Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

Elections européennes 2019 et environnement : votre vote compte !

SAVE THE DATE !  En France, les élections européennes de 2019 auront lieu les 25 et 26 mai 2019 afin d’élire les députés représentant la France au Parlement européen.

Avez-vous prévu d’aller voter ? Si oui, savez-vous pour qui et ce que cela implique au niveau environnement ? Si vous avez répondu au moins un « Non » à ces précédentes questions, décryptons ensemble ce que votre vote signifie concrètement ! 

🇪🇺  Pourquoi voter aux élections européennes est important ?

Malheureusement, peu d’entre-nous sont au fait de ce qu’il se passe au niveau européen. Sur les cinq dernières années, plus de 80 hommes et femmes nous ont représentés. Pourtant, nous connaissons rarement leur identité quand il ne s’agit pas de Jean-Luc Mélenchon, Nadine Morano ou Marine Le Pen.

La faute est toutefois partagée. Le manque d’intérêt des français mélangé à une faible médiatisation rend l’affaire complexe. À cela, on peut ajouter le fait que les termes employés et la difficulté d’accès aux listes de votes détaillées n’arrangent rien.

Et pourtant, l’Union européenne joue un rôle déterminant dans bon nombre de décisions impactant l’environnement.

1 – ⚖️ Le rôle du parlement européen

Pour rappel, notre droit de l’environnement est essentiellement d’origine communautaire. Or, le parlement détient un pouvoir de codécision avec le Conseil sur la politique environnementale de l’Union et possède un droit d’initiative législative.

Il peut aussi créer des commissions d’enquête et former des recours devant la Cour de justice.

C’est l’UE, et notamment le parlement européen qui fixe les objectifs à atteindre d’ici 2030 en matière d’énergie renouvelable. Également, c’est l’institution qui s’est engagée d’ici 2030 à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sa consommation d’électricité.

L’UE finance également des projets et initiatives liés à l’environnement et luttant contre le réchauffement climatique. 

Créé en 1992, le programme LIFE a ainsi financé 4500 actions et subventionné des ONG telles que WWF et Climate Action Network Europe. avec un budget de 3,4 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Pour la période 2021-2027, ce budget passera  à 5,4 milliards.

En gros,  l’UE consacre 20% de son budget total à la défense de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique.

 

2 – 🌳 Les décisions qui ont déjà été prises en matière d’environnement

Pour vous donner des exemples concrets, voici les dernières décisions prises par le parlement européen au niveau environnemental :

  • La suppression du plastique a été approuvée par le Parlement. Ainsi  d’ici 2021, plus d’une dizaine d’objet en plastique à usage unique (cotons-tiges, pailles, vaisselle jetable… qui représentent 70% de la pollution de nos océans) disparaîtront. Les fabricants  de certains produits  tels que gobelets en plastique ou cigarettes devront quant à eux payer une partie des coûts de nettoyage et de collecte de déchets .
  • L’UE est chargée de réguler l’utilisation de produits chimiques sur son territoire afin de protéger à la fois l’environnement et la santé humaine. En 2017, c’est le glyphosate qui a beaucoup fait parler de lui. Cet herbicide très controversé est défendu bec et ongles par les lobbys industriels et par la Commission européenne qui est convaincue qu’il ne représente pas de danger. Ils demandent à renouveler son autorisation d’utilisation pour 10 à 15 ans. Grâce à la pression du Parlement européen (dont la  France en tête), la licence du glyphosate a finalement été renouvelée pour 5 ans !
  • À partir de 2021, très utilisée dans les pays du Nord, la pêche électrique sera désormais interdite sans exception.
  • Quatre textes ont été rédigés par le Parlement afin de faire des progrès dans le domaine de l’économie circulaire, à savoir la réduction, le recyclage et la réutilisation des déchets.
  • Concernant les nouvelles normes antipollution dans le secteur automobile, un compromis a été négocié par le Parlement. L’objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures pour 2020 était initialement proposé à 30%.  Les ONG écolos se sont battues pour un montant entre 50 à 70% quand, de son côté, le Parlement proposait le chiffre de 40% pour tenter de mettre tout le monde d’accord. L’objectif voté a finalement été de 37,5%.

votez aux elections europeennes 2019

💪 À votre tour d’agir !

Le 25 et 26 mai, vous aurez à choisir parmi les 34 listes comportant chacune 79 noms (principalement de candidats et candidates français).

Le 26 mai au soir, une fois les résultats obtenus, toutes les listes ayant récolté moins de 5 % des votes seront éliminées. Les listes restantes se partageront alors les 74 sièges français au Parlement européen proportionnellement au nombre de votes recueillis.

