Partir en vacances autrement et… près de chez vous !

Partir en vacances autrement et… près de chez vous !

Pour beaucoup d’entre-nous, vacances riment avec plages paradisiaques à l’autre bout du monde ! Pourtant, il existe près de chez nous des endroits fabuleux à découvrir ! Heureusement pour notre porte-monnaie et pour la planète car, saviez-vous que l’avion est le moyen de transport le plus polluant ? Son impact sur le climat a doublé en vingt ans et c’est l’une des sources de pollution qui connaît la plus forte croissance.
Voici donc quelques idées d’alternatives simples mais originales pour profiter autrement de vos vacances, et ce à quelques kilomètres seulement…

Découvrez comment passer des vacances inoubliables, sans avoir besoin de partir loin de chez vous!

1 – Rester chez soi et profiter de sa région !

Rassurez-vous, vous serez loin d’être les seuls à vouloir pratiquer les « staycations » (contraction de « to stay », rester, et « vacation » vacances, en anglais). Selon une étude réalisée en 2008 – lors de la période de crise – par l’Observatoire des inégalités et le Crédoc, (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) près d’un Français sur deux reste chez lui pendant ses congés.

Ce concept, né à Singapour, répond de façon astucieuse à la crise. Développé par des tour-opérateurs ingénieux, l’idée est d’inciter des habitants, pas toujours assez fortunés pour s’offrir des escapades au bout du monde, à découvrir des territoires, des activités, et le patrimoine culturel qui leur sont facilement accessibles, mais qu’ils ignoraient.

Car oui, notre pays regorge d’activités et de choses à découvrir, alors pourquoi ne pas profiter ? En plus de réduire votre empreinte carbone en réduisant vos déplacements en avion ou en train par exemple, vous pourrez prendre tout le temps nécessaire pour visiter votre région, et ce, sans vous ruiner et subir le jet-lag. En économisant justement le budget dédié aux déplacements, vous pourrez vous faire plaisir en vous offrant un diner au restaurant, une journée dans un spa, ou même un loisir onéreux (parapente, équitation, partie de golf, ateliers culinaires etc). Il existe même certaines villes comme Paris, Marseille ou Guebwiller où le statut de résident donne droit à des privilèges lors des visites ou des réductions dans les restaurants.

 

planifier ses vacancesSi vous souhaitez vous renseigner sur ce type d’activités et de loisirs, vous pouvez vous adresser auprès de l’office de tourisme de la ville où vous souhaitez aller, consulter des sites Internet, ou tout simplement lire des livres dédiés au patrimoine de votre région ! Des guides touristiques dédiés à cet effet sont édités à chaque saison, et sont disponibles dans votre mairie ou office de tourisme. Vous n’avez donc plus aucune excuse pour connaitre votre région comme le fond de votre poche !

2 – Vive le glamping !

Le glamping, mais qu’est-ce que cela peut bien être ? C’est tout simplement l’association de deux mots: la première syllabe du mot Glamour et la seconde du mot Camping. Le glamping, apparu en 2007 au Royaume-Uni, est une nouvelle tendance du tourisme de plein air qui allie luxe et nature, confort et respect de l’environnement, et joue la carte de l’atypique en proposant des hébergements « qui sortent des sentiers battus ».

Malgré les idées reçues, dormir dans une yourtes ou une tente au milieu d’un parc naturel, d’une ferme, ou près d’un lac n’entache en rien la qualité de votre séjour. Effectivement, cette solution vous propose de nombreux avantages, et pas des moindre. Le glamping permet de réaliser des économies, tout en profitant du calme, du dépaysement que vous offre votre destination, et de tout le confort que l’on retrouve chez soi. Certains proposent même des prestations hautes gammes, avec spa, écran plat, room service et même le Wifi.

Étant donné que ce marché est en pleine expansion, la France regorge de ce type d’endroits, aussi bien près de la mer, qu’à la montagne ou la campagne, vous avez donc l’embarras du choix ! Le site internet glamping.fr propose un annuaire qui référence par région ces destinations, accompagné d’un court texte qui présente son potentiel et ce que vous pouvez visiter aux alentours…

tester le glamping en FrancePour ceux et celles qui souhaiteraient offrir ces séjours insolites, mais qui ont peur de faire un choix trop audacieux, décevant ou pas adapté aux attentes de l’invité, vous pouvez offrir une Wonderbox ! Celle-ci recense plus de 1000 destinations, yourtes, cabanes perchée dans les arbres, tipis, roulottes, maisons d’hôtes de charme, de quoi vous donner envie de partir découvrir par vous-même ce formidable concept !

3 – Le Pod, camping de demain

Le mot signifie « cosse » ou « nacelle » : c’est en effet un petit abri tout en bois, aux formes arrondies. On distingue le Pod et le MegaPod. Le MegaPod est contrairement au Pod, équipé d’une kitchenette, d’un coin nuit, d’un salon et d’une salle de bain.

Il s’agit dans les deux cas d’une éco-construction utilisant exclusivement des matériaux de construction et d’isolation naturels. Confortable et spacieux, il est généralement équipé d’un chauffage, offre l’accès à l’électricité et permet d’offrir jusqu’à 3 couchages.

Ce logement est parfait pour les adaptes du camping, mais qui néanmoins en reconnaissent les inconvénients ; le vent et la pluie qui viennent inonder et faire envoler votre tente, les douches et toilettes communs, ou encore la chaleur et le lever du jour qui viennent interrompre votre sommeil. Il saura satisfaire également ceux qui n’ont jamais souhaité sauter le pas des vacances en camping, de peur de se priver de son confort habituel et de son intimité.

