilité d’Equilibre auquel s’ajoute la valeur de la Garantie d’Origine, permettent aux producteurs d’obtenir un gain suffisant. »

Parc éolien de Nysted

Parc éolien en mer de Nysted au Danemark 

Ainsi, la marge élevée sur le prix de ces Garanties d’Origine a permis de créer et développer de nouveaux parcs, sans aucune subvention de l’Etat.

« L’objectif de la Garantie d’Origine est d’apporter la valeur supplémentaire nécessaire pour qu’un moyen de production vertueux soit rentable. »

Du côté de l’Espagne, le photovoltaïque est rentable même si la GO vaut moins d’1€ le MWh. Cela s’explique par un prix de rémunération de la Responsabilité d’Equilibre suffisamment élevé pour l’instant. C’est-à-dire que les producteurs de solaire espagnols rendent suffisamment service au réseau cherchant à s’équilibrer. Si toutefois l’investissement massif dans le solaire venait à dégrader cette situation, la GO pourrait compenser le déficit de rémunération de la Responsabilité d’Equilibre.

 

Nos réponses à ceux qui décrédibilisent le mécanisme de la Garantie d’Origine

Malgré les forces évidentes que présente le mécanisme des GO, certains cherchent encore à le décrédibiliser. Toutefois, les arguments brandis relèvent souvent du détail et n’ont pas leur importance dans le rôle que jouent les GO dans la transition énergétique. Voici les réponses apportées par Ivan :

  • Non, il n’existe aucune différence selon si le producteur vend ses GO séparément de son électricité ou s’il les vend au même acheteur. Le producteur est bien rémunéré dans les 2 cas.
    « Ce qui compte c’est la valeur que le producteur obtient du cumul de la Responsabilité d’Equilibre et des Garanties d’Origine. »
  • Oui, il est possible d’avoir une offre 100% solaire, même si le soleil ne brille pas 24h/24.
    « Si nous utilisons un maximum de GO solaires, les producteurs seront mieux rémunérés et enclin à investir dans la maintenance et la construction de nouveaux moyens de production. »
  • Oui, il est utile de financer des centrales déjà amorties : elles ont tout de même besoin de fonctionner et d’être entretenues.
    « Une centrale hydraulique [déjà amortie] doit être entretenue ; elle doit être considérée comme rentable pour ne pas être abandonnée au profit d’autres moyens de production […] »
  • Non, l’ARENH n’est pas un mécanisme de traçabilité de l’électricité d’origine nucléaire. Le bénéficiaire de l’ARENH n’obtient ni physiquement, ni contractuellement, de l’électricité provenant de la filière nucléaire.
    « L’ARENH ne soutient en rien le nucléaire. […] L’ARENH est une option gratuite qui oblige EDF à vendre en dessous du prix de marché. Donc si j’étais un antinucléaire, je choisirais une offre verte provenant d’un fournisseur qui utilise l’ARENH au maximum ! »

 

La transition énergétique européenne se joue en France

« La zone européenne est pertinente du fait que le réseau électrique européen est extrêmement dense et que le marché s’est organisé à cette échelle en établissant des règles communes. »

Le marché de l’électricité est le résultat d’un long travail de coopération entre les pays membre de l’UE. C’est pourquoi il est important de raisonner à échelle européenne et non nationale.

Les réseaux électriques européens sont interconnectés

Carte du réseau électrique européen – Source : ENTSO-E, Grid Map

Il faut savoir que la France consomme environ 500 TWh d’électricité par an soit un 6ème de la consommation européenne, mais que seulement 7% de cette consommation est volontairement d’origine renouvelable. Nous produisons chaque année 110 TWh d’électricité renouvelable : 35 TWh sont consommés en interne quand 75 TWh sont disponibles pour l’exportation.

« Nous pouvons raisonnablement dire que la France pénalise l’Europe entière. »

C’est donc en ce sens que la France a un réel rôle à jouer dans la transition énergétique européenne. Rappelons que le réseau électrique, c’est 35% des émissions de CO2 en Europe !

 

Un système vertueux qui pourrait être davantage optimisé pour arriver à ses fins

Nous avons longuement parlé du mécanisme bien huilé des GO et de ses avantages. Mais comme tout système, celui-ci n’est pas parfait et pourrait être amélioré. Voici les points d’optimisation évoqués par Ivan lors de son interview.

  • Adapter la méthode de calcul de l’empreinte carbone proposée par l’ADEME au standard international. Explications. Les entreprises françaises de + de 500 salariés sont aujourd’hui dans l’obligation de calculer leur bilan carbone. Le calcul actuel ne tient pas compte de l’utilisation de GO (contrairement à la norme internationale). Rectifier ce point permettrait de valoriser la participation de ces entreprises à la transition énergétique.
    « En s’opposant à la valorisation de la démarche d’utilisation de GO, il (l’ADEME) lui (le consommateur) fait obstacle dans sa participation à la transition énergétique. »
  • Imposer la transparence sur le mix énergétique des offres d’électricité des fournisseurs. Ceci pour ne laisser aucun doute quant à la présence ou non (et la quantité) d’électricité verte dans les offres proposées aux clients finaux. Cette mesure mettrait ainsi fin aux publicités mensongères.
    « La transparence sur le mix énergétique des offres d’électricité ne laisserait plus aucun doute sur la part d’électricité verte, l’origine technologique et géographique des énergies associées à ces offres. »
  • Maintenir les producteurs propriétaires de leurs GO. Aujourd’hui, les producteurs qui bénéficient de subventions pour leurs émissions de GO, se voient de ce fait retirer ces dernières au profit de l’Etat. Les producteurs qui souhaitent mettre en place une offre d’électricité verte sont obligés de racheter leurs GO aux enchères.
    « C’est dommageable, car cette injustice peut amener les entreprises lésées à discréditer le mécanisme des GO par frustration. Or ce ne sont pas les GO en soi le problème. C’est le fait de ne pas laisser une entreprise bénéficier de l’intégralité des droits lui donnant la possibilité de maximiser la valeur de sa production électrique dans le marché. »
  • Mettre en place un mécanisme de « full disclosure ». Soit une traçabilité intégrale pour tous les MWh consommés, quelle que soit la source de l’électricité (renouvelable ou non). Cela aurait pour effet de mettre les consommateurs face à la réalité de ce qu’ils consomment et les inciter à changer au profit d’une offre verte.
    « En Autriche, cette pratique a eu pour conséquence d’augmenter la consommation volontaire d’électricité de source renouvelable jusqu’à près de 80% ! »

 

Pour retrouver l’intégralité de l’interview d’Ivan, n’hésitez pas à consulter la version complète de la controverse publiée par l’Energie en Lumière.

Photo by Xavier L.

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