Sur ces 34 listes, environ une quinzaine sont régulièrement citées dans les sondages.

Voici un (très) rapide résumé de leurs promesses en matière d’écologie

  • la République en marche : la transition écologie figure en haut de la liste du programme avec un investissement d’au moins 1 000 milliards d’euros d’ici 2024 pour développer les énergies et les transports propres, rénover les logements et accompagner la reconversion des travailleurs des secteurs en transition.
  • les Républicains : Le parti parle d’instaurer une « barrière écologique' » avec la mise en œuvre de droits de douane antipollution sur les produits importés de pays qui ne respectent pas les normes environnementales ou sociales.
  • la France Insoumise : proposée lors de la dernière campagne présidentielle, la  » règle verte au niveau européen » servirait à interdire de « prélever davantage à l’écosystème que ce qu’il est capable de supporter » est reprise. D’autres idées sont listées telles que la hausse des objectifs de réduction des émissions de CO2, l’interdiction des perturbateurs endocriniens,  l’adoption d’une charte européenne des droits des animaux et d’un plan de sauvegarde pour la biodiversité en Europe, l’élaboration d’un plan européen de sortie concertée du charbon et du nucléaire, la sortie des OGM, des pesticides et la mise en place d’une taxe carbone aux frontières.
  • Europe Écologie-Les Verts : leur ambition est d’adopter un traité environnemental et de promouvoir le protectionnisme vert pour faire de l’écologie « la priorité de l’Europe ». Pour cela, plusieurs mesures sont prévues telles que l’instauration d’une justice environnementale, la création d’un « vaste patrimoine écologique terrestre et marin » et la fin de tous les produits toxiques (pesticides ou perturbateurs endocriniens).
  • PS et Place publique : la mise en place d’un pacte « finance-climat-biodiversité » permettant de financer « un plan de rénovation des logements et des bâtiments publics et privés », d’accélérer « le déploiement d’énergies renouvelables » ou de développer « l’agro-écologie ». Leur proposition comprend également une taxe sur le kérosène sur tous les vols internes en Europe et une demande de  réexamination du sujet du glyphosate afin « de défendre son interdiction à l’échelle européenne ».
  • Génération S. : la création d’une Cour européenne de l’environnement. L’objectif sera d’interdire les polluants et autres perturbateurs endocriniens ainsi que d’interdire l’utilisation du gaz de schiste et du pétrole de schiste en Europe.
  • Debout la France : faire des progrès dans le domaine des énergies renouvelables en investissant dans la recherche et création de panneaux solaires à haut rendement énergétique par exemple. Le glyphosate devra également être remplacé par un substitut moins polluant.
  • le Parti Communiste : parle d’instaurer un service public de la rénovation énergétique ou encore d’élaborer une « stratégie industrielle écologiquement soutenable ».
  • l’UDI : créer un Livret E « pour financer des grands projets environnementaux et d’avenir en Europe », en finir avec le plastique, devenir le leader mondial des transports à hydrogène et financer la recherche de produits de substitution au glyphosate et au cuivre…
  • les Patriotes : prône le « Frexit » afin de ne plus subir l’influence des lobbies.
  • la Lutte ouvrière : ne propose pas de mesures concrètes mais s’exprime sur l’urgence d’enlever aux groupes privés la direction de l’industrie et des transports affin d’organiser l’économie de façon « rationnelle, planifiée ».
  • l’UPR : parle d’une « politique ambitieuse de souveraineté alimentaire au niveau national fondée sur les méthodes modernes d’agriculture biologique et familiale » et propose également de développer la permaculture à grande échelle.
  •  L’Alliance jaune : propose de reconnaître les ressources naturelles comme des entités morales.
  • le Rassemblement national : peu de mesures mises en avant si ce n’est la promotion du « localisme » qui consisterait à détaxer les circuits courts et à surtaxer les « importations mondialisées anti-écologiques ».

Maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire… 🙌 Rendez-vous le 26 mai pour les résultats !

Photo by Heather Mount & Waldemar Brandt

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42% du réchauffement climatique est dû à l’électricité

42% du réchauffement climatique est dû à l’électricité

Selon l’Agence Internationale de l’Energie, 42% des émissions de CO2 liées à l’activité humaine dans le monde sont engendrées par la production d’électricité. C’est donc, DE LOIN, le premier problème à régler avant de devenir végétarien ou d’investir dans une voiture électrique. Selon la même source il s’avère que cette part est sensiblement la même lorsque l’étude s’intéresse à l’Europe. Nous sommes donc tous impliqués.

répartition GES

Source : https://www.iea.org/statistics/co2emissions/

 

Si la production d’électricité émet autant de CO2c’est parce que nous utilisons essentiellement en Europe des énergies fossiles pour la produire (charbon, gaz, fioul).