La France a l’avantage de posséder un immense patrimoine naturel, soit un environnement complètement adapté à ce type d’activité. Vous pouvez retrouver sur Internet des nombreux sites qui proposent leur location, à vous de trouver celui qui fera votre bonheur. Certains peuvent être complètement isolés, situés aux confins d’un parc régional par exemple, d’autres regroupés les uns à côtés des autres recréant l’ambiance familiale et conviviale d’un camping traditionnel.

e Pod, camping de demainVous l’aurez bien compris, si vous êtes à la recherche d’un logement insolite et confortable, le Pod est fait pour vous!

4 – Les gites et chambres d’hôtes

Comment ne pas parler des gites et chambres d’hôtes ? Concept et marché en total expansion en France, ce type d’hébergement ne cesse de croitre et de ravir touristes étrangers et population locale ! Néanmoins, il faut savoir différencier les gites des chambres d’hôtes, qui ne proposent pas les mêmes prestations.

Les chambres d’hôtes sont situées chez l’habitant qui continue à vivre chez lui durant votre séjour, et incluent la salle de bain, et éventuellement selon les prestations de votre location, une salle de séjour ou autres prestations hautes gammes tels que le spa, l’accès à la piscine, ou encore un jacuzzi. La spécificité de la chambre d’hôte est que la personne qui reçoit prépare à manger pour ses locataires. Généralement elle sert le petit déjeuner qui est compris dans le prix, mais parfois il peut arriver sur demande de servir également un repas (menu unique) qui est, quant à lui, payant.

Les gites sont entièrement équipés et permettent la totale autonomie des locataires. Certains se voient attribuer des labels comme « Gites de France » ou « Clé vacances » qui attestent de la qualité de l’hébergement, et permettent de distinguer les meilleures offres. L’avantage est qu’au vu de la multitude de gites répertoriés en France, chacun peut trouver son bonheur. En campagne, près de la mer ou à la montagne, maison de charme, mas ou maison traditionnelle, il vous suffit de filtrer les résultats de vos recherches !

Ce genre de séjours vous permettent souvent de rencontrer des personnes qui ont une réelle envie de recevoir, de faire découvrir leur région et son potentiel, et de rencontrer des personnes de tous horizons. Il n’est pas rare de nouer des liens, et même d’avoir envie.

Les gites et chambres d’hôtes

Nous espérons vous avoir prouvé que quiconque n’a pas besoin de voyager aux quatre coins de la Terre pour vivre des expériences insolites et inoubliables. Nous avons souvent tendance à oublier que juste à côté de chez nous, il existe des choses inestimables ! Certains n’hésitent pas à parcourir des milliers de kilomètres pour les découvrir, alors pourquoi pas vous ?

Auteur : Emma Kakon

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4 moyens d’empêcher votre maison de consommer (trop) d’énergie cet été

4 moyens d’empêcher votre maison de consommer (trop) d’énergie cet été

Alerte canicule ! Si vous aussi, la perspective de passer l’été à transpirer à grosses gouttes à la maison, vous fait déjà mourir de chaud, il va falloir vous préparer un minimum à affronter ce qui est annoncé comme la plus grosse vague de chaleur de ces dernières années. Pire que 2003 paraît-il ! Et oui, voici les premiers signes réellement perceptibles de ce que le réchauffement climatique peut engendrer… Voici un petit guide pour survivre à domicile à cette fournaise, de manière écolo évidemment ! Ce serait dommage d’en rajouter une couche…

« Mai plutôt frais, juin plutôt chaud » !

Voilà une citation qui prend tout son sens en ce début d’été. L’été s’installe enfin et les températures augmentent. Ah l’été, les après-midis à la piscine, à la plage, le soleil qui se couche tard et les promenades… Qu’est-ce-que cela nous avait manqué ! SAUF qu’à la plage on n’y est pas encore. Il va donc falloir trouver un moyen de se rafraîchir, et donc un sacré nouveau poste de consommation d’énergie.

1 – Le BA.BA de la survie en intérieur

Ajuster la climatisation

 

Votre obsession l’été ? Rentrer chez vous et être au frais. Tandis que vous vous obstinez à maintenir une température agréable à l’intérieur, vous poursuivez vos tâches quotidiennes, qui, entraînent souvent une augmentation de la température ambiante.

Nos astuces ? Adopter un comportement éco-responsable simple, en veillant, par exemple, à garder les fenêtres fermées et à ne les ouvrir que lorsque la température extérieure commence à baisser (tôt le matin et tard le soir !). On colle un thermomètre à l’intérieur et un à l’extérieur, et on profite de la moindre baisse de température pour aérer un grand coup. Toutes portes ouvertes pour créer un courant d’air, c’est encore mieux ! Dernière petite astuce : il semblerait qu’humidifier ses rideaux soit une bonne technique pour créer une ambiance à la fraîche… Vous nous direz ?

Comme le reste de l’année, pensez à bien éteindre tous vos appareils électriques. Les lampes produisent de la chaleur lorsqu’elles sont allumées et utiliser son four rafraîchit rarement la pièce. C’est une bonne raison pour privilégier les salades à base de légumes et fruits (frais !) tant qu’à faire. Et si vous ne résistez pas à l’envie d’allumer votre plaque chauffante, vous pouvez aussi envisager de cuisiner dehors – sur votre balcon par exemple.

2 – Remplacer la climatisation

des gestes simples pour empêcher la surconsommation

 

Quand on pense canicule, notre instinct de survie nous crie « CLIMATISATION » à plein poumons dans nos oreilles. Le problème est que la climatisation est responsable à elle-seule de 10% de la consommation électrique mondiale selon l’Agence internationale de l’Energie, ce qui est énorme. 

À moins d’emménager chez Picard, le ventilateur reste donc votre meilleur allié. Pour une climatisation naturelle, il vous suffit de placer une bouteille d’eau congelée juste devant. Cela vous évitera de brasser de l’air chaud !

Pour les irascibles adeptes de la clim, tâchez de régler correctement votre appareil. Nombreux sont ceux qui affirmeront que réduire la température de son thermostat d’un degré ne changera rien, aussi bien au niveau de son porte-monnaie, que de son empreinte environnementale. En réalité, d’après Johnny Garratoni (chef de groupe Climatisation et Pompe à chaleur chez Atlantic), réduire la température de sa climatisation de un degré seulement réduit potentiellement de 4 à 5% sa facture mensuelle. Voici deux astuces simples à mettre en place.

La première est d’opter pour une climatisation réversible. Elle va vous permettre de maintenir la température désirée toute l’année et d’abaisser l’humidité dans la pièce tout en brassant l’air. Vous pouvez également choisir le mode déshumidification de votre climatiseur (mode « dry »), souvent suffisant pour garantir votre confort et plus économe en énergie.

Vous pouvez également choisir un appareil performant doté de la technologie Inverter. Celle-ci s’adapte à vos besoins et permet de moduler la puissance et la vitesse de l’appareil en fonction des besoins et de la température souhaitée. Elle a un quadruple avantage : un confort optimal garanti grâce à un fonctionnement continu, une température douce et constante, un niveau sonore plus bas, et surtout la réalisation d’importantes économies d’énergie.

 

3 – L’option investissement et/ou gros travaux

optez pour un thermostat intelligent

 

Passons aux choses sérieuses et sortons les grands moyens ! Si vous être l’heureux propriétaire de votre domicile, plusieurs travaux et investissements sont possibles pour prévenir les grosses chaleurs. À savoir :

  • Installer un bon double vitrage à ses fenêtres ou, encore mieux, installer des fenêtres anti-UV qui vont filtrer les rayons du soleil et vous éviter de re-créer un effet de serre dans votre maison.
  • Privilégier une peinture claire pour vos murs extérieurs et votre toit afin de  réfléchir les rayons du soleil.
  • Isoler correctement les parties les plus à même de laisser pénétrer la chaleur à savoir votre toiture et vos combles, vos vitres et baies vitrées, vos murs et vos sols…
  • Végétaliser votre extérieur ET votre intérieur. Avoir des arbres à feuilles caduques dans votre jardin vous permettront de profiter de leur ombre l’été. Un mur végétalisé retiendra la fraîcheur. Et si votre extérieur est limité, pensez aux plantes d’intérieur qui aideront à purifier l’air.

4 – Respirez, sortez !

sortez vous aérer !

Certes, quand la canicule et les températures s’emballent, nous préférons rester chez nous à l’abri de la chaleur. Néanmoins, sortir de chez vous est une manière infaillible de diminuer sa consommation d’énergie cet été. 😉

Appréciez ce beau temps en pratiquant des activités adaptées, comme par exemple des activés nautiques, des après-midi plage ou piscines, ou encore la visite de musées ou de patrimoines historiques.

Parce que ce serait perdre son temps que de ne pas profiter de la meilleure façon de cette saison tant attendue…

Auteur : Emma Kakon

 

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Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

SAVE THE DATE !  En France, les élections européennes de 2019 auront lieu les 25 et 26 mai 2019 afin d’élire les députés représentant la France au Parlement européen.

Avez-vous prévu d’aller voter ? Si oui, savez-vous pour qui et ce que cela implique au niveau environnement ? Si vous avez répondu au moins un « Non » à ces précédentes questions, décryptons ensemble ce que votre vote signifie concrètement ! 

🇪🇺  Pourquoi voter aux élections européennes est important ?

Malheureusement, peu d’entre-nous sont au fait de ce qu’il se passe au niveau européen. Sur les cinq dernières années, plus de 80 hommes et femmes nous ont représentés. Pourtant, nous connaissons rarement leur identité quand il ne s’agit pas de Jean-Luc Mélenchon, Nadine Morano ou Marine Le Pen.

La faute est toutefois partagée. Le manque d’intérêt des français mélangé à une faible médiatisation rend l’affaire complexe. À cela, on peut ajouter le fait que les termes employés et la difficulté d’accès aux listes de votes détaillées n’arrangent rien.

Et pourtant, l’Union européenne joue un rôle déterminant dans bon nombre de décisions impactant l’environnement.

1 – ⚖️ Le rôle du parlement européen

Pour rappel, notre droit de l’environnement est essentiellement d’origine communautaire. Or, le parlement détient un pouvoir de codécision avec le Conseil sur la politique environnementale de l’Union et possède un droit d’initiative législative.

Il peut aussi créer des commissions d’enquête et former des recours devant la Cour de justice.

C’est l’UE, et notamment le parlement européen qui fixe les objectifs à atteindre d’ici 2030 en matière d’énergie renouvelable. Également, c’est l’institution qui s’est engagée d’ici 2030 à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sa consommation d’électricité.

L’UE finance également des projets et initiatives liés à l’environnement et luttant contre le réchauffement climatique. 

Créé en 1992, le programme LIFE a ainsi financé 4500 actions et subventionné des ONG telles que WWF et Climate Action Network Europe. avec un budget de 3,4 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Pour la période 2021-2027, ce budget passera  à 5,4 milliards.

En gros,  l’UE consacre 20% de son budget total à la défense de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique.