NET ELECTRICITY GENERATION

Source : https://ec.europa.eu/eurostat?

Afin de régler le problème de la production d’électricité en Europe, il n’y a pas de secret : il faut que notre consommation fasse changer les choses rapidement !

En tant que consommateur, notre priorité doit être de consommer de l’électricité d’origine renouvelable. Et ce, bien avant de modifier nos habitudes de consommation en terme de transport, d’alimentation, d’habillement, etc.

 

Une idée reçue tenace : Avec le nucléaire, la France n’émet pas de CO2.

C’est un argument qui ressort souvent en effet : En France, notre électricité provient principalement du nucléaire et n’émet donc pas de CO2. Nous ne sommes donc pas concernés ? Pourquoi un consommateur d’électricité doit se considérer européen et non pas strasbourgeois, alsacien, français ou citoyen du monde ?

L’électricité n’a pas de frontière physique mais des frontières politiques.

Il est important de considérer qu’un consommateur d’électricité européen utilise les mêmes sources énergétiques, peu importe le pays d’Europe où il se trouve. En appuyant sur un interrupteur, c’est l’ensemble des centrales européennes que nous sollicitons. C’est cohérent d’un point de vue physique et surtout, c’est à cette échelle que nous pouvons agir !

L’électricité se déplace à 200000 km par seconde. Si nous avons l’impression que l’électricité arrive de manière instantanée, c’est que le signal électrique a une vitesse proche de la vitesse de la lumière lorsqu’il se déplace dans le cuivre. Si un câble électrique faisait le tour de la terre en ligne droite, l’électricité pourrait en faire 5 fois le tour en une seconde !

Ainsi, n’importe quelle centrale électrique est susceptible de répondre instantanément à notre besoin d’électricité à partir du moment où elle est connectée à notre réseau électrique. Hors ce réseau est EU-RO-PEEN !

carte-du-réseau-électrique-européenCliquez-ici pour accéder à la carte interactive en plein écran.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les pays européens ont coopéré intensément afin d’obtenir un réseau électrique dense traversant les frontières. Il n’est pas rare d’entendre parler de « plaque de cuivre européenne » pour illustrer le fait que l’électricité circule facilement entre les pays européens. De nombreux travaux sont d’ailleurs encore réalisés pour connecter davantage les pays. Rien qu’en France, il y a 50 interconnexions avec nos pays voisins et quatre nouvelles interconnexions haute tension seront mises en service prochainement : « IFA 2 » et « Eleclink » avec le Royaume-Uni, « Savoie-Piémont » avec l’Italie et « Golfe de Gascogne » avec l’Espagne.

Par ce biais, en allumant notre ampoule, il est possible de recevoir de l’électricité émanant d’une centrale du Danemark ou de Pologne, au même titre qu’une centrale française. Alors non, on ne consomme pas que du nucléaire en France ! Nous sommes également responsables du charbon brûlé au Danemark, en Pologne ou en Allemagne, et du gaz brûlé aux Pays-Bas ou encore au Royaume-Uni. Nos prises électriques font parties d’une globalité européenne.

En tant que consommateur en France, il est sensé de considérer que 42% de nos émissions de COsont dues à notre consommation d’électricité, soit directement pour nous chauffer ou nous éclairer, soit lorsque nous utilisons un service ou un produit ayant impliqué des entreprises ou des administration européennes.

Tous les consommateurs européens d’électricité doivent agir ! Les particuliers, les entreprises, les administrations doivent toutes demander à ce que leur électricité soit d’origine renouvelable partout en Europe.

Auteur : Ivan Debay

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Sélection de films et documentaires écolos

Sélection de films et documentaires écolos

Les nombreux sujets liés à l’écologie sont généralement des thèmes que l’on n’aborde que trop peu, voire pas du tout sur les bancs de l’école. Par la suite, des bribes d’information surgissent dans l’actualité quotidienne mais plutôt sur un ton de fin du monde. Heureusement, de plus en plus de ressources en ligne sont désormais disponibles, avec pour objectif d’éveiller les consciences ! Si vous ne savez pas par où commencer, l’équipe QuiEstVert vous a concocté sa sélection des reportages / documentaires / films qui l’a marquée… 

La sélection de l’équipe

1 – Demain

Il fait partie des rares documentaires à avoir eu autant d’écho auprès du grand public ! Sorti en 2015, ce documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent a été distribué dans 27 pays et a même remporté le César 2016 du meilleur documentaire.

Si vous ne faites pas partie des 1 million de spectateurs en France à l’avoir visionné, il est encore temps de vous rattraper ! Son succès repose avant tout sur son esprit « feel good ». L’équipe de réalisateurs français a en effet parcouru dix pays à la recherche de solutions et d’initiatives positives et concrètes qui fonctionnent. Et ça fait du bien !

2 – Cowspiracy: the sustainability secret

Sorti en 2014, le reportage de Kip Andersen and Keegan Kuhn pousse à réfléchir à sa consommation de viande ! Il explore à la fois l’impact (important) de l’élevage intensif sur l’environnement et la (faible) action d’ONG telles que Greenpeace qui subiraient la pression et l’influence des lobbystes.

Forcément très critiqué et controversé, ce reportage est un vrai coup de massue : il suffirait selon lui de moins, voire de ne plus consommer de viande industrielle pour agir concrètement au niveau écologie. À visionner avec votre meilleur ami carnivore.

3 – Minimalisme

Disponible sur Netflix, ce documentaire suit le parcours du duo américain Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Ils se surnomment eux-même The Minimalist et nous expliquent que le minimalisme a pour but de “reprendre le contrôle de sa propre vie”. Au début de leur aventure, ils décident donc de se débarrasser de tout le superflu et de ne garder que les objets ayant une signification ou leur apportant du bonheur. Bref, une vision à l’opposé du rêve américain et de notre belle société capitaliste.

4 – Faut-il arrêter de manger les animaux ?

Mise en lumière lors du Greenpeace Film Festival, ce reportage est une quête personnelle du journaliste français Benoît Bringer. La naissance de son premier enfant le pousse à s’interroger sur notre manière de nous nourrir. Son enquête s’intéresse autant à l‘impact sur l’environnement qu’au bien-être des êtres qui se retrouvent dans notre assiette. À la manière de Demain, on parcourt avec lui une partie du globe à la rencontre de personnes ayant déjà mise en place un élevage plus respectueux de notre planète et des animaux.

5 – Terra

Autre pépite à retrouver sur Netflix, ce film de Yann Arthus Bertrand a réussi à tirer une larme à Jean-Damien ! Le coup de poing est  visuel, avec une esthétique travaillée, et surtout philosophique. Appelé aussi « essai-documentaire », il nous pousse à nous interroger sur la place de l’humanité et notre relation avec les autres espèces. « Franchement à la fin, tu te demandes ce que tu fais sur terre et à quoi tu sers. »

6 – More Than Honey

Connu aussi sous son titre français « Des abeilles et des hommes », ce reportage de 2012 s’intéresse à ces petits êtres essentiels que sont les abeilles et qui jouent un rôle primordial pour la préservation de la vie sur terre. Son réalisateur Markus Imhoof nous emmène aux quatre coins du monde pour faire le point sur leur situation et ce n’est pas réjouissant. Comme l’avait souligné Einstein, si les abeilles venaient à disparaître, l’homme pourrait disparaître à son tour. Et personnellement on n’a pas vraiment envie de vérifier si c’est vrai.

7 – Chasing Coral

Parmi les plus récents, ce reportage paru en 2017 suit une équipe de plongeurs, scientifiques et photographes s’intéressant à la disparition de récifs coralliens. Comme on peut s’en douter, le lien est rapidement fait avec le réchauffement climatique et les diverses pollutions liées à l’activité humaine. À retrouver sur Netflix également !

8 – Océans

Toujours dans le thème de la vie sous-marine, le documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud nous dévoilait déjà en 2010 ce qu’il se passe dans l’océan. Il nous confronte notamment à tous ces animaux marins subissant directement les dégâts de l’homme : pêche abusive, pollution, réchauffement climatique

9 – L’intelligence des arbres

Ce documentaire de Julia Dordel et Guido Tölke pourrait passer pour une histoire de science-fiction et pourtant… Le sujet n’en est que plus passionnant !  Il se base sur une observation faite par Peter Wohlleben, un forestier allemand, selon qui les arbres communiquent entre-eux. Il déroule en détail cette théorie dans un best seller « La Vie Secrète des Arbres«   vendu à plus d’1 million d’exemplaires. Le comité scientifique de l’Université du « British Columbia » au Canada dont fait partie Suzanne Simard, a d’ailleurs confirmé ces hypothèses. Cette découverte bouleverse totalement notre regard sur les arbres et les forêts.

10 – 2 degrés avant la fin du monde

Proposé par l’équipe de Datagueule, ce reportage de 90 minutes est disponible sur Youtube et devrait vous donner matière à réfléchir. Il s’appuie aussi bien sur des chiffres et faits concrets que des interviews de philosophes, scientifiques ou encore de simples citoyens qui s’expriment sur les changements nécessaires pour sauver notre planète. Il ne s’agit plus simplement d’écologie mais d’un système complet à réinventer.