 

2 – 🌳 Les décisions qui ont déjà été prises en matière d’environnement

Pour vous donner des exemples concrets, voici les dernières décisions prises par le parlement européen au niveau environnemental :

  • La suppression du plastique a été approuvée par le Parlement. Ainsi  d’ici 2021, plus d’une dizaine d’objet en plastique à usage unique (cotons-tiges, pailles, vaisselle jetable… qui représentent 70% de la pollution de nos océans) disparaîtront. Les fabricants  de certains produits  tels que gobelets en plastique ou cigarettes devront quant à eux payer une partie des coûts de nettoyage et de collecte de déchets .
  • L’UE est chargée de réguler l’utilisation de produits chimiques sur son territoire afin de protéger à la fois l’environnement et la santé humaine. En 2017, c’est le glyphosate qui a beaucoup fait parler de lui. Cet herbicide très controversé est défendu bec et ongles par les lobbys industriels et par la Commission européenne qui est convaincue qu’il ne représente pas de danger. Ils demandent à renouveler son autorisation d’utilisation pour 10 à 15 ans. Grâce à la pression du Parlement européen (dont la  France en tête), la licence du glyphosate a finalement été renouvelée pour 5 ans !
  • À partir de 2021, très utilisée dans les pays du Nord, la pêche électrique sera désormais interdite sans exception.
  • Quatre textes ont été rédigés par le Parlement afin de faire des progrès dans le domaine de l’économie circulaire, à savoir la réduction, le recyclage et la réutilisation des déchets.
  • Concernant les nouvelles normes antipollution dans le secteur automobile, un compromis a été négocié par le Parlement. L’objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures pour 2020 était initialement proposé à 30%.  Les ONG écolos se sont battues pour un montant entre 50 à 70% quand, de son côté, le Parlement proposait le chiffre de 40% pour tenter de mettre tout le monde d’accord. L’objectif voté a finalement été de 37,5%.

votez aux elections europeennes 2019

💪 À votre tour d’agir !

Le 25 et 26 mai, vous aurez à choisir parmi les 34 listes comportant chacune 79 noms (principalement de candidats et candidates français).

Le 26 mai au soir, une fois les résultats obtenus, toutes les listes ayant récolté moins de 5 % des votes seront éliminées. Les listes restantes se partageront alors les 74 sièges français au Parlement européen proportionnellement au nombre de votes recueillis.

Sur ces 34 listes, environ une quinzaine sont régulièrement citées dans les sondages.

Voici un (très) rapide résumé de leurs promesses en matière d’écologie

  • la République en marche : la transition écologie figure en haut de la liste du programme avec un investissement d’au moins 1 000 milliards d’euros d’ici 2024 pour développer les énergies et les transports propres, rénover les logements et accompagner la reconversion des travailleurs des secteurs en transition.
  • les Républicains : Le parti parle d’instaurer une « barrière écologique' » avec la mise en œuvre de droits de douane antipollution sur les produits importés de pays qui ne respectent pas les normes environnementales ou sociales.
  • la France Insoumise : proposée lors de la dernière campagne présidentielle, la  » règle verte au niveau européen » servirait à interdire de « prélever davantage à l’écosystème que ce qu’il est capable de supporter » est reprise. D’autres idées sont listées telles que la hausse des objectifs de réduction des émissions de CO2, l’interdiction des perturbateurs endocriniens,  l’adoption d’une charte européenne des droits des animaux et d’un plan de sauvegarde pour la biodiversité en Europe, l’élaboration d’un plan européen de sortie concertée du charbon et du nucléaire, la sortie des OGM, des pesticides et la mise en place d’une taxe carbone aux frontières.
  • Europe Écologie-Les Verts : leur ambition est d’adopter un traité environnemental et de promouvoir le protectionnisme vert pour faire de l’écologie « la priorité de l’Europe ». Pour cela, plusieurs mesures sont prévues telles que l’instauration d’une justice environnementale, la création d’un « vaste patrimoine écologique terrestre et marin » et la fin de tous les produits toxiques (pesticides ou perturbateurs endocriniens).
  • PS et Place publique : la mise en place d’un pacte « finance-climat-biodiversité » permettant de financer « un plan de rénovation des logements et des bâtiments publics et privés », d’accélérer « le déploiement d’énergies renouvelables » ou de développer « l’agro-écologie ». Leur proposition comprend également une taxe sur le kérosène sur tous les vols internes en Europe et une demande de  réexamination du sujet du glyphosate afin « de défendre son interdiction à l’échelle européenne ».
  • Génération S. : la création d’une Cour européenne de l’environnement. L’objectif sera d’interdire les polluants et autres perturbateurs endocriniens ainsi que d’interdire l’utilisation du gaz de schiste et du pétrole de schiste en Europe.
  • Debout la France : faire des progrès dans le domaine des énergies renouvelables en investissant dans la recherche et création de panneaux solaires à haut rendement énergétique par exemple. Le glyphosate devra également être remplacé par un substitut moins polluant.
  • le Parti Communiste : parle d’instaurer un service public de la rénovation énergétique ou encore d’élaborer une « stratégie industrielle écologiquement soutenable ».
  • l’UDI : créer un Livret E « pour financer des grands projets environnementaux et d’avenir en Europe », en finir avec le plastique, devenir le leader mondial des transports à hydrogène et financer la recherche de produits de substitution au glyphosate et au cuivre…
  • les Patriotes : prône le « Frexit » afin de ne plus subir l’influence des lobbies.
  • la Lutte ouvrière : ne propose pas de mesures concrètes mais s’exprime sur l’urgence d’enlever aux groupes privés la direction de l’industrie et des transports affin d’organiser l’économie de façon « rationnelle, planifiée ».
  • l’UPR : parle d’une « politique ambitieuse de souveraineté alimentaire au niveau national fondée sur les méthodes modernes d’agriculture biologique et familiale » et propose également de développer la permaculture à grande échelle.
  •  L’Alliance jaune : propose de reconnaître les ressources naturelles comme des entités morales.
  • le Rassemblement national : peu de mesures mises en avant si ce n’est la promotion du « localisme » qui consisterait à détaxer les circuits courts et à surtaxer les « importations mondialisées anti-écologiques ».

Maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire… 🙌 Rendez-vous le 26 mai pour les résultats !

Photo by Heather Mount & Waldemar Brandt

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Sélection de films et documentaires écolos

Sélection de films et documentaires écolos

Les nombreux sujets liés à l’écologie sont généralement des thèmes que l’on n’aborde que trop peu, voire pas du tout sur les bancs de l’école. Par la suite, des bribes d’information surgissent dans l’actualité quotidienne mais plutôt sur un ton de fin du monde. Heureusement, de plus en plus de ressources en ligne sont désormais disponibles, avec pour objectif d’éveiller les consciences ! Si vous ne savez pas par où commencer, l’équipe QuiEstVert vous a concocté sa sélection des reportages / documentaires / films qui l’a marquée… 

La sélection de l’équipe

1 – Demain

Il fait partie des rares documentaires à avoir eu autant d’écho auprès du grand public ! Sorti en 2015, ce documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent a été distribué dans 27 pays et a même remporté le César 2016 du meilleur documentaire.

Si vous ne faites pas partie des 1 million de spectateurs en France à l’avoir visionné, il est encore temps de vous rattraper ! Son succès repose avant tout sur son esprit « feel good ». L’équipe de réalisateurs français a en effet parcouru dix pays à la recherche de solutions et d’initiatives positives et concrètes qui fonctionnent. Et ça fait du bien !

2 – Cowspiracy: the sustainability secret

Sorti en 2014, le reportage de Kip Andersen and Keegan Kuhn pousse à réfléchir à sa consommation de viande ! Il explore à la fois l’impact (important) de l’élevage intensif sur l’environnement et la (faible) action d’ONG telles que Greenpeace qui subiraient la pression et l’influence des lobbystes.

Forcément très critiqué et controversé, ce reportage est un vrai coup de massue : il suffirait selon lui de moins, voire de ne plus consommer de viande industrielle pour agir concrètement au niveau écologie. À visionner avec votre meilleur ami carnivore.

3 – Minimalisme

Disponible sur Netflix, ce documentaire suit le parcours du duo américain Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Ils se surnomment eux-même The Minimalist et nous expliquent que le minimalisme a pour but de “reprendre le contrôle de sa propre vie”. Au début de leur aventure, ils décident donc de se débarrasser de tout le superflu et de ne garder que les objets ayant une signification ou leur apportant du bonheur. Bref, une vision à l’opposé du rêve américain et de notre belle société capitaliste.

4 – Faut-il arrêter de manger les animaux ?

Mise en lumière lors du Greenpeace Film Festival, ce reportage est une quête personnelle du journaliste français Benoît Bringer. La naissance de son premier enfant le pousse à s’interroger sur notre manière de nous nourrir. Son enquête s’intéresse autant à l‘impact sur l’environnement qu’au bien-être des êtres qui se retrouvent dans notre assiette. À la manière de Demain, on parcourt avec lui une partie du globe à la rencontre de personnes ayant déjà mise en place un élevage plus respectueux de notre planète et des animaux.

5 – Terra

Autre pépite à retrouver sur Netflix, ce film de Yann Arthus Bertrand a réussi à tirer une larme à Jean-Damien ! Le coup de poing est  visuel, avec une esthétique travaillée, et surtout philosophique. Appelé aussi « essai-documentaire », il nous pousse à nous interroger sur la place de l’humanité et notre relation avec les autres espèces. « Franchement à la fin, tu te demandes ce que tu fais sur terre et à quoi tu sers. »

6 – More Than Honey

Connu aussi sous son titre français « Des abeilles et des hommes », ce reportage de 2012 s’intéresse à ces petits êtres essentiels que sont les abeilles et qui jouent un rôle primordial pour la préservation de la vie sur terre. Son réalisateur Markus Imhoof nous emmène aux quatre coins du monde pour faire le point sur leur situation et ce n’est pas réjouissant. Comme l’avait souligné Einstein, si les abeilles venaient à disparaître, l’homme pourrait disparaître à son tour. Et personnellement on n’a pas vraiment envie de vérifier si c’est vrai.

7 – Chasing Coral

Parmi les plus récents, ce reportage paru en 2017 suit une équipe de plongeurs, scientifiques et photographes s’intéressant à la disparition de récifs coralliens. Comme on peut s’en douter, le lien est rapidement fait avec le réchauffement climatique et les diverses pollutions liées à l’activité humaine. À retrouver sur Netflix également !

8 – Océans

Toujours dans le thème de la vie sous-marine, le documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud nous dévoilait déjà en 2010 ce qu’il se passe dans l’océan. Il nous confronte notamment à tous ces animaux marins subissant directement les dégâts de l’homme : pêche abusive, pollution, réchauffement climatique

9 – L’intelligence des arbres

Ce documentaire de Julia Dordel et Guido Tölke pourrait passer pour une histoire de science-fiction et pourtant… Le sujet n’en est que plus passionnant !  Il se base sur une observation faite par Peter Wohlleben, un forestier allemand, selon qui les arbres communiquent entre-eux. Il déroule en détail cette théorie dans un best seller « La Vie Secrète des Arbres«   vendu à plus d’1 million d’exemplaires. Le comité scientifique de l’Université du « British Columbia » au Canada dont fait partie Suzanne Simard, a d’ailleurs confirmé ces hypothèses. Cette découverte bouleverse totalement notre regard sur les arbres et les forêts.

10 – 2 degrés avant la fin du monde

Proposé par l’équipe de Datagueule, ce reportage de 90 minutes est disponible sur Youtube et devrait vous donner matière à réfléchir. Il s’appuie aussi bien sur des chiffres et faits concrets que des interviews de philosophes, scientifiques ou encore de simples citoyens qui s’expriment sur les changements nécessaires pour sauver notre planète. Il ne s’agit plus simplement d’écologie mais d’un système complet à réinventer.