Pour aller plus loin

Faites votre propre sélection sur le nouveau site ImagoTV ! Mis en ligne en décembre 2018, la plateforme regroupe une sélection de documentaires, d’émissions, de podcasts et de courts métrages écolos et engagés.

Près de 2 000 contenus sont déjà disponibles et catégorisés en 8 thématiques (économie, alternatives, conscience, société, esprit critique, santé, écologie, connaissance). Cette sélection devrait ne faire que s’agrandir et promet aussi de devenir un véritable outil collaboratif où vous pourrez bientôt commenter et noter les meilleurs contenus.

La cerise sur le gâteau : ses créateurs ont conçu leur site de manière à ce qu’il soit le moins gourmand en énergie possible ! 👏🏻

ImagoTV, le netflix écolo et engagé

Bref, tout est fait pour que les films et documentaires engagés soient de plus en plus accessibles. La curiosité reste encore une qualité à développer pour se tenir informés mais les outils suivent peu à peu… !

 Et vous, quels sont les indispensables de votre vidéothèque ? 

Auteur : Charlotte Fayat

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Les jeunes se bougent pour le climat

Les jeunes se bougent pour le climat

Ils sont jeunes et animés par la même ambition : agir pour la planète. Conscients qu’ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes, ils sont bien décidés à changer les choses par leurs propres moyens. Ils ont entre 10 et 30 ans, viennent de pays du monde entier et sont une véritable source d’inspiration, toutes générations confondues ! Voici leurs histoires…

1 – Des inventions pour sauver la planète

Plant for the Planet

plant for the planet

C’est en 2007 que le projet « Plant for the Planet » de Felix Finkbeiner, un jeune allemand de 9 ans, se fait connaître. À la suite d’un exposé sur le réchauffement climatique, il décide de participer à son niveau pour y remédier. Son plan est simple : planter des arbres partout ! Cette idée est rapidement soutenue par le  Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui venait de lancer la « Campagne pour un milliard d’arbres ».

Felix en profite pour organiser des « académies » d’abord en Allemagne puis à l’étranger pour les enfants. Il s’agit de formations gratuites destinées aux jeunes souhaitant agir en faveur du climat. Au programme : sensibilisation aux causes et effets du changement climatique, atelier pour apprendre à planter des arbres, etc. À la fin, ces derniers reçoivent un certificat d »ambassadeurs pour la justice climatique » et sont encouragés à poursuivre cette transmission.

Aujourd’hui, plus de 36 000 enfants ont reçu ce certificat dans 56 pays différents. Dès 2010, l’objectif initial qui était de planter un million d’arbres en Allemagne est atteint et le projet « Plant for the Planet » est désormais une fondation. La prochaine étape est désormais de planter 1000 milliards d’arbres d’ici 2020, ce qui permettrait d’absorber un quart des émissions de CO2 de l’homme.

 

The Ocean Cleanup

En 2013, c’est au tour de Boyan Slat, âgé de 19 ans, de faire parler de lui. Il est à l’origine d’un projet ayant pour ambition de nettoyer près 99,9% des déchets qui encombrent les eaux internationales. Son invention a la particularité de ne pas utiliser de filet, ce qui permettrait de réaliser cette lourde tâche en seulement 5 ans au lieu de 79 000 ans comme le prédisaient certains scientifiques.

Quand on sait que 8 millions de tonnes de plastique viennent polluer les océans chaque année, on prend conscience de l’ampleur de la tâche. Selon le jeune créateur, il s’agit d’ »une des plus grandes opérations de sauvetage environnemental jamais réalisée ». Il a travaillé sur son prototype avec une équipe d’ingénieur et annoncé en 2017 qu’il se lancerait dans les douze prochains mois au lieu de 2020, comme prévu à l’origine.

Aux dernières nouvelles, plusieurs tests on été réalisés proche des côtés néerlandaises grâce à un prototype de 100 mètres de long. Au vue des améliorations apportées, Boyan prévoit de nettoyer 50% des déchets du Pacifique d’ici cinq ans, contre 42% en dix ans comme prévu au départ.

 

2 – Des voix qui cherchent à se faire entendre

Vous avez sûrement entendus parler de L’affaire du siècle, cette action en justice lancée par quatre ONG en décembre 2018 ? L’Etat français est accusé de laxisme en matière de politique environnementale et doit prouver que les mesures prises sont suffisamment importantes pour protéger les citoyens du changement climatique.

Cette initiative continue de faire parler d’elle, et pourtant ce n’est pas la première.

Our Children Trust

C’est un groupe de huit adolescents qui sont parmi les premiers avoir attaquer en justice l’État de Washington pour son inaction et cela s’est passé fin novembre 2015. Selon eux, les mesures prises par l’Etat n’étaient pas suffisantes pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 prévues. Épaulés par la fondation Our Children Trust puis par le gouverneur Jay Insleeils démarrent leur mouvement en lançant une pétition en 2014. D’abord rejetée, leur action a finalement obtenu gain de cause auprès de la juge.

L’ECY – le ministère local de l’écologie pour l’État de Washington – doit alors réfléchir à une nouvelle réglementation plus stricte. Pour l’un des plaignants, âgé de 13 ans, « cette victoire signifie que le ministère de l’écologie doit désormais tenir compte des générations futures, et intégrer la notion de long-terme et de durabilité dans ses décisions ». Dans d’autres états américains, des procès portés par de jeunes sont en cours comme la Caroline du Nord, le Colorado, et le Massachusetts.

Le témoignage de Timoci Naulusala

Timoci Naulusala COP 23

En 2017, Timoci Naulusala, 12 ans, va bouleverser les invités de la conférence climat de l’ONU à Bonn en racontant son histoire. Il habite sur les îles Fidji et explique comment, petit à petit, sa vie a basculé. La raison ? La montée des océans et notamment le passage du cyclone Winston en 2016 qui a détruit sa maison, son école, les source de nourriture, d’eau et d’argent pour sa famille. C’est la voix chargée d’émotion qu’il raconte aux décisionnaires présents : « Ma vie était un chaos. Je me suis demandé : « que se passe-t-il ? Que vais-je faire ?« .

Malheureusement, cette année là, aucune réelle mesure n’est prise.

Pourtant, l’espoir n’est pas vain. L’année d’après, en 2018, tout semble s’enchainer et de nombreuses voix recommencent à s’élever.

Le discours d’un jeune diplômé centralien

Parmi elles, une a fait le tour des réseaux sociaux. Il s’agit de celle de Clément Choisne, jeune ingénieur de l’école Centrale de Nantes, qui a profité de son discours de remise de diplôme pour se faire entendre. Il démarre son plaidoyer en citant Albert Camus : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ». Il est bien conscient que, malgré son parcours au sein d’une des plus grandes écoles, il n’est pas formé pour affronter l’un des plus grands défis de sa génération. Il en profite pour interpeller son directeur d’école et lui expliquer son ressenti quant à sa formation : « Je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse de vie d’un cadre supérieur en rouage essentiel d’un système capitaliste de surconsommation ». Il finit toutefois sur une note positive en citant Margaret Mead, une anthropologue américaine : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés peuvent changer le monde. C’est toujours comme cela que ça s’est passé ».

La salle entière applaudit et la vidéo de son discours est repartagée sur internet. Elle sera vue plus de 60 000 fois sur les réseaux sociaux et obtient plus de 110 000 vues sur sa chaîne Youtube. Quand à Clément, il a pour le moment accepter un poste de professeur et compte bien se lancer plus tard dans la politique.

3 – Agir ensemble

Greta Thunberg mobilise les étudiants

Quelques mois plus tôt, Greta Thunberg démarrait à son tour un mouvement de protestation en Suède. Elle décide de sécher les cours tous les vendredis et se rend devant le Parlement suédois pour alerter sur l’urgence climatique. Devenue virale sur les réseaux sociaux, elle est invitée à la COP24 en Pologne ainsi qu’au Forum de Davos, rendez-vous des plus grands chefs d’État et patrons. Du haut de ses 15 ans, elle n’hésite pas à les prendre à parti : “Les adultes répètent sans cesse qu’ils ont une dette envers les jeunes, qu’il faut leur donner de l’espoir. Mais je ne veux pas de votre espoir. (…) Je veux que vous paniquiez. (…) Et je veux que vous agissiez”.

Elle en profite pour lancer un appel à la mobilisation des jeunes du monde entier le 15 mars 2019. Des milliers d’élèves décident de suivre son exemple et descendant alors dans les rues de Suède, de Belgique mais aussi en Australie, à Berlin, aux Pays-Bas et en Suisse !

Malgré un démarrage plus lent, la France n’est pas en reste.

La jeunesse française rejoint le mouvement

Plus de 24 000 élèves des grandes écoles se sont engagés à leur tour en signant le « Manifeste pour un réveil écologique ». La plupart sont de futurs ingénieurs, de futurs avocats ou encore des financiers qui refusent de travailler, à leur sortie d’école, pour des entreprises qui ne respectent pas la planète.