Pour aller plus loin

Faites votre propre sélection sur le nouveau site ImagoTV ! Mis en ligne en décembre 2018, la plateforme regroupe une sélection de documentaires, d’émissions, de podcasts et de courts métrages écolos et engagés.

Près de 2 000 contenus sont déjà disponibles et catégorisés en 8 thématiques (économie, alternatives, conscience, société, esprit critique, santé, écologie, connaissance). Cette sélection devrait ne faire que s’agrandir et promet aussi de devenir un véritable outil collaboratif où vous pourrez bientôt commenter et noter les meilleurs contenus.

La cerise sur le gâteau : ses créateurs ont conçu leur site de manière à ce qu’il soit le moins gourmand en énergie possible ! 👏🏻

ImagoTV, le netflix écolo et engagé

Bref, tout est fait pour que les films et documentaires engagés soient de plus en plus accessibles. La curiosité reste encore une qualité à développer pour se tenir informés mais les outils suivent peu à peu… !

 Et vous, quels sont les indispensables de votre vidéothèque ? 

Auteur : Charlotte Fayat

Nous sommes l'agence de promotion de l'électricité verte.

Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

Faire le choix de l'électricité verte, c'est décarboner notre air, soutenir une économie pérenne, locale et assurer un futur vivable pour nos enfants.

« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

Notre objectif : faire de la France le premier pays 100% renouvelable.

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Les jeunes se bougent pour le climat

Les jeunes se bougent pour le climat

Ils sont jeunes et animés par la même ambition : agir pour la planète. Conscients qu’ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes, ils sont bien décidés à changer les choses par leurs propres moyens. Ils ont entre 10 et 30 ans, viennent de pays du monde entier et sont une véritable source d’inspiration, toutes générations confondues ! Voici leurs histoires…

1 – Des inventions pour sauver la planète

Plant for the Planet

plant for the planet

C’est en 2007 que le projet « Plant for the Planet » de Felix Finkbeiner, un jeune allemand de 9 ans, se fait connaître. À la suite d’un exposé sur le réchauffement climatique, il décide de participer à son niveau pour y remédier. Son plan est simple : planter des arbres partout ! Cette idée est rapidement soutenue par le  Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui venait de lancer la « Campagne pour un milliard d’arbres ».

Felix en profite pour organiser des « académies » d’abord en Allemagne puis à l’étranger pour les enfants. Il s’agit de formations gratuites destinées aux jeunes souhaitant agir en faveur du climat. Au programme : sensibilisation aux causes et effets du changement climatique, atelier pour apprendre à planter des arbres, etc. À la fin, ces derniers reçoivent un certificat d »ambassadeurs pour la justice climatique » et sont encouragés à poursuivre cette transmission.

Aujourd’hui, plus de 36 000 enfants ont reçu ce certificat dans 56 pays différents. Dès 2010, l’objectif initial qui était de planter un million d’arbres en Allemagne est atteint et le projet « Plant for the Planet » est désormais une fondation. La prochaine étape est désormais de planter 1000 milliards d’arbres d’ici 2020, ce qui permettrait d’absorber un quart des émissions de CO2 de l’homme.

 

The Ocean Cleanup

En 2013, c’est au tour de Boyan Slat, âgé de 19 ans, de faire parler de lui. Il est à l’origine d’un projet ayant pour ambition de nettoyer près 99,9% des déchets qui encombrent les eaux internationales. Son invention a la particularité de ne pas utiliser de filet, ce qui permettrait de réaliser cette lourde tâche en seulement 5 ans au lieu de 79 000 ans comme le prédisaient certains scientifiques.

Quand on sait que 8 millions de tonnes de plastique viennent polluer les océans chaque année, on prend conscience de l’ampleur de la tâche. Selon le jeune créateur, il s’agit d’ »une des plus grandes opérations de sauvetage environnemental jamais réalisée ». Il a travaillé sur son prototype avec une équipe d’ingénieur et annoncé en 2017 qu’il se lancerait dans les douze prochains mois au lieu de 2020, comme prévu à l’origine.

Aux dernières nouvelles, plusieurs tests on été réalisés proche des côtés néerlandaises grâce à un prototype de 100 mètres de long. Au vue des améliorations apportées, Boyan prévoit de nettoyer 50% des déchets du Pacifique d’ici cinq ans, contre 42% en dix ans comme prévu au départ.

 

2 – Des voix qui cherchent à se faire entendre

Vous avez sûrement entendus parler de L’affaire du siècle, cette action en justice lancée par quatre ONG en décembre 2018 ? L’Etat français est accusé de laxisme en matière de politique environnementale et doit prouver que les mesures prises sont suffisamment importantes pour protéger les citoyens du changement climatique.

Cette initiative continue de faire parler d’elle, et pourtant ce n’est pas la première.

Our Children Trust

C’est un groupe de huit adolescents qui sont parmi les premiers avoir attaquer en justice l’État de Washington pour son inaction et cela s’est passé fin novembre 2015. Selon eux, les mesures prises par l’Etat n’étaient pas suffisantes pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 prévues. Épaulés par la fondation Our Children Trust puis par le gouverneur Jay Insleeils démarrent leur mouvement en lançant une pétition en 2014. D’abord rejetée, leur action a finalement obtenu gain de cause auprès de la juge.

L’ECY – le ministère local de l’écologie pour l’État de Washington – doit alors réfléchir à une nouvelle réglementation plus stricte. Pour l’un des plaignants, âgé de 13 ans, « cette victoire signifie que le ministère de l’écologie doit désormais tenir compte des générations futures, et intégrer la notion de long-terme et de durabilité dans ses décisions ». Dans d’autres états américains, des procès portés par de jeunes sont en cours comme la Caroline du Nord, le Colorado, et le Massachusetts.