Sur les réseaux sociaux, un autre mouvement original fait partie de lui. Du 15 novembre au 15 décembre 2018, 60 youtubeurs s’engagent dans la campagne « On est prêt ». Il s’agit de relever des défis quotidiens pendant 30 jours en mettant en place des solutions telles que sauver l’énergie, se tourner vers le zéro déchet, économiser l’électricité, manger plus de végétal, etc.  Les participants étaient également encouragés à interpeller les politiques au niveau local directement via un outil mis à disposition sur le site du mouvement.

Ces différentes inventions, campagnes ou mouvement lancés ne sont désormais plus des actes isolés. Il ne s’agit plus de s’attendrir devant l’action d’une jeune personnalité mais bien d’agir aux côtés des milliers, voire des millions de jeunes prêts à se bouger pour la planète !

Auteur : Charlotte Fayat
Crédit photo : RTBF.be

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Quel est l’impact environnemental des énergies renouvelables ?

Quel est l’impact environnemental des énergies renouvelables ?

La production d’électricité est responsable de 42% des émissions de CO2 liées à l’activité humaine dans le monde. Heureusement, les énergies renouvelables, ou énergies vertes, ont connu un véritable essor depuis les années 2000. Ces nouvelles filières de production d’énergie devraient à l’avenir représenter une plus grande partie de notre mix électrique.

Mesurer l’impact carbone des énergies renouvelables

Il est donc primordial de se pencher sur l’empreinte carbone de chacune d’entre-elles afin de faire un choix qui, on l’espère, limitera les effets sur l’environnement. Il existe pour cela des outils et des indicateurs tels que l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) et le temps de retour carbone.

 

1 –  L’Analyse de Cycle de Vie

Pour quantifier l’impact environnemental des énergies, il faut s’intéresser au taux d’émission de CO2lors de la production d’électricité dans les centrales, mais également lors de la construction et du démantèlement de celles-ci. L’analyse du cycle de vie (ACV) s’intéresse aux impacts environnementaux d’un produit ou d’un service sur l’ensemble de son cycle de vie – de l’extraction et du traitement des matières premières, des processus de fabrication, du transport et de la distribution, de l’utilisation et de la réutilisation du produit fini et, finalement, du recyclage et de la gestion des déchets en fin de vie.

Voici un exemple avec un parc d’éoliennes :

cycle de vie d'un parc éolien

En savoir plus : l’ADEME a réalisé en 2016 une étude sur les « Impacts environnementaux de l’éolien français. »

Cette méthode permet de qualifier et de quantifier les impacts directs et indirects causés par la production d’énergie selon différents indicateurs tels que :

  • le potentiel de réchauffement climatique,
  • la toxicité humaine,
  • l’acidification,
  • la consommation d’énergie primaire,
  • l’épuisement,
  • les pénuries prévisibles des ressources minérales et fossiles.

 

2 – Comparaison des filières des énergies renouvelables et non-renouvelables

De nombreuses études et rapports ont été publiés en utilisant ces méthodes d’analyse, comparant à la fois l’impact de l’énergie renouvelable vs non-renouvelable mais aussi les différences d’impact au sein même des énergies renouvelables.

Petit tour d’horizon des comparaisons effectuées :

L’électricité fossile

Contrairement aux énergies vertes ou au nucléaire, l’électricité produite à partir de d’énergies fossiles type charbon ou fioul génère des émissions de gaz à effet de serre. L’ACV de l’énergie au charbon affiche un bilan carbone à 1060 gCO2eq/kWh ce qui équivaut à émettre 150 fois plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère que l’électricité éolienne, et 19 fois plus que l’électricité produite par le photovoltaïque.

L’électricité éolienne

La production d’électricité issue de la filière éolienne est l’une des plus « vertes » du mix électrique. En effet, elle n’émet pas de CO2 directement. Il est toutefois important de prendre en compte le bilan carbone de son cycle de vie qui s’élève à 12,7g CO2eq/kWh. Ce taux varie évidemment en fonction de la localisation du parc éolien et de la technologie utilisée –on ou offshore.

Le photovoltaïque

Autant plébiscité que l’éolien, le photovoltaïque n’est toutefois pas le moins impactant avec un taux d’émission s’élevant à 55g CO2eq/kWh. Plusieurs raisons à cela : l’occupation des sols ou l’utilisation de matériaux rares dont l’extraction consomme une énergie souvent très carbonée ainsi que des processus de fabrication complexes.

L’électricité hydraulique

Tout comme l’éolien, plusieurs facteurs peuvent faire varier le taux d’émission de l’énergie hydraulique tels que la puissance installée, des infrastructures nécessaires à la production, ou encore des variations climatiques. Néanmoins l’électricité d’origine hydraulique est connue pour produire peu d’émission : en moyenne 6g de CO2eq sont émis dans l’atmosphère pour produire 1 kWh.

Le nucléaire

Comme l’énergie éolienne et l’énergie photovoltaïque, une centrale nucléaire n’émet pas de CO2 en production. L’analyse de son cycle de vie, de l’extraction de la matière première au stockage des déchets, démontre un bilan carbone de 6g CO2eq/kWh ce qui peut sembler avantageux. Toutefois, il n’en reste pas moins producteur de déchets nucléaires, difficiles à recycler et dangereux.

cycle de vie par énergie

 

3 – Le Temps de Retour Carbone

Un indicateur souvent utilisé pour apprécier la performance carbone d’un outil de production d’énergie est le Temps de Retour Carbone (TRC). Le TRC répond à la question suivante : combien de temps de production d’électricité faut-il pour amortir les émissions de gaz à effet de serre rejetées durant son cycle de vie ?

Les sources d’énergie, renouvelables ou non sont mises en commun dans le réseau électrique dans lequel nous puisons. Puisque la production d’électricité par un site renouvelable ne dégage pas de gaz à effet de serre (GES), on peut en conclure que plus il y en a d’injectée dans le réseau plus l’empreinte moyenne en GES d’un kWh baisse.

Cette “économie” de GES permettra aussi de compenser les émissions liées à son cycle de vie. En fonction de la précision de calcul que l’on souhaite obtenir, on peut considérer différentes étapes du cycle de vie : la construction, le transport, l’installation, la maintenance, le recyclage, le démantèlement de l’installation, etc.

Plus l’indice de Temps Retour Carbone est faible, plus l’installation est efficace quand il s’agit d’amoindrir son empreinte sur l’environnement.

En effet, lorsqu’un site de production d’énergies renouvelable fonctionne, il produit de l’électricité sans émettre  de gaz à effet de serre. Il est donc possible en principe, de réduire le fonctionnement de centrales électriques qui elles émettent généralement des GES. Ainsi, le fonctionnement de l’installation renouvelable permet de compenser l’émission des GES liées aux centrales électriques polluantes et celle liées aux émissions liées au cycle de vie de l’installation. Une fois le TRC atteint, l’installation contribue à améliorer l’empreinte carbone du réseau.

Plus le réseau local d’électricité a un fort indice d’émission de GES, plus l’installation permet d’éviter d’importantes émissions de GES et plus le temps de retour de l’installation sera raccourci. On peut dire que le temps de retour carbone dépend donc largement de la teneur en carbone de l’électricité proposé localement sur le réseau.

Il existe de multiples méthodes pour calculer ces temps de retour carbone (par l’énergie grise, par le facteur d’émission…), Suivant la méthode utilisée, les résultats peuvent varier du simple au double. L’important est de retenir que ce Temps de Retour Carbone dépend entre autres du lieu et du processus de fabrication et sensiblement du mix énergétique du lieu d’utilisation.

Vous pouvez observer ci-dessous un graphique représentant l’empreinte carbone cumulée d’un panneau photovoltaïque tout au long de son cycle de vie (ici 30 ans). Le temps de retour carbone (TRC) est le temps pour lequel l’empreinte carbone de l’installation est devenue nulle. A titre d’exemple, un panneau photovoltaïque (facteur d’émission CO2 moyenné) et implanté en France aura un temps de retour carbone de 15 ans.

temps de retour carbone d'un panneau photovoltaïque

Attention ! Pour plus de visibilité dans ce graphique, le TRC ne prend pas en compte la compensation des émissions de CO2, causées par le démantèlement de l’installation. Si l’on prenait en compte le cycle de vie complet de l’installation, le TRC aurait été plus long, à hauteur des émissions de CO2 rejetées lors du démantèlement et du recyclage.

Par analogie, on peut parler également de temps de retour énergétique, qui est le temps de production nécessaire pour que l’installation produise autant d’énergie qu’il en a fallu pour la créer, l’installer et la recycler. Néanmoins, cet indicateur ne prend pas en compte la teneur en carbone de l’électricité avec laquelle l’installation a été fabriquée et recyclé.

Pour pousser la réflexion plus loin, le site de l’ADEME propose plusieurs études par secteur d’énergie. Vous savez désormais qu’il est faux de penser que les énergies renouvelables n’ont pas d’impact sur l’environnement mais également qu’il faut savoir regarder à long terme afin de déterminer quelle est la meilleure solution pour notre futur. Et vous, vers quelle énergie allez-vous vous tourner ?

Auteur : Charlotte Fayat

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