Le témoignage de Timoci Naulusala

Timoci Naulusala COP 23

En 2017, Timoci Naulusala, 12 ans, va bouleverser les invités de la conférence climat de l’ONU à Bonn en racontant son histoire. Il habite sur les îles Fidji et explique comment, petit à petit, sa vie a basculé. La raison ? La montée des océans et notamment le passage du cyclone Winston en 2016 qui a détruit sa maison, son école, les source de nourriture, d’eau et d’argent pour sa famille. C’est la voix chargée d’émotion qu’il raconte aux décisionnaires présents : « Ma vie était un chaos. Je me suis demandé : « que se passe-t-il ? Que vais-je faire ?« .

Malheureusement, cette année là, aucune réelle mesure n’est prise.

Pourtant, l’espoir n’est pas vain. L’année d’après, en 2018, tout semble s’enchainer et de nombreuses voix recommencent à s’élever.

Le discours d’un jeune diplômé centralien

Parmi elles, une a fait le tour des réseaux sociaux. Il s’agit de celle de Clément Choisne, jeune ingénieur de l’école Centrale de Nantes, qui a profité de son discours de remise de diplôme pour se faire entendre. Il démarre son plaidoyer en citant Albert Camus : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ». Il est bien conscient que, malgré son parcours au sein d’une des plus grandes écoles, il n’est pas formé pour affronter l’un des plus grands défis de sa génération. Il en profite pour interpeller son directeur d’école et lui expliquer son ressenti quant à sa formation : « Je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse de vie d’un cadre supérieur en rouage essentiel d’un système capitaliste de surconsommation ». Il finit toutefois sur une note positive en citant Margaret Mead, une anthropologue américaine : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés peuvent changer le monde. C’est toujours comme cela que ça s’est passé ».

La salle entière applaudit et la vidéo de son discours est repartagée sur internet. Elle sera vue plus de 60 000 fois sur les réseaux sociaux et obtient plus de 110 000 vues sur sa chaîne Youtube. Quand à Clément, il a pour le moment accepter un poste de professeur et compte bien se lancer plus tard dans la politique.

3 – Agir ensemble

Greta Thunberg mobilise les étudiants

Quelques mois plus tôt, Greta Thunberg démarrait à son tour un mouvement de protestation en Suède. Elle décide de sécher les cours tous les vendredis et se rend devant le Parlement suédois pour alerter sur l’urgence climatique. Devenue virale sur les réseaux sociaux, elle est invitée à la COP24 en Pologne ainsi qu’au Forum de Davos, rendez-vous des plus grands chefs d’État et patrons. Du haut de ses 15 ans, elle n’hésite pas à les prendre à parti : “Les adultes répètent sans cesse qu’ils ont une dette envers les jeunes, qu’il faut leur donner de l’espoir. Mais je ne veux pas de votre espoir. (…) Je veux que vous paniquiez. (…) Et je veux que vous agissiez”.

Elle en profite pour lancer un appel à la mobilisation des jeunes du monde entier le 15 mars 2019. Des milliers d’élèves décident de suivre son exemple et descendant alors dans les rues de Suède, de Belgique mais aussi en Australie, à Berlin, aux Pays-Bas et en Suisse !

Malgré un démarrage plus lent, la France n’est pas en reste.

La jeunesse française rejoint le mouvement

Plus de 24 000 élèves des grandes écoles se sont engagés à leur tour en signant le « Manifeste pour un réveil écologique ». La plupart sont de futurs ingénieurs, de futurs avocats ou encore des financiers qui refusent de travailler, à leur sortie d’école, pour des entreprises qui ne respectent pas la planète.

Sur les réseaux sociaux, un autre mouvement original fait partie de lui. Du 15 novembre au 15 décembre 2018, 60 youtubeurs s’engagent dans la campagne « On est prêt ». Il s’agit de relever des défis quotidiens pendant 30 jours en mettant en place des solutions telles que sauver l’énergie, se tourner vers le zéro déchet, économiser l’électricité, manger plus de végétal, etc.  Les participants étaient également encouragés à interpeller les politiques au niveau local directement via un outil mis à disposition sur le site du mouvement.

Ces différentes inventions, campagnes ou mouvement lancés ne sont désormais plus des actes isolés. Il ne s’agit plus de s’attendrir devant l’action d’une jeune personnalité mais bien d’agir aux côtés des milliers, voire des millions de jeunes prêts à se bouger pour la planète !

Auteur : Charlotte Fayat
Crédit photo : RTBF.be

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Alors que la France figure tristement parmi les derniers en Europe à consommer de l’électricité verte avec 7% seulement, des millions de français cherchent à agir en marchant pour le climat ou en luttant contre l'écologie punitive.

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« Pas besoin d'être Président de la République pour sauver le monde. »

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Agir sur son empreinte carbone : pourquoi, comment ?

Agir sur son empreinte carbone : pourquoi, comment ?

Les notions d’empreinte carbonede neutralité carbone ou encore de compensation carbone sont régulièrement à la Une en ce moment.

Si vous suivez un peu l’actualité, vous avez dû voir entre autres que « l’Union Européenne veut être neutre en carbone 2050 », «La BNP Paribas s’engage à la neutralité carbone d’ici la fin de l’année », « La ville de Paris prévoit de devenir une ville neutre en carbone », etc. Même le célèbre mensuel féminin Grazia nous proposait ses 5 conseils pour réduire son empreinte carbone.

Ainsi, que ce soit au niveau des individus, des entreprises, des localités voire des pays, l’empreinte carbone est un sujet qui nous concerne tous.

Il n’est pas rare d’entendre autour de soi « Pourquoi s’embêter à changer ses habitudes ? Cela ne changera rien de toute façon ». Cela est évidemment FAUX et on vous explique tout de suite pourquoi et comment agir sur votre empreinte carbone !

Pourquoi se préoccuper de l’empreinte carbone ? 

Selon le Global Footprint Network, l’« empreinte carbone » est la quantité de carbone (généralement en tonnes) émise par une activité, une personne, un groupe ou une organisation, de par sa consommation en énergie et en matières premières.

Cette quantité de carbone, aussi appelée émission de CO2, est relâchée dans l’atmosphère et va contribuer à l’effet de gaz à effet de serre et donc notre fameux réchauffement climatique ! En effet, dans l’idéal, une émission de Co2 est absorbée par la nature environnante à savoir les plantes, la forêt…

Seulement, depuis l’ère industrielle, l’activité humaine libère de plus en plus grandes quantités de CO2 avec notamment l’utilisation des énergies fossiles(charbon, pétrole et gaz) tout en détruisant son écosystème avec la déforestation et l’élevage intensif.

Ce déséquilibre dans l’atmosphère a de nombreuses conséquences que nous connaissons tous comme l’augmentation des températures, qui entraine l’apparition de catastrophes naturelles (séisme, éruption, tsunami, inondation, tempête, cyclone et autres joyeusetés) et rend obligatoire l’achat d’un ventilateur.

Outre le fait que nous n’avons pas tous les moyens d’investir dans une climatisation, il est devenu urgent pour l’environnement de réussir à contenir ce réchauffement en dessous de 2°C.

Pour cela, les émissions de CO2  émises par l’homme doivent tomber à zéro d’ici à 2050 pour un réchauffement global limité à 1,5 °C, ou d’ici à 2075 pour un réchauffement limité à °C. C’est en se basant sur cette théorie que l’Accord de Paris fut le premier accord international à utiliser la notion de neutralité carbone à l’échelle mondiale en 2015.

L’objectif des pays signataires de l’Accord de Paris est d’atteindre ce que l’on appelle « le principe de neutralité carbone » qui consiste à compenser 100 % des émissions de carbone (CO2) d’une organisation, d’une entreprise, d’une administration, d’une institution et même d’un pays. Des mesures ont donc été prises au niveau des villes pour réduire leur impact mais, c’est au niveau de chaque individu, qu’il faut également agir.

La première étape est donc tout d’abord de calculer son empreinte carbone

Calculer son empreinte carbone

Également appelé «bilan carbone » ou « calcul de l’empreinte écologique », le calcul de son empreinte carbone prend en compte l’ensemble du CO2 émises par les différentes activités telles que la consommation d’énergie, les déplacements et voyages, etc.

En 2017, on estimait qu’un ménage français moyen produisait en moyenne 10,7 tonnes de CO2 chaque année.  En effet, quand vous utilisez votre voiture, partez en vacances en avion ou si vous mangez de la viande régulièrement et consommez beaucoup d’énergie, vos émissions de CO2 sont importantes.

Il existe plusieurs outils en ligne vous permettant de faire le calcul comme celui de Carbon Foot Print. Faites le test et obtenez votre score que vous pourrez comparer à la moyenne nationale et mondiale !

Pour ma part, j’ai explosé les plafonds alors que je ne mange pas ou peu de viande, n’ai pas de voiture et utilise principalement les transports en commun quand je ne peux pas me déplacer à pied tout en ayant une consommation modérée. Enfin c’est ce que je pensais !
 
Il semblerait que mes voyages (en Grèce et en Australie pour cette année) ainsi que ma frénésie du shopping ne soient pas compatibles avec mes convictions…
 
Alors maintenant que l’on a repéré le problème, quelles solutions s’offrent à nous ?
 

Diminuer l’impact de son empreinte carbone

La première solution pour moi est donc de chercher à réduire mes activités gourmandes en Co2, maintenant que je sais où le bât blesse.

Pour un ménage, cela peut signifier prendre de nouvelles habitudes de consommation telles que :

–  se déplacer « proprement » en privilégiant la marche, le vélo, les transports en commun ou en investissant dans une voiture électrique

réparer plutôt que de remplacer ses appareils électroniques ou autres fournitures

s’alimenter en énergies renouvelables en passant à un fournisseur d’électricité qui fait l’effort de tracer sa consommation avec des énergies renouvelables

– consommer moins de viande et en profiter pour acheter local

– bref consommer moins et mieux !

Malgré toute votre bonne volonté, il est possible que ces efforts ne suffisent toutefois pas ! Une autre solution est donc d’avoir recours au système de « compensation carbone ».

La compensation carbone consiste à réduire ou neutraliser une tonne de carbone dont vous n’êtes pas responsable pour compenser celle émise par votre propre consommation.

Vous pouvez pour cela acheter des crédits carbone servant à financer des projets qui peuvent être de plusieurs ordres, comme des projets d’énergies renouvelables, des plantations d’arbres, ou de réduction d’émissions de gaz à effet de serre ou directement investir dans ces projets en passant par des plateformes dédiées

Ce qui est important à retenir est que cette quantité de carbone peut se trouver à l’autre bout du monde car les gaz à effet de serre ont un impact à l’échelle mondiale !

Ainsi, les émissions de CO2 produite par l’avion de mon vol France-Australie peuvent tout à fait être compensées par la plantation d’une forêt en Amazonie.

Source : www.info-compensation-carbone.com

Et vous de votre côté, quelles sont les actions que vous avez mis en oeuvre pour réduire votre empreinte carbone ? À titre personnel ou bien dans le cadre de votre activité ? Une des premières actions que vous pouvez faire est de partager cet article pour informer un maximum de personne de l’intérêt de se préoccuper de son empreinte carbone ! 😉

Auteur : Charlotte Fayat

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